LES AUXILIAIRES FRANCO-AMERI- CAINS DE LA CROIX ROUGE
Le premier Auxiliaire franco-américain de la Croix Rouge fut fondé en avril 1917.
Connaissant le bon esprit et le dévouement patriotique des dames franco-américaines de notre ville, M. André G. Lajoie, président de la Succursale Worcester des Artisans Canadiens- Français, convoqua une assemblée spéciale qui se tint à la salle Bon Ami. Au cours de cette réunion Mme Arthur Brossoit fut élue présidente du nouvel Auxiliaire, et Mme A. Eugène Messier fut élue secrétaire.
Les dames faisant partie de l’Auxiliaire se dévouèrent beaucoup à la confection d'ohjets de pansement, bandages et autres articles de chirurgie, mais n'ayant pas de lieu de réunion propice à ce travail, les membres finirent par s'unir à l’Auxiliaire Notre-Dame, formé ultérieurement, ainsi qu’on le verra plus loin.
Auxiliaire Saint-Joseph
L'Auxiliaire Saint-Joseph de la Croix Rouge fut organisé le 2 août 1917. Mme Louis Bouthillette fut élue présidente et Mme J. B. Grenier vice-présidente; les autres dignitaires furent Mme Georges Goyette trésorière, Mme Georges C. Gi-
Héros morts au service de la patrie
……… Arthur D. Gaumend, Stanislas ©. Flibotte ‘ .. tume, William J Forget. Charles Ed Bourone \médée J Amiot ind. Louis # AUitfeil Ho Tureotte. Albert Lalime L? Georges A Bourget. Louis Bombardier
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Quelques otliciers de l'armée américaine Lieutenant Arthur V. Giroux, Lieutenant SVIVva Lachapelle, Lieutenant Roméo A Gravel, Pieutenant Philippe Simard, Bieutenant Joseph TT. Patlamme, Lieutenant Paul 4. Matte
Groupe de présidents du Cercle Gagnon
trnest M. Caron, Henri }. Gendron, Georges À. Brodeur, Pierre À. Messier
rardin, secrétaire; Mme Joseph MarcAurèle directrice des travaux de tricotage. Cet Auxiliaire s’occupait spécialement de la confection d'articles de pansement.
Les travaux commencèrent dans la salle paroissiale Saint- Joseph et finalement les membres de l'Union Canadienne mirent leur salle, située à l'angle des rues Hale et Grafton, à la disposition de ces dames zélées.
Du mois d'août 1917 au mois de septembre 1918, l’Auxiliaire Saint-Joseph de la Croix Rouge confectionna plus de 16,015 articles dont 15,495 articles de pansement et 520 articles tricotés.
Au cours du mois d'octobre de la même année, Mme Louis Bouthillette se démit de sa charge de présidente et ells fut remplacée par Mme Emile Charron.
Auxiliaire des Dames Franco-Américaines
C'est le 19 novembre 1917 que l’Auxiliaire des Dames Franco-Américaines, composé de 24 dames du Cercle de Couture du Disp.nsaire, fut fondé.
Les dignitaires de cet Auxiliaire furent: —Mme Zéphire Lagassé, présidente; Mme Camille Trahan, secrétaire; Mme A. H. Girardin, directrice du travail; (le travail comprenait surtout du tricotage).
Durant l'épidémie d'influenza ces dames furent très actives et firent largement leur part pour secourir non seulement les personnes atteintes de l’influensa, mais encore les familles des malades.
Mme Zéphire Lagassé, présidente, et les membres de l’Auxiliaire du Dispensaire ne se lassaient pas de visiter les familles franco-américaines ainsi que les personnes de nationalités étrangères qui étaient dans le besoin.
Elles distribuaient ou faisaient distribuer aux nécessiteux des vêtements, des vivres, des combustibles, etc. Elles fournirent aux malheureux un vrai ravitaillement par l’intermédiaire du Catholic Woman'’s Club où Mme Lagassé, travaillait sans relâche à préparer des vivres.
Mme Charles L. Dupré, Mme Zéphire Lagassé, Mme Joseph Lafaille, Mme Irène L. Smith et Mme Daniel LaBranche ont donné de généreuses sommes d'argent à cet effet.
Au nombre des autres dames qui figuraient parmi les contributrices et les ouvrières, on cite: Mme Georges O. Levasseur, Mme J. C. E. Tassé, Mme Edmond Pruneau, Sr., Mme Georges Fontaine, Mme Côme Caron, Mme Edouard Joseph Pelletier, Mme Louis Jacques, Mme Pierre Fontaine, Mme A. H. Girardin, Mme Camille Trahan, Mme Léandre Verner, Mme Charles L. Dupré, Mme C. A. Lussier, Mme J. C. Hamel, Mme J. A. Gervais et Mme Arthur Racine. Ces dames ont continué leur œuvre de bienfaisance jusqu’à ce que l'épidémie fut passée.
Auxiliaire Notre-Dame
L'Auxiliaire Notre-Dame fut fondé le 11 décembre 1917. Mile Anna M. Belisle fut élue présidente et Mme Louis F. Dumouchel, secrétaire-trésorière et directrice du travail.
Les premières réunions eurent lieu dans les salles paroissiales Jeanne d'Arc et Notre-Dame.
Par suite de la disette de charbon, et conformément aux ordres reçus du comité de combustible au sujet de l'épargne du charbon, M. l'abbé L. D. Grenier cessa de faire chauffer ces salles et l'Auxiliaire Notre-Dame se trouva sans local.
Les officiers de la Croix Rouge lui offrirent une jolie salle assez spacieuse et bien éclairée au Manoir Salisbury, établissement central des travaux de la Croix Rouge. Cette salle contenait des machines à coudre munies de générateurs électriques. L'’Auxiliaire se rassembla à cet endroit tous les vendredis, l'après-midi et le soir, jusqu'à la fin du travail de guerre.
L'Auxiliaire Notre-Dame s'occupa spécialement de la couture sur vêtements d'hôpital et de travaux pour les réfugiés français et belges. Cependant il fit aussi beaucoup de tricotage.
Mme Dumouchel frappée par un deuil cruel en novembre 1918, donna sa démission et fut remplacée par Mme Henri
Marchesseault, comme directrice de couture. Mme Joseph C. Hamel fut nommée directrice du tricotage et Mile Jessie Delorme secrétaire.
Des groupes présidés par Mmes John B. Hamel de Greendale et Clovis Bellerose du Saint-Nom-de-Jésus, ont contribué généreusement à la couture et au tricotage. A noter aussi l’encouragement des présidentes respectives de l’union Sainte- Anne, Mme Louis Gagné, du Conseil Jeanne Hachette, Mme Carmélie Casavant et du Cercle Jeanne Mance, Mme C. Edmond Belisle.
Onze membres de l’Auxiliaire ont reçu l'insigne de Service de la Croix Rouge, décoration accordée à celles qui ont fait 800 heures de travail de n'importe quel genre pour la Croix Rouge pendant toute la durée de la guerre. Mme Joseph C. Hamel ayant fait de l'ouvrage pour deux Auxiliaires: Les Dames Franco-Américaines et l’Auxiliaire Notre-Dame, a mérité une insigne de la plus haute valeur, ayant accompli 2624 heures de travail. Les autres sont: Mme Emma Dumouchel, Mme Henri Marchesseault, Mme Henry A. Rousseau, Mme Eugène Soly, Mme Pierre Rochette, Mile Rose Rochette, Mlle Anna Belisle, Mme J. A. Harpin, Mme Joseph Bleau, qui a fait 68 paires de chaussettes et Mme Paul Nault qui a fait 71 paires de chaussettes. Mme Nault qui était alors âgée de 84 ans a tricoté aussi 102 paires de chausettes pour les blessés français, chose assez remarquable pour une personne d'un âge si avancé.
On estime que 230 différentes personnes ont pris part à ce travail, mais la plus forte partie de l'ouvrage a été accompli par 53 personnes.
Douze membres de l’Auxiliaire ont complété dans le département dit ‘‘Surgical dressings’’ 6601 objets de pansement.
Le nombre total d'articles confectionnés par l'’Auxiliaire Notre-Dame s'élève à 8,620.
Parmi les 120 Auxiliaires qui ont été organisés dans le comté de Worcester, l’Auxiliaire Notre-Dame figurait au premier rang pour son travail. Et il est utile de noter que le travail de couture dont l’Auxiliaire Notre-Dame s'était fait une
spécialité était de beaucoup, le plus lent et le plus laborieux. L'Auxiliaire avait aussi à son crédit une somme de tricotage qui lui faisait honneur.
Les dames franco-américaines de l'Auxiliaire du Dispensaire ont, elles aussi, accompli un travail merveilleux durant l'épidémie . d'influenza qui a sévi en notre ville en octobre
Mile Anna Belisle, présidente de l'Auxiliaire, fit appel à des âmes charitables pour venir en aide aux nombreux malades en envoyant du linge de lit et des vêtements de nuit ainsi que des aliments tout préparés; il y avait un grand nombre de familles dont la mère et plusieurs membres étaient malades, et n'avaient personne pour leur donner la nourriture nécessaire. En quelques heures on réalisa l'argent nécessaire à l'achat dn matériel pour la confection de dix-huit robes de nuit. On confectionna aussi des vêtements pour les enfants devenus orphelins.
Des dons d'articles en argent ont été faits par Mesdames John B. Simard, C. Edmond Belisle, Henri A. Rousseau, L. D. O. Jacques, Exéline Harpin, Charles Brazeau, Henri Marchesseault, Rémi Dauphinais, J. A. Jacques, Ovila J. Bousquet, Henri J. Perreault, Louis Dumouchel, Alfred Mathieu, Euclide H. St-Onge, Louis Ovide Morasse de Putnam; Milles Jessie Delorme et Anna Belisle, et M. Georges E. Belisle.
Plusieurs autres bonnes dames se sont aussi dévouées à la confection des vêtements.
Ainsi que le prouvent les rapports précités, les dames franco-américaines de notre ville ont, comme toujours, fait preuve d'un grand dévouement et elles n’ont pas craint de laisser tout leur travail de côté pour : occuper d'œuvres philanthropiques d'ordre aussi urgent.
Plusieurs autres œuvres de guerre furent aussi accomplies par nos dames et demoiselles de langue française. Elles contribuèrent d'abord au travail du ‘‘Liberty Bread Shop'’, fondé dans l'intention d'aider aux dames à faire le pain suivant l'ordonnance du gouvernement.
Mme G. O. Levasseur a eu la direction d’une table d'objets de pansement pour les Français blessés.
Durant les campagnes des bons de la Liberté, Mme C. Edmond Belisle et Mme Edmond Pruneau se dévouèrent comme membres du comité exécutif des dames.
Durant le bazar crganisé par les dames des diverses nationalités de notre ville, au profit de la Batterie E, Mme C. Edmond Belisle, Mme J. A. Harpin, Mme Henri J. Perreault, et Mme Zéphire Lagassé, assistées de plusieurs jeunes filles canadiennes, avaient charge de la table française. Cette table était magnifiquement décorée d'articles confectionnés et offerts par les dames et demoiselles franco-américaines. Ce fut la table française qui rapporta le plus fort montant, grâce au dévouement et au zèle déployés par les personnes intéressées.
Durant les divers ‘‘Tag Day’ organisés en notre ville au profit de différentes œuvres philantrophiques, nos jeunes demoiselles franco-américaines se sont toujours distinguées.
Mme J. A. Harpin s'est aussi très dévouée pendant la guerre comme membre du corps des cantinières.
En somme nous pouvons dire sans crainte que le public franco-américain de notre ville qui a toujours figuré au premier rang lorsqu'il s'agissait d'accomplir quelques bonnes œuvres, s'est surpassé pendant la guerre.