‹ Livre de compte de l'Abbé Glaize, curé constitutionnel de Glux [microform]Chapitre 12 sur 17 · V:.âe&ûB · texte numérisé non relu

V:.âe&ûB

en 1790

Le mort qui gît ici soutint de bonne foi. les intérêts du peuple, les intérêts du roi.

à gauche. En l'année 1791

L'ignorance du peuple, la faiblesse du roi le coml)lèrent de honte, de misère et d'effroi.

Les circonstances ont impérieusement commandé la lettre suivante à Mgr Le'vôque de Saint-Flour (i).

l^'-mai 1807

Mgr.

Quelques jours après avoir reçu de votre Grandeur, mon billet de communion, le receveur général (2i du département du Var m'oiïi'it 1 éducation de ses enfants que j'acceptai, et à cet eiïet je demandai et j'obtins un exéat de votre main, mais le climat de ce pays fut si contraire à ma santé que j'en revins bientôt après avec une maladie qui me dura plus de deux ans. Cela me rendit tellement indilTérent pour tout que je résolus de vivre dans le silence et dans loubli jusques à la publication du nouveau catécbisme et de la nouvelle liturgie. Satisfait en partie quant à ce [)oint et voyant avec regret la pénurie des ouvriers de l'évangile s'augmenter de jour en jour, je fais auprès de votre Grandeur ce premier pas que je vous prie de regarder comme le plus respectueux et le plus sincère. Persuadé que l'ouvrier sera reçu avec bonté du père de famille à quelle heure de la journée qu'il se présente, loin de le refuser, je demande le travail dont le mérite est le seul salaire que j'en attende.

(1) Jean Eléonor Monlanier de Belmont, évoque en 1802: originaire de Belley et chanoine de la cathédrale d'Alais avant la Révolution. 11 prit possession de son siège en 1803. et mourut en 1808. Pendant 12 ans le siège resta vacant et le diocèse l'ut dii'igè par l'abbé de Hochebrune, vicaire général capitulaire.

(2) Frédéric Guillaume Thomas, (ils de J. Baptiste Thomas (avocat en parlement, puis juge de [)aix a Brioude, en 1791, plus tard notaire au Puy où il mourut le 3 pluviôse an VI) et de Claire Beatrix Frommel (fdle d'un bourgeois de Paris), né à Brioude, la 4 mars 17G8, fui receveur général du département du Var, ne l'était plus en l'an XIII : sous la Restauration, fut payeur à Cahors.

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ABBE G LAIZE

Je VOUS prie Mgr de me permettre encore celle réflexion dont rallligeante vérité a frappé toiil homme sensible. La révolution ayant été pour le clergé un combat sanglant, les uns ont resté sur le champ de bataille ;... d'aulre> y ont été blessés mortellement... mes blessures ne sont point incurables. Mgr je puis en être guéri. Dieu m'en donne un moyen sûr et facile, c'est de m'adresser au véritable médecin, de laver mes plaies dans la piscine salutaire de la pénitence ; c'est aussi ce que j'ai résolu de faire aussitôt que M. Brioude aura eu l'honneur de recevoir une réponse de votre Grandeur dont je suis avec le pins profond respect et la plus grande considération

M. Glaize Antoine, ex-curé, domicilié à Auriac, né le 9 janvier 175o suivant son acte.

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