Quel est le comparatif de l’adjectif bon ? (40me leçon
70. Quel est le superlatif relatif de l’adverbe mal ? (40me leçon.)
71. Quel est le superlatif absolu de l’adjectif mauvais ? (40me leçon.)
Quarante et unième Leçon.
Un grand Savant français.
Pasteur.
Sur la façade d’une petite maison, dans une rue obscure de la ville de Dole, se détache en lettres d’or cette mention : —
Ici est né Louis Pasteur LE 27 DÉCEMBRE 1822.
M. Pasteur vient donc d’atteindre sa soixante-dixième année, et M. Pasteur ne se repose pas encore. La vieillesse de l’illustre savant est la continuation logique de sa vie, et sa vie n’a été qu’un labeur continuel.
Note. — Pasteur est mort en 1895.
Quarante et unième Leçon.
M. Pasteur s’était fait connaître dès 1854' par ses travaux sur la fermentation du lait, du beurre et du vinaigre, mais il ne devint populaire qu’à partir de 1885, après la lecture à l’Académie de Médecine de sa méthode pour prévenir la rage après morsure. C’est en 1880 que M. Pasteur commença à s’occuper de l’hydrophobie.
Pendant cinq années, il étudia les cas de rage qu’on lui signalait dans les hôpitaux ou chez les vétérinaires, accumulant les faits et les expériences, n’abandonnant rien au hasard, poursuivant son but avec méthode sans se laisser décourager par des difficultés, des obstacles que tant d’autres savants déclaraient insurmontables. En 1885 il était arrivé à se rendre maître de la maladie, la donnant quand il voulait, la faisant éclater dans un délai de quelques jours, tandis que dans les cas naturels elle couve quelquefois plusieurs mois avant de se manifester, rendant les animaux inaccessibles à la rage et enfin, résultat merveilleux ot inespéré, pouvant préserver de la rage des animaux mordus.
Par des essais multipliés et tous couronnés de succès, le savant avait pu se convaincre de l’excellence de sa méthode, mais jusqu’alors il n’avait expérimenté que sur des animaux, particulièrement sur ceux appartenant à la race canine, et, bien que persuadé de l’efficacité du traitement, il disait souvent : “ Quelque rassuré que je puisse être par les résultats sur des chiens, je sens que le jour où je tenterai l’inoculation sur l’homme, la main me tremblera.”
Aussi quand il vit arriver à son laboratoire de la rue d’Ulm, réclamant ses soins et n’ayant plus d’espoir qu’en lui, un enfant de neuf ans qu’on amenait d’un petit village d’Alsace, il ne put s’empêcher d’hésiter. Le cas était grave : l’enfant portait sur le corps les traces de onze morsures ; il était condamné.
Le pauvre petit raconta la tragique aventure dont il avait été victime : il allait à l’école lorsque dans le sentier qu’il parcourait en jouant, apparut tout à coup un chien furieux qui se
jeta sur lui, le mordant avec un acharnement féroce ; un maçon qui passait avait fait lâcher prise à l’animal écumant et arraché l’enfant à une mort imminente.
Les parents du petit garçon, justement inquiets, s’étaient rendus chez le médecin d’un village voisin ; ce médecin ne leur avait pas caché le danger que courait leur enfant et leur avait conseillé, comme suprême ressource, d’aller voir un savant qui habitait rue d’Ulm, à Paris, M. Pasteur.
Encouragé par ses collègues de l’Académie des Sciences, M. Pasteur se résolut à essayer sa méthode ; il installa son petit malade auprès de lui et eut la joie de le sauver.
Cette guérison avait produit une sensation profonde, non seulement chez les savants et chez les médecins, mais encore dans toutes les masses ; aussi, peu de temps après arriva rue d’Ulm un jeune berger de quinze ans, qui avait été mordu six jours auparavant ; le traitement réussit encore cette fois. La terrible maladie de la rage était vaincue ; l’enthousiasme fut indescriptible; immédiatement M. Pasteur devint populaire. Son nom pénétra jusque dans l’intérieur le plus humble, le plus fermé à la science ; ses portraits furent répandus par milliers dans les journaux, et les sociétés savantes du monde entier firent un accueil chaleureux à la nouvelle découverte française.
Au mois de décembre 1892, quand M. Pasteur atteignit sa soixante-dixième année, il fut, de la part du monde savant tout entier, l’objet d’une démonstration enthousiaste. Des délégués de toutes les nations se donnèrent rendez-vous à Paris pour témoigner au grand chimiste leur profonde admiration et lui remettre au nom de toutes les sociétés savantes de l’Europe une médaille d’or commémorant ses découvertes.
M. Pasteur est modeste, il travaille, travaille toujours ; tous ses efforts sont maintenant tournés vers la guérison du choléra, de la fièvre typhoïde et de la phtisie, et nous pouvons espérer que si la mort épargne M. Pasteur pendant quelques années il arrivera à triompher de ces maladies terribles comme il a triomphé de la rage.
Quarante et unième Leçon.
Questions.
1. Que voit- on sur la façade d’une petite maison, dans une rue de Dole ?