‹ Littérature & philosophie mèléesChapitre 1 sur 26 · FRAGMENT D'HISTOIRE · texte numérisé non relu

FRAGMENT D'HISTOIRE

Ce ne serait pas, à notre avis, un tahlenn sans grandeur et sans nouYcaulé, que celai où Ton essayerait de déf onler sons nos yeux Thistoire entière de la cmlisatk». On poorrah la montrer se prc^pageaikt par degrés de siècle en siècle sur le globe , et envaldssant tonr à tour toutes les parties du monde. On la verrait poindre en Asie dans cette Inde centrale et mystérieuse où la tradition des penples a placé le paradis terrestre. Comme le jour, la civilisation a son aurore en Orient. Pen à peu, elle s'éveille et s'étend dans son vieux berceau asiatique. D'un bras, elle dépose d«ns un coin du monde la Chine, avec les hiéroglyphes, l'artillerie et l'imprimerie, comme une première ébauche de ses œuvres futures, comme un immuable échantillon de ce qu'elle fera un jour. De l'autre, elle jette à TOccident ces grands empires d'Assyrie, de Perse, de Chaldée, ces villes prodigieuses, Babylone, Suse, Persépolis, métropoles de la terre, qui n'a pas même gardé leur trace. Alors, tandis qne tout le reste da globe est submergé sons de profonde ténèbres, resplendit 4lans tout son éclat cette haute civilisalioQ théocratique de rOrient, dont on en-

trevoit à peine, à travers tant de siècles, quelques rayons éblouissants, quelques gigantesques vestiges, et qui nous parait fabuleuse, tant elle est lointaine, vague et confuse ! Cependant la civilisation marche et se développe toujours. L'intérieur des terres ne lui sufût plus, elle colonise le bord des mers. Aux populations de laboureurs et de bergers succèdent des races de pécheurs et de commerçants. De là, les Phéniciens, les Phrygiens, Sidon, Troie, Sarepta, et Tyr qui bat les mers, comme dit r Écriture, avec les ailes de mille vaisseaux. Enfin, prête à déborder l'Asie, elle fonde sur la limite de l'Afrique cette énigmatique Egypte, ce peuple de prêtres et de marcliands, de laboureurs et de matelots, qui est en quelque sorte la transition de la civilisation asiatique à la civilisation africaine , des empires théocratiques aux républiques commerçantes, de Babylone à Carthage.

Sur rÉgypte, en effet, s*appuient les trois civilisations successives d'Asie, d'Afrique et d'Europe. L'Egypte est la clef de voûte de l'ancien continent.

Ici la civilisation se bifurque, pour ainsi parler. Elle prend deux routes, l'une au nord, l'autre au couchant; et tandis que l'Egypte crée la Grèce en Europe, Sidon apporte Carthage en Afrique. Alors la scène change. L'Asie s'éteint. C'est le tour de l'Afrique. Les Carthaginois complète l'œuvre des Phéniciens, leurs pères. Pendant que derrière eux s'élèvent, comme les arcs-boutants de leur empire, ces royaumes de Nubie, d'Abyssinie, de Nigritie, d'Ethiopie, de Numidie ; pendant que se peuple et se féconde cette terre de feu qui doit porter les Juba et les Jugurtha, Carthage s'empare des mers et

court les aventures. Elle débarque en Sicile, en Corse, en Sardaigne Puis la Méditerranée ne lui suffit plus. Ses innombrables vaisseaux franchissent les colonnes d'Hercule, où plus tard la timide navigation des Grecs et des Romains croira voir les bornes du monde. Bientôt les colonies carthaginoises , risquées sur l'Océan , dépassent la péninsule hispanique. Elles montent hardiment vers le nord, et tout en côtoyant la rive occidentale de l'Europe, apportent le dialecte phénicien, d'abord en Biscaye, où on le retrouve colorant de mots étranges Tancienne langue ibérique, puis en Irlande, au pays de Galles, en Armorique, où il subsiste encore aujourd'hui, mêlé au celte primitif. Elles enseignent à ces sauvages peu[)lades quelque chose de leurs arts, de leur commerce, de leur religion ; le culte monstrueux du Saturne carthaginois qui devient le Teutatès celte ; les sacrifices humains; et jusqu'au mode de ces sacrifices, les victimes brûlées vives dans des cages d'osier à forme humaine. Ainsi Carthage donne aux Celtes ce qu elle a de la théocratie asiatique, dénaturé par sa féroce civilisation. Les druides sont des mages j seulement ils ont passé par l'Afrique. Tout, chez ces peuples, se ressent de leur contact avec TOrient. Leurs monuments bruts prennent quelque chose d'égyptien. De grossiers hiéroglyphes, les caractères runiques, commencent à en marquer la face que jusque-là le fer n'avait pas touchée ; et il n'est pas prouvé que ce ne soit point la puissante navigation carthaginoise qui ait déposé sur la grève armoricaine cet autre hiéroglyphe monumental, Karnac» livre colossal et étemel dont les siècles ont perdu le sens et dont chaque lettre est un obélisque de granit. Comme Thèbes, la Bretagne a son palais de Karnac.

L'audace punique ne s'est peut-être pas arrêtée là. Qui sait jusqu'où est ailée Carthage? M'e$t-il pas étrange qu'après tant de siècles on ait retrouvé vivant en Amérique le culte du soleil, le Bélus assyrien, le Mithra persan? N'est-il pas étoonafit qu'on y ait retrouTé des vestales (les filles du soleil), débris du sacerdoce asiatique et africain, emprunté aussi par Rome à Carthage? N'est-â pas merveilleux enfin que ces ruines du Pérou et du Mexique, magnifiques témoins d'une ancienne civilisation éteinte, ressemblent si fort par leur caractère et par leurs ornements aux monuments S3rriaques, par leur forme et par leurs hiéroglyphes à l'architecture égyptienne?...

Quoi qu'il en soit, le cok>sse carthaginois, maître des mers, héritier de la civilisation d'Asie, d'un bras s'ap puyant sur l'Egypte, de l'autre environnant déjà l'Europe, est un moment le centre des nations , le pivot do gl4ikbe. L'Afrique domine le monde.

Cependant la civilisation a déposé son germe en &rèce *. Il y a pris racine, il s'y est développé, et du premier jet a produit un peuple capable de le défendre contre les irruptions de l'Asie, contre les revendicaftions hauitaines de cette vieille mère des nations. Mais si ce peuple a su défendre le feu sacré, il ne saurait

4. Ceci D^est qa'un premier chapitre. L^auteur n*a pu y indiquer et y classer que les faits les plus généraux et les plus sommaires. Il n'a point négligé ponr cela d'antres faits, qui, pour être du second ordre, n'en ont pas moinfi une kaute valeiur. On verra dans la suite dn lûnne dont ceci est un fragment, si jamais il termine re livre, comment il les coordonne et les rattacte à Pidée principale. Les preuves arriveront aussi. Il y a bien des cavités à ftmiHer dao» t'diiateise, bien des fend»

le propager. Manquant de métropaie et d'anité; divisée •en petites républiques qui luttent entre elles, et dans rintérieur desquelles se heurtent déjà toutes les formes de gouvernement, démocratie, oligarchie, arbtocratie, royauté; ici énervée par des arts précoces, là nouée par des lois étroites, la société grecque a plus de beauté ^ue de puissance, plus d'élégance que de grandeur, et la civilisation s'y raffine avant de se fortifier. Aussi Rome se hâte-t-elle d'arracher à la Grèce le flambeau de l'Etw rofie, elle le secoue du haut du Capitule et lui fait jeter des rayons inattendus. Rome, pareille à Taigle, son redoutable symbole, étend largement ses ailes, déploie puissamment ses serres, saisit la foudre et s'envole. Carthage est le soleil du monde, c*est sur Garthage que se fixent ses yeux. Garthage est maîtresse des océans, maîtresse des royaumes, maîtresse des nations. C'est une ville magnifique, pleine de splendeur et d'opulence, toute rayonnante des arts étranges de l'Orient. C'est une société complète, finie, achevée, à laquelle rien ne manque du travail du temps et des hommes. Enfin, la métropole d'Afrique est à Tapogée de sa civilisation, elle ne peut plus monter, et chaque progrès désormais sera un déclin. Rome au contraire n'a rien. Elle a bien pris déjà tout ce qui était à sa portée; mais elle a pris poar prendre plutôt que pour s'enrichir. Elle est à demi sauvage, à demi barbare. Elle a son éducation ensemble et sa fortune à faire. Tout devant elle, rien derrière.

perdus dans cette mer, là même où elle a été le plus explorée, le plus sondée. Et par exemple, la grande ciirilisation dominante d'Eorope, celle qpi d'abord apparaît aux yeux, la cmlûatiou grecque et romaine, n*est qu*un grand palimpseste, sous lequel, la première couche enlevée, «m retrouve les Pélusges, les Étrusfpies, les Ibères et les Celtes. Rien <|u« cela ferait un livre.

Quelque temps les deux peuples existent de front. L'un se repose dans sa splendeur, Tautre grandit dans lombre. Mais peu à peu Pair et la place leur manquent à tous deux pour se développer. Rome commence à gêner Carthage. Il y a longtemps que Carthage importune Rome. Assises sur les deux rives opposées de la Méditerranée, les deux cités se regardent en face. Cette mer ne suffit plus pour les séparer. L'Europe et l'Afrique pèsent Tune sur l'autre. Gomme deux nuages surchargés d'électricité, elles se côtoient de trop près. Elles vont se mêler dai^s la foudre.

Ici est la péripétie de ce grand drame. Quels acteurs sont en présence ! deux races, celles-ci de marchands et de marins, celle-là de laboureurs et de soldats ; deux peuples, l'un régnant par l'or, l'autre par le fer; deux républiques, Tune théocratique, l'autre aristocratique; Rome et Cariha^^e; Rome avec son armée, Carthage avec sa flotte; Carthage, vieille, riche, rusée; Rome jeune, pauvre et forte; le passé et l'avenir; l'esprit de découverte et l'esprit de conquête ; le génie des voyages et du commerce, le démon de la guerre et de l'ambition ; l'Orient et le Midi d'une part, l'Occident et le Nord de l'autre; enfin, deux mondes, la civilisation d'Afrique et la civilisation d'Europe.

Toutes deux se mesurent des yeux. Leur attitude avant le combat est également formidable. Rome , déjà à l'étroit dans ce qu'elle connaît du monde, ramasse tontes ses forces et tous ses peuples. Carthage, qui tient en laisse l'Espagne, PArmorique et cette Bretagne que

les Romains croyaient au fond de l'univers, Carthage a déjà jeté son ancre d'abordage sur TEurope.

La bataille éclate. Rome copie grossièrement la marine de sa rivale. La guerre s'allume d'abord dans la Péninsule et dans les îles. 'Rome heurte Carthage dans celte Sicile où déjà la Grèce a rencontré l'Egypte, dans cette Espagne où plus tard lutteront encore l'Europe et P Afrique, FOrient et POccident, le Midi et le Septentrion.'

Peu à peu le combat s'engage, le monde prend feu. Les colosses s'attaquent corps à corps , ils se prennent, se quittent, se reprennent. Ils se cherchent et se repoussent. Carthage franchit les Alpes ; Rome passe les mers. Les deux peuples, personnifiés en deux hommes, Annibal et Scipion, s'étreignent et s'acharnent pour en finir. C'est un duel à outrance, un combat à mort. Rome chancelle, elle p<msse un cri d'angoisse : Annibal ad portas! Mais «lie se relève, épuise ses forces pour un dernier coup, se jette sur Carthage et l'efface du monde.

C'est là le plus grand spectacle qui soit dans l'histoire. Ce n'est pas seulement un trône qui tombe, une ville qui s'écroule, un peuple qui meurt. C'est une chose qu'on n'a vue qu'une fois; c'est un astre qui s'éteint : c'est tout un monde qui s'en Ta; c'est une société qui en étouffe une autre.

Elle Pétouffe sans pitié. Il faut qu'il ne reste rien de Carthage. Les siècles futurs ne sauront d'elle que ce qu'il

plaira à son implacable rivale. Ils ne distingueront qu'à travers d'épaisses ténèbres cette capitale de rAfrif|ue, sa civilisation barbare, son gouvernement difforme, sa religion sanglante, son peuple, ses arts, ses monuments gigantesques, ses flottes qui vomissaient le feu grégeois, et cet autre univers connu de ses pilotes, et que Fantiquité rcHnaine nommera dédaigneusement le monde perdu.

Rien n'en restera. Seulement, longtemps après encore, Rome, baletant et comme essoufflée de sa victoire, se recueillera en elle-même, et dira dans une sorte de rêverie profonde : Africa portentosa !

Prenons baleine avec elle : voilà le grand cravre ac- •compli. La querelle des deux moitiés de la terre, la voâlà décidée. Cette réaction de l'Occident sur l'Orient, ■déjà la Grèce l'avait tentée dmx fois. Argos avait démoli Troie. Alexandre avait été frapper l'Inde à travers la Perse. Mais les rois grecs n'avaient détruit qu'une ville, qu'un empire. Mais l'aventurier macédonien n'avait fait qu'une trouée dans la vieille Asie, qui s'était promptement refermée sur lui. Pour jouer le rôle de l'Europe dans ce drame immense, pour tuer la civilisation orientale, il fallait plus qu' Achille, il fallait plus qu'Alexandre, il fallait Rome.

Les esprits qui aiment à sonder les abîmes ne peu«vent s'empêcher de se demander ici ce qui serait advenu du genre humain , si Carthage eût triomphé dans cette lutte. Le théâtre de vingt siècles eût été déplacé. Les jnarchandd eussent régné et non les soldats. L'Burope

Eï PHlLOSOraiE MÊLÉES. i\

eût été laissée aux brouillards et aux forêts, il se serait établi sur la terre quelque chose d'inconnu.

il n'en pouyait être aiii^. Les sables et le désert réclamaient l'Afrique; il fallait qu'elle cédât la scène à l'Europe.

A dater de la chute de Cartha^, en effet, la civilisa « tien européenne prévaut. Rome prend un accroissement prodigieux; elle se développe tant qu'elle commeiKe à se diviser. Conquérante de l'univers com», quand elle ne peut plus faire la guerre étrangère, elle fait la guerre civile. Conune un vieux cbène, elle s'élargit, mais elle se creuse.

Cependant la civilisation se fixe sur elle. Elle en a été la racine, elle en devient la tige, elle en devient la tète. En vain les Césars, dans la folie de kur pouvoir, veulent casser la ville éternelle, et reporter la métropole du monde à l'Orient. Ce sont eux qui s'en vont; la civilisation ne les suit pas, et ils s'en vont à la barbarie. Byzance deviendra Stamboul. Rome restera Rome.

Le Vatican remplace le Capitole; voilà tout. Tout s'est écroulé de vétusté autour d'elle; la cké sainte se renouvelle. Elle régnait par la force; la voici qui règne par la croyance, plus forte que la force. Pierre liérite de César. Rome n'agit plus, elle parle ; et sa parole est un tonnerre. Ses foudres désormais frappent les imaes. A l'esprit de conquête succède l'esprit de prosélytisme. Fttyer du globe, elle a des échos dans toutes les nations; et ce qu'un homme ^ du haat du balcon papal,

dit à la yille sacrée, est dit aussi pour Tunivers. Urli et orbi*

Ainsi une théocratie fait FEurope, comme une théocratie a fait r Afrique, comme une théocratie a faitTAsie. Tout se résume en trois cités : Babylone, Carthage, Rome. Un docteur dans sa chaire préside les rois sur leurs trônes. Chef-lieu du christianisme, Rome est le chef-lieu nécessaire de la société. Gomme une mère vigilante, elle garde la grande famille européenne, et la sauve deux fois des irruptions du Nord, des invasions du Midi. Ses murs font rebrousser Attila et les Vandales. C'est elle qui forge le martel dont Charles pulvérise Abdérame et les Arrhes.

On dirait même que Rome chrétienne a hérité de la haine de Rome païenne pour l'Orient. Quand elle voit TEurope assez forte pour combattre, elle lui prêche le' croisades, guerre éclatante et singulière, guerre de chevalerie et de religion, pour laquelle la théocratie arme la féodalité !

Voilà deux mille ans que les choses vont ainsi. Voilà vingt siècles que domine la civilisation européenne , la troisième grande civilisation qui ait ombragé la terre. Peut-être touchons-nous à sa fin. Notre édifice est bien vieux. Il se lézarde de toutes parts. Rome n'en est plus le centre. Chaque peuple tire de son côté. Plus d'unité, ni religieuse ni politique. L'opinion a remplacé la foi. Le dogme n a plus la discipline des consciences. La révolution française a consommé l'œuvre de la réforme; elle a décapité le catholicisme comme la monarchie; elle

ET PHILOSOPHIE MÊLÉES. i3

a 6té la \ie à Rome. Napoléon, en rudoyant la papauté, l'a achevée; il a 6té son prestige au fantôme. Que fera Favenir de cette société européenne, qui perd de plus en plus, chaque jour, sa forme papale et monarchique ? Le moment ne serait-il pas venu où la civilisation, que nous avons vue tour à tour déserter l'Asie pour l'Afrique, l'Afrique pour l'Europe, va se remettre en route, et continuer son majestueux voyage autour du monde? Ne scmble-t-elle pas se pencher vers l'Amérique? N'a-t-elle pas inventé des moyens de franchir l'Océan plus vite qu'elle ne traversait autrefois la Méditerranée ? D'ailleurs lui reste-t-il beaucoup à faire en Europe? Est-il si hasardé de supposer qu'usée et dénaturée dans l'ancien continent, elle aille chercher une terre neuve et vierge pour se rajeunir et la féconder? Et pour celte terre nouvelle, ne tient-elle pas tout prêt un principe nouveau ? nouveau quoiqu'il jaillisse aussi, lui, de cet Évangile qui a deux mille ans, si toutefois l'Évangile a un âge. Nous voulons parler ici du principe d'émancipation, de progrès et de liberté , qui semble devoir être désormais la loi de rhumanité. C'est en Amérique que jusqu'ici l'on en a fait les plus larges applications. Là, l'échelle d'essai est immense. Là, les nouveautés sont à l'aise. Rien ne les gène. Elles ne trébuchent point à chaque pas contre des tronçons de vieilles institutions en ruine. Aussi, si ce principe est appelé, comme nous le croyons avec joie, à refaire la société des hommes, l'Amérique en sera le centre. De ce foyer, s'épandra sur le monde la lumière nouvelle, qui, loin de dessécher les anciens continents, leur redonnera peut-être chaleur, vie et jeunesse. Les quatre mondes deviendront frères dans un perpétuel embrassement. Aux trois théocraties successives d'Asie.

d^Afnque et d'Europe, succédera la famille universelle. Le principe d'anlforité fera place an principe de liberté, qui, pour être plas humain, n'est pas moins divin.

Nous ne savons, mais si cela doit être, si FAmériqne doit offrir le quatrième acte de ce drame des siècles, il sera certainement bien remarquable qu'à la même époque où naissait l'homme qm devait, préparant l'anarchie polîtique par l'anarchie religieuse, introduire le germe de mort dans la vieille société royale et p(HitificaIe d'Europe, un autre homme ait découvert une nouvelle terre^ futur asôle de latâvilisation fugitive ; qu'en un mot, Christophe Colomb ait trouvé un monde au moment où Lut^r en allait détruire un autre*

AVtqtàs propiiht.

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