‹ Livre d'or des Franco-américains de Worcester, Massachusetts [microforme]Chapitre 156 sur 159 · DE WORCESTER, MASSACHUSETTS UN MOT AUX JEUNES · texte numérisé non relu

DE WORCESTER, MASSACHUSETTS UN MOT AUX JEUNES

‘‘Occupons-nous dans les diverses sphères économiques, à Worcester, la placo à laquelle nos aptitudes, notre intelligence et nos connaissances pratiques et théoriques nous donnent le droit d’aspirer?

‘‘Non, et pourquoi?

‘‘I1 nous en coûte de faire cet aveu, mais les circonstances le justifient, l’exigent même’, disait le sénateur L. O. David, de Montréal, il y a cinquante ans.

‘‘Il est bon, ajoutait-il, d'émettre quelque fois uue vérité que la sagesse et la prudence commandent de manifester dans l'intérêt de ceux qu’elles concernent.

‘‘Il est bon quelque fois de placer une société comme un individu en face de ses défauts, de sa situation morale et matérielle.

‘‘Combien d'hommes auraient évité des chutes fatales, si un ami courageux eut éclairé du flambeau de l'amitié leurs premiers pas dans une route ténébreuse. Il est plus agréable sans doute de flatter ceux qu’on aime, d'encourager leur amour-propre et leurs illusions, mais là n'est point le vrai courage, le vérit:ble dévouement ’’.

Un jour, Ferdinand Gagnon écrivait à l’auteur (alors tout jeune) du présent vuvrage: ‘‘Vous manquez d'initiative, d’enthousiasme et de persévérance’.

C'était dûr, raide, franc.

La leçon a eu de salutaires effets.

Le manque d'initiative, d'enthousiasme et de persévérance est précisément chez nous un défaut de race.

A tous ceux dont l'avenir est à faire, nous disons:

Jeunes hommes, ayez de l'initiative, de l'enthousiasme, de la persévérance et l'avenir est à vous.

Etndiez et travaillez.

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