DE SAINT JOSEPH
O Dieu! que douces étaient ces pensées au !
cœur du bienheureux Joseph : Je sers de père à Celui qui est né sans père sur la terre et par : qui toutes choses ont été faites dans le monde! ! Je suis l’époux de la Mère de Dieu, et le Verbe : éternel s’est allié à la nature hunaine dans les : : flancs sacrés de mon épouse. Les cieux ont : : distillé leur rosée, si longtemps attendue, dans : l'enceinte de ma maison. C’est chez moi, que l’Agneau dominateur de la terre est venu habi- \ | ter dans sa miséricorde. C’est dans mon désert ! |} et dans ma solitude que Jésus, la manne du ciel, est tombé, et j’en ai le premier après mon : épouse, savouré la ravissante douceur. Je vois, {| en vérité, ce beau jour qu'Abraham et les autres !
; auteurs de ma race n'ont vu qu'en figure et ; | qu'en esprit. Dieu m’a donné en garde cequ'il |?
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