Pourquoi ce surnom lui fut-il donné
25. La ville de Beauvais fut-elle prise par les Bourguignons ?
26. Qu’ordonna le roi pour garder le souvenir de cette héroïque défense ?
27. A la fête annuelle célébrée à Beauvais, à qui une place d’honneur
est-elle réservée ?
trois héroïnes françaises.
Remarque. — Il est bon de faire observer ici que l’h est aspiré dans le mot héros, mais qu’il est muet dans tous ses dérivés, qui sont : héroïne, héroïque, héroïsme, héroïquement.
nous venons de lire : nous avons vu dans la vingt-huitième leçon que le verbe aller, suivi d’un verbe à l’infinitif, s’emploie pour exprimer un
futur immédiat, et nous avons fait observer que le même idiotisme existe en anglais.
Règle. — En français, quand le verbe venir est suivi de la préposition de et d’un infinitif, il indique un passé immédiat, et dans ce cas l’expression venir de est traduite en anglais par to hâve just , et le verbe suivant se met au participe passé. Exemples: Nous venons de lire ,
we hâve just read ; Monsieur X vient de mourir , Mr. X has just died.
elle a eu des successeurs : il existe en français un certain nombre de mots qui ne changent pas au féminin et qui s’appliquent également bien à des hommes et à des femmes. Voici les plus employées de ces expressions : —
Amateur
Artisan
Auteur
Censeur
Chef
Défenseur
Docteur
Ecrivain
Grognon
Imposteur
Partisan
Peintre
Philosophe
Poète
Possesseur
Professeur
Sauveur
Successeur
Témoin
Traducteur
Substantifs dont le féminin offre quelques difficultés.
avocat, dans le sens ordinaire, n’a pas de féminin. Il fait avocate quand il signifie une personne qui intercède. Exemple : Sa mère sera pour lui une éloquente avocate.
chanteur a deux formes au féminin qui sont : chanteuse, qui désigne une femme qui aime à chanter, ou qui en fait profession ; cantatrice, qui désigne une actrice célèbre. Exemple : Madame Patti est une cantatrice inimitable.
chasseur a comme forme ordinaire au féminin chasseuse , mais en style poétique on dit chasseresse.
débiteur, quand il a la signification de personne, qui raconte, fait au féminin débiteuse ; mais, quand il s’applique à une personne qui doit de l’argent, sa forme au féminin est débitrice. Exemple ; Cette femme est ma debitrice de cinq cents francs.
Trente-huitième Leçon.
demandeur, vendeur et défendeur font au féminin demandeuse , vendeuse et dêfendeuse, mais en termes de jurisprudence on dit: demanderesse , venderesse , et défenderesse.
devineur : devineuse , qui devine facilement ; devineresse , qui fait le métier de prédire l’avenir.
borgne 1 drôle !
mulâtre \ pauvre j suisse j
ne changent pas s’ils sont employés comme adjectifs ou comme attributs du verbe être. Employés comme substantifs, ils font au féminin : borgnesse, drblesse , mulâtresse , pauvresse, Suissesse.
Trente-huitième Leçon.
Trois Héroïnes françaises.
Madame Roland.
Madame Roland, une des femmes les plus héroïques dont l’histoire mentionne le nom, est née à Paris en 1754.
Quand la Révolution éclata, elle embrassa avec ardeur les idées nouvelles et épousa Roland, qui, en 1792, devint membre du cabinet. Amis des libertés nécessaires, mais opposés à la licence et à l’anarchie, Roland et sa femme étaient du parti des Girondins, qui ont laissé dans l’histoire une réputation sans tache d’héroïsme et d’honnêteté.
Bientôt arriva le règne de la Terreur. Pendant cette terrible période, le tribunal révolutionnaire se hâtait d’envoyer à la mort tous ceux qu’on lui désignait. Le jugement n’était qu’une courte formalité. Le nom de Madame Roland ne pouvait échapper longtemps à la colère du peuple. Ce nom était tout un parti. Elle fut arrêtée et emprisonnée.
Il y a des âmes que la postérité contemple avec plus de curiosité et plus d’intérêt que tout un empire, parce qu’elles réunissent, dans leur situation, dans leur sensibilité, dans leur élévation et dans leur chute, toutes les vicissitudes, toutes les
catastrophes, toutes les gloires et toutes les infortunes de leur temps. Madame Roland est une de ces âmes. Dans son élan, dans sa passion, dans ses illusions, dans son martyre et aussi dans son espérance immortelle, elle personnifiait toute la Révolution.
On la transporta à la Conciergerie. Elle y grandit en se rapprochant de la mort. Son âme, son langage, ses traits y prirent la solennité des grands destins.
Pendant le peu de jours qu’elle y passa, elle répandit par sa présence, parmi les nombreux prisonniers de cette maison, un enthousiasme et un défi de la mort qui divinisèrent les âmes les plus abattues. L’ombre voisine de l’échafaud semblait augmenter sa beauté.
Pendant son procès on lui reprocha d’être l’épouse de Roland et l’amie des Girondins. Elle avoua ces crimes comme une gloire. Elle parla avec tendresse de son mari, avec respect de ses amis, avec une modestie fière d’elle-même.
Elle entendit sa condamnation en femme qui reçoit dans son arrêt de mort son titre à l’immortalité. Elle se leva, s’inclina légèrement, et avec l’expression de l’ironie sur les lèvres : “ Je vous remercie, dit-elle aux juges, de m’avoir trouvée digne de partager le sort des grands hommes que vous avez assassinés.”
Questions.