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Quel âge avait-il

Racine qui fut au théâtre le rival de Corneille.

Règle. — Qui s’emploie comme sujet (voir à la 12me leçon le tableau des pronoms relatifs) pour les personnes et pour les choses. Exemple : Le Monsieur, qui est au salon est mon cousin. — Le chapeau qui est au porte-manteau est à moi.

Trente-sixième Leçon .

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Le jeune Racine étudia d’abord à Beauvais, puis à Paris. Remarque. — Devant les noms de ville, on emploie généralement la préposition à. Exemple : Où demeurez-vous ? à Paris.

Le mémoire tomba sous les yeux du roi.

Remarque. — Quand le mot mémoire désigne la faculté que nous avons de nous rappeler ce que nous avons vu, lu ou entendu, il est féminin ; quand il désigne un écrit il est masculin. Exemple : Mademoiselle X a

une excellente mémoire. — Les mémoires de Saint-Simon sont très intéressants.

les yeux du roi.

Yeux est le pluriel ordinaire du mot œil ; cependant, on dit des œils-debœuf (sorte de petite fenêtre ronde), et on dit aussi œils en parlant de diverses pierres précieuses : des œils-de-serpent, des-œils-de-chat.

Trente-sixième Leçon.

Trois Héroïnes françaises.

Jeanne d’Arc.

Jeanne d’Arc est née à Domrémy, en Lorraine, en 1412. La France était alors dans une situation terrible, depuis quatre-vingts ans la guerre et la famine la désolaient. Les Anglais étaient maîtres de presque tout le pays, ils s’étaient avancés jusqu’à Orléans et avaient mis le siège devant la ville ; ils pillaient et rançonnaient les paysans ; les maisons abandonnées et les campagnes desertes étaient au pouvoir des brigands. Le roi Charles VII, trop indifférent aux misères du peuple, passait sa vie dans les fêtes et les plaisirs.

Lorsque Jeanne pensait à ces tristes choses, une grande . pitié la prenait, et elle priait de tout son cœur Dieu et les saints du paradis de venir en aide à ce peuple de France que tout le monde avait abandonné.

Un jour elle pensa entendre une voix qui lui disait : Jeanne, va trouver le roi de France ; demande-lui une armée, et tu délivreras Orléans. Jeanne était timide et douce, mais, persuadée qu’elle était l’instrument de la Providence, elle se décida à partir.

Charles, après beaucoup d’hésitation, donna à la jeune fille le commandement d’une armée. Jeanne marcha sur Orléans et eut la satisfaction de pénétrer dans la ville et d’obliger les Anglais à lever le siège.

Après Orléans, Jeanne se dirigea vers Reims, où elle voulait faire sacrer le roi. D’Orléans à Reims la route était longue, couverte d’ennemis. Jeanne les battit à chaque rencontre, et son armée victorieuse entra à Reims, où le roi fut sacré dans la grande cathédrale. Jeanne déclara alors que sa mission était finie et qu’elle devait retourner à la maison de son père. Mais le roi n’y voulut pas consentir et la retint en lui laissant le commandement de l’armée.

Bientôt Jeanne fut blessée à Compiègne, prise par trahison et vendue aux Anglais, qui l’achetèrent dix mille livres. Puis les Anglais la conduisirent à Rouen, où ils l’emprisonnèrent. Après un long procès, après des tourments et des outrages de toute sorte, elle fut condamnée à être brûlée vive sur la place de Rouen.

Quand Jeanne apprit qu’elle devait être brûlée, elle se mit à pleurer; mais jusqu’au dernier soupir elle déclara qu’elle avait obéi à Dieu, qui lui avait commandé de combattre pour la France.

Une foule immense assistait à son supplice; les Anglais étaient joyeux, et les Français murmuraient contre une si injuste sentence ; mais sa douceur et sa piété touchèrent tout le monde.

On la fit monter sur un bûcher élevé. Sur sa tête on avait placé une mitre où on lisait ces mots : “ hérétique, relapse, apostate, idolâtre.” Son confesseur était monté §ur le bûcher

Trente-sixième Leçon.

avec elle. Elle le fit descendre quand le bourreau alluma le feu : “ Tenez-vous en bas, lui dit-elle ; levez la croix devant moi, que je la voie en mourant, et dites-moi de pieuses paroles jusqu’à la fin.”

L’évêque de Beauvais s’approcha, espérant sans doute que la frayeur lui ferait prononcer quelques paroles dont on tirerait parti contre sa mémoire. Elle se contenta de lui dire : “ Évêque, je meurs par vous.” “ O Rouen, Rouen, ajouta-t-elle, j’ai grand’peur que tu ne souffres à cause de ma mort ! ” On l’entendit encore prier au travers de la flamme ; le dernier mot qu’on put distinguer fut “ Jésus!” On raconta qu’on avait vu son âme s’envoler vers le ciel sous la forme d’une colombe. Tous les Français furent persuadés qu’on avait brûlé une sainte, et les Anglais eux-mêmes n’étaient pas éloignés de le croire. Ce crime, par lequel leurs chefs espéraient ranimer leur confiance, les rendit plus odieux encore, sans raffermir leur domination.

Questions.

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