‹ Livre de lecture et de conversationChapitre 34 sur 90 · De quoi est formé le plus-que-parfait ? (20me leçon · texte numérisé non relu

De quoi est formé le plus-que-parfait ? (20me leçon

74. Donnez la règle pour l’emploi de si devant l’imparfait. (20me leçon.)

75. Quelles sont les terminaisons du conditionnel ? (20me leçon.)

76. Récitez le conditionnel des verbes avoir, pouvoir et venir. (20me

leçon.)

77. Quand le verbe mettre a-t-il la signification de commencer ? (20me

leçon.)

Vingt et unième Leçon.

Histoire de Stephenson.

Georges Stephenson était fils d’un pauvre mineur. A huit ans il commença à travailler. Il gardait les vaches dans les champs, et gagnait à cela quatre sous par jour. A dix ans, son père l’emmena avec lui à la mine. L’enfant était si petit qu’il se cachait derrière les chariots et les machines, quand passait l’inspecteur des mines : il craignait qu’on ne le trouvât trop jeune pour gagner son salaire. Et le pauvre enfant ne recevait

Vingt et unième Leçon.

qtie douze sous ! Il se montra si travailleur, si attentif, qu’on lui confia des occupations de plus en plus difficiles à mesure qu’il avançait en âge. Lorsqu’il eut seize ans, on lui remit le soin de la machine à vapeur. Georges avait un goût tout particulier pour les machines ; il voulait comprendre le mécanisme ingénieux de celles qu’il surveillait. Au lieu donc d’exécuter son pénible travail de douze heures par jour avec l’indifférence d’un automate, il observait les rouages compliqués de la machine à vapeur qui lui était confiée. Malheureusement Georges, qui avait alors dix-sept ans, ne savait ni lire ni écrire : ses parents, trop pauvres, n’avaient pu l’envoyer à l’école. Il •comprit vite que ces machines qu’il aimait tant resteraient pour lui des énigmes jusqu’au jour où il serait devenu moins ignorant. Il résolut donc d’apprendre à lire, et acheta un alphabet.

Le soir, il allait trouver le maître d’école du village, et prenait une leçon; pendant le jour, à l’heure des repas, il étudiait. S’il avait un instant de loisir, on le voyait tirer de sa poche un livre de lecture, une ardoise sur laquelle il faisait de l’arithmétique. C’était un travailleur si énergique que, sa journée achevée, il recommençait à travailler la nuit, raccommodant les vieux souliers de ses camarades pour gagner l’argent nécessaire à l’achat de ses livres.

Georges se maria jeune. Pour subvenir aux besoins de sa famille, il fut obligé de travailler plus que jamais. Il était si sobre qu’on ne l’a jamais vu au cabaret. Le feu prit un jour à la demeure de Stephenson en son absence. Une partie de son mobilier fut brûlée ou endommagée ce qui lui causa de grandes pertes. Entre autres, le coucou qui marquait les heures était dans un si triste état, qu’on ne pouvait plus le faire aller ; et, ce qui était plus fâcheux encore, l’argent manquait pour payer un horloger. Stephenson fit pour sa précieuse horloge ce qu’il faisait pour ses machines : il la démonta avec précaution, l’examina, la nettoya et la reconstruisit avec tant d’intelligence qu’elle marcha ensuite mieux que jamais.

“ Bon ! ” pensa alors l’industrieux travailleur, “ voilà désormais une nouvelle industrie : au lieu de raccommoder les chaussures pendant la soirée, je réparerai des horloges. L’incendie au moins m’aura été bon à quelque chose.” Et en effet, à partir de cette époque, tout le village lui confia le soin de ses montres et de ses coucous.

Questions.

Page 1