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partir. Il avertit donc aussitôt Marie, et, l ayant recueilli les pauvres outils de sa profes- :: sion qu’il pouvait porter, et qui devaient lui | servir en Egypte pour nourrir sa pauvre famille, il se met en route avec sa sainte Epouse, cette : nuit-là même, comme Gerson le prétend avec :
raison; il entreprend seul, sans guide, ce long ; voyage, que l’on porte à quatre cents milles, : par des chemins difficiles, à travers des monta- : ; gnes et des déserts. - |
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1 Quelle dut être la peine de Saint Joseph du- | fi rant ce trajet ! Il voyait les souffrances de sa j ii chère Epouse, qui n'avait pas l'habitude de fl marcher ainsi, ayant dans les bras son divin ï {| Enfant, qu’ils étaient obligés de porter tour à : 3 tour, en fuyant avec crainte de rencontrer, à : li chaque pas, les soldats d’Hérode, et dans le | temps le plus rigoureux de l'hiver, par le vent : 5} et la neige. De quoi devaient-ils se nourrir en : i ce voyage, si ce n’ost d’un morceau de pain | qu'ils avaient emporté de la maison ou reçu en : aumône? La nuit, où devaient-ils reposer, si ï } cé n’est dans une pauvre cabane ou dans les i : | agp en plein air, sous un arbre? A la vé- ! 1 rité, Joseph se tenait parfaitement uni à la vo- ! ; lonté du Père éternel, qui voulait que sen Fils : il | commençat dès son enfance à souffrir pour ex- :
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ÿ — 257 — f) j pier les péchés des hommes ; néanmoins, le : Cœur tendre et aimant de Joseph ne pouvait ne !! } Pas ressentir une grande peine, en Je voyant ;: trembler et pleurer de froid ‘et endurer d’au- : tres incommodités.
k Considérons enfin combien Juseph dut souf- E frir durant les Sept années qu’il demeura en ï Egypte, au milieu d’une nation dolâtre, bari bare et étrangère, où il ne trouvait ni parents :: i M AMIS qui pussent l’assister. Aussi Saint ï k Bernard dit-il que, pour nourrir sa pauvre ï Epouse et’ ce divin Enfant, qui donne Ja nour- : ! rilure à tous les hommes et à tous les animaux j, ; de la terre, le Saint Patriarche était forcé de | : travailler nuit et jour, :
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PRIÈRES
! Mon Saint Protecteur ! Par votre prompte et ï i Continuelle obéissance à la volonté de Dieu f ! cbtenez-moi, de votre Jésus, la grâce d’obéir fi | parfaitement à ses divins préceptes. Obtenez- :: : moi, dans le voyage que je fais vers l'éternité, |: Î au milieu de tant d’ennemis, la grâce de na ja- f ! Mais perdre la compagnie de Jésus et de Marie :: L Jusqu'à mon dernier SOupir : dans cette com- ï ; Pagnie, toutes les peines de cette vie et la mort ! même me seront douces et précieuses. ï
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| O Marie, Mère de Dieu ! par les souffrances que vous, jeune et tendre vierge, avez endurées ! dans votre fuite en Egypte, obtenez-moi la !
force de supporter avec patience et résignation tous les désagréments et toutes les adversités ; qui m’arrivent. !
Et vous, mon cher Jésus ! ayez pitié de moi. ! O ciel 1 vous qui êtes l'innocence même, mon | ! Seigneur et mon Dieu, vous avez voulu tant | ! souffrir pour moi dès votre enfance; et moi pé- ! cheur, qui ai tant de fois mérité l'enfer, com- ;
ii ment ai-je été si impatient, si ennuyé de souf- | : frir quelque chose pour vous ? Mon doux Sau- ! :; veur ! pardonnez-moi : je veux supporter, à l'a- l il venir, tout ce que vous voulez, et je m’offre, dès | ce moment, à souffrir toutes les croix que vous |
j} m'enverrez; mais aidez-moi de votre grâce, | } sans quoi je ne vous serai pas fidèle. Je vous | ; aime, mon Jésus, mon Trésor, mon Tout ! je | j; VEUX vous aimer à jamais ; et pour vous être ! } agréable, je suis résolu de souffrir tout ce qu ü | | } vous plaira.
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Ille MEDITATION.
Troisième Mercredi ou 14 de Mars.