‹ Littérature orale de la Haute-BretagneChapitre 85 sur 99 · Il est sur les berchets (tréteaux). (M.) — Il est mort · texte numérisé non relu

Il est sur les berchets (tréteaux). (M.) — Il est mort

51. Il est tenant (beaucoup) eu terrous (propriétaire foncier). (M.)

Cf. Lespy, prov^ xxviii (Béarn).

52. Il est de la race des pouées (poux) qui ne kervent (crèvent) que quand on les tue. (S.-C.)

53. Il est, à la mode qu'on, dit , entré par la route et sorti par les clos. (E.) — Il s'est ruiné.

54. Il est comme not' recteur, qui s'en va de tab'e quand il est saû (rassasié). (M.)

5 5 . Il est comme un sourd (salamandre) : i' n' démord pas. (M.)

$6. Il est sorcier Comme une vache qui bouze un genêt. (E.)

57. Il est comme les anguilles du Mené qui crient avant qu'on les écorche. (P.)

C'est un proverbe dont j'ignore Torigine, et ^ui

semble calqué sur un dicton bien connu, qui attribue aux anguilles de Melun la même sensibilité. M. Fourtier, dans ses curieux Dictons de Seine-et-Marne, p. 48, conte, au sujet de l'origine de ce proverbe, l'histoire suivante :

a Le 25 août 1480, « jour de la feste du très-doulx a et redoublé Louis onziesme, » un mystère intitulé : la Dolente mort de Monsieur saint Barthélémy, était re-> présenté à Melun sur la place du Martroy, en présence d'un populaire immense. Les scènes se déroulaient pour la plus grande édification de tous, quand un nommé l'Anguille, qui remplissait le rôle de saint Barthélémy, pris de frayeur à la vue du bourreau qui s'avançait sur lui les mains armées de tenailles énormes, rassembla ce qui lui restait de forces pour s'écrier : « Grâce 1 grâce I monsieur le bourrel. — Eh 1 l'An- « guille ci-ie avant qu'on ne l'escorche, » proférèrent les assistants au milieu d'un tonnerre d'applaudissements. C'en était fait et de l'Anguille et du mystère : un nonveau proverbe était créé. »

58. r li a fait des crêpes o sa farine. (M.) — Il lui a fait une politesse avec son bien.

$9. r met tout en avalouère et ren en surdos- (Ploubalay.) — Image empruntée au harnachement des chevaux : il met tout à manger, rien à s'habiller.

La réplique existe :

60. r met tout en sjurdos et ren en avalouère. — Il dépense tout à s'habiller et rien à manger.

61. r m'avait promis de la filasse ; i' ne m'a donné que du reparon (déchet de chanvre). (M.)

62. r ne l'a pas fait pour des blbsses (prunes sauvages). (M.) — Il Ta fait avec l'espoir d'en tirer parti.

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