M. W. LEVI BOUSQUET
M. W. Lévi Bousquet, fils de M. Jeau Lévi Bousquet et d'A. dèle Marchesseault, naquit à Mariboro, le 16 octobre 1869.
Il exerça d’abord le métier de typographie puis entra à ‘‘L'Opinion Publique’’ où il devint gérant de publicité et direc-
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teur de ce journal. Il occupe maintenant le poste d'administrateur des affaires de la Compagnie Belisle dont il est l'un des actionnaires et directeurs.
M. Bousquet a épousé Mlle Emma Desrosiers; il est le père de onze enfants.
MLJE CORINNE EVANGELINE ROCHELEAU
Mile Corinne Evangéline Rocheleau, née à Worcester le 3 avril 1881, est i’une des Franco-Américaines les plus distinguées et les mieux douées que Worcester ait jamais eu le bonheur de compter dans son sein.
Malheureusement—et nous appuyons à dessein sur Ce mot: ‘malheureusement’’—Mlle Rocheleau est si modeste, et, comme toutes les âmes bien nées elle a une telle horreur d: -ruit et de la réclame, que le public franco-américain de Worcester ne sait pas assez qu'elle est reconnue dans tous les milieux compétents comme l'une des femmes de lettres les plus brillantes qui aient surgi de la colonie de langue française aux Etats-Unis.
Les écrits de Mile Rocheleau sont dignes de figurer parmi coux de nos meilleurs écrivains; ils ont du reste reçu les honneurs de l’une des revues littéraires les mieux rédigées du Canada, la ‘‘ Revue Canadienne”, (dont le directeur est un érudit bien connu, le Sénateur Thomas Chapais) et de l'excellent bul. letin mensuel de l'Union Saint-Jean-Baptiste.
Mile Rocheleau a publié dans la ‘‘Revue Canadienne’’ et dans ‘‘L'Union’’ des récits de voyage et des chroniques qui charment positivement, et dont la brièveté forcée, en raison du peu d'espace disponible, nous à souvent fait regretter d'être privé du plaisir de lire un ouvrage entier de cette littérature agréable, spirituelle, originale, mordante parfois, exquise toujours, et si claire, si lucide, si française.
Dans son esquisse historique intitulée ‘Françaises d'Amérique'’’, dont il est question plus longuement dans l’article consacré au Cercie Jeanne Mance, Mile Rocheleau nous à dotés d’une œuvre dont le mérite est incontestable et qui est appelée à jouer un rôle important comme facteur d'éducation tradition-
naliste parmi les nôtres.
Américaine de naissance et de sentiments, Mile Rocheleau n'en a pas moins hérité de toutes les qualités et de tous les dons de cœur et d'esprit qui sont l'apanage particulier des races latines. Ces qualités, ces dons se manifestent dans tous ses écrits; ils s'en dégagent comme un astre étincelant, comme un météore qui fulgure au ciel, et au spectacle duquel l’humble mortel reste ébloui, extasié.
Mlle Rocheleau nous écrit qu'elle n’a ni médailles, ni titres, ni parchemins. Elle a bien mieux que tout cela, elle a le vrai mérite et ce mérite est si éclatant qu'il n’est nul besoin de brevets pour en consacrer l'authenticité.
Mlle Rocheleau s'occupe aussi de choses commerciales; et elle est la gardienne du foyer paternel; elle collabore (de loin en loin) à ‘‘L'Opinion Publique’’; elle aime passionnément la lecture, les voyages, les fleurs, ainsi que la douce quiètude des soirs d'hiver, passés au coin de l’âtre et le calme serein des crépuscules d'été où l'âme s'élève au-dessus du terre-à-terre et se rapproche de son Dieu.