‹ Livre d'or des Franco-américains de Worcester, Massachusetts [microforme]Chapitre 101 sur 159 · OS · texte numérisé non relu

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Les moyens d'acquérir le bien-être matériel furent donnés par MM. A. Moussette, Chs. Mousette et Jos. LeBœuf. Ils n’en oublièrent qu'un seul, celui des assurances sur la vie, que je me propose de traiter bientôt.

Messieurs Batchelor, le Dr. Jacques et E. N. Lacroix, invoquèrent l'établissement de sociétés de secours mutuels.

A la séance du soir, le Dr. Rousseau traita des conventions, de leur but et de leurs résultats. Le Dr. N. Jacques, de Worcester, parla ensuite des questions d’honneur national. Il fit voir nos fautes, et en indiqua les remèdes.

Il se passa alors une belle scène de famille. La salle Washburn était comble, le silence se fit et le président, Ferdinand Gagnon, accompagné de MM. Chs. Moussette et Jos. LeBœuf, entourés d’un grand nombre de délégués, s’avança sur l’estrade et présenta à M. Edouard N. Lacroix, délégué de Détroit, Michigan, au nom des Canadiens émigrés, une canne montée en or, en reconnaissance de ses nombreux services à la cause nationale et en témoignage de l'estime qu'’entretiennent à son égard tous les délégués.

M. Lacroix répondit en termes pleins de reconnaissance, à ce témoignage d'estime. ‘‘C’est un grand honneur que celui conféré à M. Lacroix, mais il le mérite, dit M. Gagnon dans son compte-rendu de la séance’’. Il est digne de ce témoignage éclatant accordé à son grand patriotisme. M. Lacroix, est, pour moi, la personnification du patriote émigré.

La résolution suivante fut proposée et adoptée à l'unanimité

Que cette Convention apprend avec la plus profonde douleur la nouvelle de l'incendie qui vient de détruire les ateliers du Protecteur Canadien; et reconnaissant que ce journal a rendu, par le passé, d’éminents services à la cause nationale et religieuse des Canadiens émigrés, cette Convention invite nos populations canadiennes à venir en aide, si besoin il y a, au propriétaire de cet excellent journal.

L'Union de Secours mutuels ouvrit ses séances le soir.

M. Chs. Moussette agissant comme président; MM. Batchelor et H. J. Lord, comme secrétaire-archiviste et secrétaire-correspondant.

La Constitution de cette Union de Secours mutuels fut discutée, et les sociétés suivantes signèrent sa Constitution:

Saint-Jean-Baptiste de Worcester, Mass.

de Chicago, Illinois.

de Danielsonville, Conn.

Æ de Fitchburg, Mass.

= Fe de Northampton, Mass.

SE de Marlboro, Mass.

5 de de Manchester, N. H.

À “ de Nashua, N. H.

Fe Se de Troy, N. Y.

E = de Millbury, Mass.

Les messieurs dont les noms suivent furent élus officiers de cette organisation pour l’année courante:

Messieurs: Edouard N. Lacroix, Président.

“ P. L. Paquette, Vice-Président.

se A. Paré, Secrétaire-Archiviste.

3 Fréd. Houde, Secrétaire-Correspondant.

= A. Bengley, Trésorier.

Membres adjoints, L. Loiselle et E. Lussier.

Après les remerciements votés à l'abbé Primeau, et aux officiers sortant de charge, l'Union de Secours mutuels ajourna sa séance sine die.

Pendant cette séance, les délégués des différentes sociétés de secours mutuels, firent un rapport sur l’état de leurs sociétés respectives. Toutes étaient prospères.

Vint ensuite l'élection du comité exécutif pour la Convention de 1872, qui devait avoir lieu et qui eut lieu à Chicago, Illinois.

Furent élus :—

——— F. N. Lacroix, du Détroit, Michigan, Président. A. Bengley, de Chicago, Illinois, Vice-Président. 2. L. Boudreau, de Mariboro, Mass., Sec.-Arch. Jos. LeBœuf, écr., de Cohoes, N. Y., Sec.-Corr. Es A. D. Lapierre, de Springfield, Mass., Trésorier. Membres adjoints: À. Fontaine, Glens Falls, N. Y.; Jos. Marchessault, de Worcester, Mass; Ant. Moussette, St. Albans, Vt.;

H. I. Lord, Biddeford, Maine; H. F. St. Onge, Danielsonville, Conn.; Ls. Benoit, Manchester, N. H.; E. Pelletier, Woonsockett, R. I.

En reconnaissance des éminents services rendus à la Convention Nationale de 1871, par l'abbé Primeau, il fut proclamé membre honoraire du comité exécutif au milieu d’un tonnerre d’applaudissements.

Et la septième Convention Nationale de 1871, termina alors ses intéressants travaux au milieu des enthousiastes hourras des délégués.

Le dimanche, 17, il y eut une messe solennelle à l'église Notre-Dame. La fanfare canadienne fit entendre de beaux airs nationaux. M. le curé Primeau fit le sermon de circonstance. Il prit pour texte les paroles de Jésus-Christ aux apôtres. ‘Ne crains rien, petit troupeau, car tu auras un royaume.”’ Il fit l'application du texte au peuple canadien et prouva par les faits de notre histoire combien grande est la mission du peuple canadien. Il termina son éloquent sermon en disant que sûrement il ne pouvait perdre confiance dans l'avenir de son peuple, lorsqu'il le voyait aussi dignement représenté à cette Convention. Ce sermon fut fort goûté par tous les assistants.

‘Les sociétés Saint-Jean-Baptiste de Worcester, de Millbury et Springfeld, ainsi que la congrégation de Worcester, méritent les plus grands éloges dit M. Gagnon qui ajoute: ‘‘La Société Saint-Jean-Baptiste de Worcester a surtout droit à la reconnaissance des Canadiens émigrés, parce que c'est à elle, en grande partie, qu'est due la solennité extérieure de la Convention. Un salutaire exemple a été donné à Worcester, cette année. Espérons qu’à Chicago et partout, on en profitera.”?

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