‹ Littérature orale de la Haute-BretagneChapitre 66 sur 99 · IV. — LA CHIEUVE DE TRÉMAUDAN · texte numérisé non relu

IV. — LA CHIEUVE DE TRÉMAUDAN

O vous tous qu'ez des chieuves, S'ous m'créyez, gardez-les ;

Car si le leu arrive,

O s*ront bentôt mangées.

Car Malau là (pis)

En avait eune vieille naïre,

Qui jour et net (bis)

Ne beugeait de dommaîge.

Un jou* qu'enter les aut'es, Oir 'tait dans du froment, Compère Quette Grise La salue galamment,

En li disant : (bis)

Commère la biquette.

Vous faite' ici (bis)

Bien de la mignonnette !

Il la print par la barbe, L'entraînit dans un bois ; C'était, la pauvre chieuve, La conduire aux abois.

Puisqu'il faut que je meure, J'veux faire mon testament ; A tous les chiens de Bertangne, Es petits comme es grands.

Principalement (bis')

A s'ti de la Gueutrie,

Qui tant de fais (bis)

M'avait sauvé la vie.

La chieuve dont je vous parle Avait de biaux parents ; OU' 'tait cousine germaine ^ Au bouc de Trémàudan ;

Le vieux biqueton (pis)

Était son d'funt grand'père ;

La chieuve Margot (bis)

Était sa d'funte grand' mère.

(CollinéeJ)

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