De quel métal est-elle faite
39. Par qui cette statue a-t-elle été donnée aux Etats-Unis ?
40. En quelle année a-t-elle été placée sur le piédestal où elle se trouve
maintenant ?
plusieurs charrettes : le mot plusieurs est un adjectif indéfini.
Définition. — Les 'adjectifs indéfinis sont ceux qui ajoutent au nom une idée de généralité d’indétermination, le plus souvent de nombre vague.
Les principaux adjectifs indéfinis sont: aucun, autre, certain, chaque, maint, même, nul, plusieurs, quel, quelconque, tel, tout, etc.
Remarque.— Il faut observer que plusieurs s’emploie quelquefois comme pronom indéfini.
accordez-la-moi: nous avons vu dans la huitième leçon que les
pronoms personnels employés comme compléments du verbe, sont placés avant lui, excepté dans les phrases affirmatives à l’impératif. Si dans ce dernier cas le verbe a deux pronoms compléments, l’un direct et l’autre
indirect, le complément direct est placé le premier. Exemple : Je vous demande une faveur, accordez-la-moi.
O Liberté !
Voici une liste des principales interjections : —
Ah ! aïe ! hélas ! expriment la douleur.
Ah ! bon ! expriment la joie.
O ! Oh ! marquent l’admiration, la prière.
Fi ! exprime l’aversion.
Hé ! holà ! sont employés pour appeler.
Gare ! s’emploie pour avertir.
Chut ! s’emploie pour faire taire.
Quarantième Leçon.
Meissonier.
Jean Louis Meissonier qui vient de mourir plein de gloire, de fortune et d’années, était fils d’un fabricant de produits chimiques. Comme beaucoup d’autres artistes, il eut, pour suivre sa vocation artistique, à lutter contre son père, qui espérait trouver en lui un digne successeur. Sa mere, qui peignait en miniature, n’osait ni s’insurger contre la volonté formellement exprimée par son mari, ni contrarier la vocation de son fils qui s’accusait nettement ; le jeune homme quittait le plus souvent qu’il le pouvait, pour aller voir travailler sa mère, le comptoir où son père l’avait placé. Tandis qu’il s’acquittait sans goût de la besogne commandée, il montrait une ardeur peu commune à chercher à surprendre les secrets de l’art que sa mère cultivait, sinon avec grand talent, du moins avec une louable persévérance. Il passait souvent une partie de la nuit à tenter d’imiter les travaux exécutés par Madame Meissonier; il s’exerçait, sans autre guide que son instinct, à inventer de petites scènes empruntées aux livres qui lui tombaient sous la main, se préparant ainsi en secret à aborder la carrière vers laquelle il se sentait tout particulièrement attiré. Le cerveau du jeune homme travaillait : il rêvait de
Quarantième Leçon.
devenir peintre, de se créer nn nom, peut-être bien d’acquérir de la gloire.
Dans un jour d’audace, Meissonier révéla à son père ses projets d’avenir ; il mit une telle éloquence à les exposer que, sans parvenir à le convaincre, il obtint de lui l’autorisation de tenter l’aventure. Pour apprendre les premiers éléments de l’art il s’adressa à un peintre, M. Julien Pothier, dont un ami de sa famille avait prononcé le nom devant lui. Il alla montrer à cet artiste, bien inconnu aujourd’hui, quelques-uns des dessins qu’il avait faits à la dérobée, et celui-ci, reconnaissant dans ces menus ouvrages les germes d’une vocation désirable, consentit à lui révéler tout ce qu’il savait lui-même. Au bout de quelque temps, ayant constaté les progrès de son élève et se reconnaissant incapable de le pousser plus loin, il eut la loyauté de l’adresser à Léon Cogniet, qui l’admit de suite dans son atelier et qui l’initia aux secrets de la peinture.
Le temps qu’il ne passait pas chez son nouveau maître, Meissonier l’occupait à étudier au musée du Louvre les tableaux qui répondaient le mieux à ses gqûts.
Pour la première fois, au Salon de 1834, il exposa un tableau, Bourgeois flamands, et, depuis cette époque jusqu’à la fin de sa vie, à chaque Exposition, il soumit au jugement du public quelque tableau qui attirait l’attention de tous et qui commandait l’admiration des artistes.
Il serait mutile et hors de saison de donner ici une liste des tableaux du grand peintre ; ses oeuvres du reste sont aussi connues en Amérique qu’en Erance, et le musée de New-York est l’heureux possesseur d’une de ses meilleures toiles, “i<9(97,” qui a été offerte à cette institution par M. Cornélius Vanderbilt, œuvre pour laquelle le généreux donateur a payé la somme énorme de 65,000 dollars.
Meissonier était avant tout un artiste consciencieux. On ne peut se figurer combien il se* préoccupait de l’exactitude des détails. Voulant connaître à fond la structure du cheval, sur-
prendre ses formes précises dans ses allures les plus variées, Meissonier, après avoir fait des études anatomiques plus approfondies qu’aucun de ses devanciers, fit établir dans les dépendances de la propriété qu’il possédait près de Paris, un chemin de fer en pente, et, assis dans un petit chariot dont les roues glissaient sur des rails, il dessinait, tout en se laissant descendre doucement, un cheval monté par un domestique qui parcourait un chemin parallèle à celui qu’il parcourait luimême. Presque toujours, principalement dans les dernières années de son existence, il construisait d’après nature de petites maquettes en cire pour les chevaux qu’il introduisait dans ses tableaux ; il tenait à modeler, sous toutes ses faces, l’animal sur lequel il devait asseoir un cavalier, pour le peindre tel qu’il était en réalité et non pas tel qu’une convention, acceptée de longue date, le représentait. Pour tout, il agissait avec la même conscience. Au moment où il se mit à peindre les premiers plans du tableau célèbre “1807” voulant se renseigner sur l’effet que produisait dans un champ de blé une troupe de cavaliers défilant au galop, il acheta à un fermier de ses voisins une grande pièce de terre couverte de sa récolte, et obtint du colonel d’un régiment en garnison à Versailles qu’il fît manœuvrer un escadron dans ce champ prêt à être coupé. Posté, à une certaine distance pendant tout le temps que dura l’exercice, il prenait note sur son carnet du mouvement des chevaux, de l’élan des hommes, et, lorsque la troupe eut quitté le terrain, il fit du champ saccagé une étude, comme il savait en faire, pour être certain de transmettre à sa toile l’aspect absolument fidèle de la réalité. Meissonier a toujours attaché dans ses tableaux une grande importance aux détails ; lorsqu’il conçut l’idée de peindre “1814” il fit passer dans un terrain détrempé par de longues journées de pluie, de lourdes voitures qui formèrent de profondes ornières, et c’est encore d’après nature qu’il peignit cette route dans laquelle il nous montre Napoléon soucieux, suivi de son état-major, revenant de cette
Quarantième Leçon. 135
campagne de Russie où l’héroïque armée française avait eu à lutter contre tous les malheurs déchaînés contre elle.
Jusqu’à sa dernière heure, Meissonier, qui jouissait d’une renommée universelle, travailla avec la même ardeur que s’il avait eu encore a se faire connaître ; il se montrait plus difficile pour lui-même qu’au début de sa carrière, et ce grand peintre qui satisfit tout le monde, avait une peine infinie à se satisfaire lui-même.
Il est mort au mois d’avril 1893, à l’âge de 78 ans, laissant après lui une réputation d’artiste sans égal et de travailleur infatigable. Ses tableaux les plus connus sont : Joueurs d echecs , la Rixe , la Barricade , 1807 , 1814 , Jeune homme à la fenêtre, etc.
Questions.