PARIS
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AMKT-PROPOS
ans ces derniers temps, fèhiàe de la Littéral ture populaire, autrement dit du Polk^Lore, a fait des progrès tris sensibles. On s^est mis à V œuvre sur beaucoup de points à la fois, et les chercheurs ont pu recueiUir quantité de documents précieux dont on avait à peine soupçonné l'existence. Les travaux français de MM, Lu^d, E. Rolland, Cùsquin, Bladi, Séhillot, Cinac^Moncaut, sont venus computer ceux du mime genre entrepris en Angleterre, en Allemagne, en Italie, en Espagne, par Campbell, Kennedy, Ralston, Grimm, KoMer^ Gubematis, Pitre, Maspons, etc., etc. Mais ces recherches ne
n AVANT-PROPOS
font encore que commencer surtout pour la France où quelques provinces seules ont été explorées : la Bretagne, le Béarn, V Anjou, la Lorraine, etc., tandis que la Normandie, la Picardie, V Auvergne, la Corse ne Vont été qt^inddemment dans quelque feuille ou quelque almanach local, grâce à la fantaisie d'un touriste plus romancier qu'historien fidèle,
Oest dans le but de sauver la littérature orale de Voubli que la collection des « Littératures populaires de toutes les nations » a été entreprise.
Après les recueils de MM. Maspero, Lu:(el, Bladè, Paul Sibillot, qui viennent d*étre puhliés, on trouvera dans ce volume une collection de Légendes, de Contes et de Chansons populaires, recueillis dans V ancienne province de Picardie (Somme, parties de V Aisne, de VOise et du Pas-de-Calais).
La Littérature populaire de la Picardie^ si Von en eoccepte cinq ou six contes publiés dans les Almanachs d'Amiens ou d'Abbeville, et quelques autres que fai donnés dans la Mélusine^ 2a Romania, etc, n'avait pas encore fait Vobjet de recherches spéciales. Ce n'est pas que cette province ne fût, sous ce rapport, aussi riche que les autres ; si Von ^en rapporte à ce qui existe encore de Contes, de Légendes, de Cîjansons populaires, on peut affirmer