‹ Localisation de l'arbutoside (Arbutine) dans la Gesse Noire: Applications de la MicrosublimationChapitre 7 sur 38 · AUTRE · texte numérisé non relu

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En 1881, M. H. Schiff [32], reprenant les travaux de Hlasiwetz et Habermann, émit l'opinion que le corps étudié précédemment sous le nom d’arbutine était le mélange de deux corps : l’arbutine et un composé très voisin, la méthylarbutine. Il le démontra en séparant les deux glucides et en étudiant leurs propriétés respectives.

Michael [26b] avait fait la synthèse de la méthylarbutine par l’action de l’iodure de méthyle sur une solution d’arbutine dans la potasse méthylalcoolique.

M. H. Schiff compara ce produit synthétique avec celui qu’il avait isolé de l'Uva ursi. Il trouva des points de fusion beaucoup plus bas que celui du composant le plus fusible. Il en conclut qu’il avait affaire non pas à un produit pur, mais à un mélange arbutineméthylarbutine.

Il étudia alors les propriétés physiques de l’arbutine brute. Il soumit l’hétéroside à la température de 100°; à cette température, le corps se déshydrate presque complètement. La déshydratation à 110°-120° est préférable et se fait facilement.

L’arbutine est un produit très hygroscopique; aussi la proportion d’eau est-elle assez difficile à définir. Les résultats trouvés varient entre 3,6 % (Arbutine de Strecker) et 2,99 % (Zwenger et Himmelmann).

M. Schiff, suivant les échantillons, trouva 3,10, 3,18, 3,90, 3,58, 3,68 et même 4,65 et 4,80 %.

En étudiant de même les divers résultats obtenus pour les différents points de fusion du corps et sa teneur en carbone, M. Schiff conclut qu’il existait simultanément : d’abord un produit cristallisé, corps chi-

MG

mique bien défini appelé arbutine, puis un autre corps extrêmement voisin, appelé méthylarbutine, ces deux substances ayant des constantes physiques bien établies; et enfin des mélanges de ces deux produits, constituant des intermédiaires et qui seraient les substances analysées par Hlasiwetz et Habermann.

En 1881, E.-N. Smith [36] continua l’étude des Ericacées : Chimaphila macula Pursh., Pyrola elliptica Nuttal, Pyrola chlorocantha Schwartz et P. rotundifolia var. Asarifolia. Il y caractérisa l’arbutine en l’isolant par le procédé Julius Jungmann, et identifia le produit par la réaction bleue de son réactif phosphomolybdique.

En 1883, M. J. Habermann [13] identifia un troisième produit de dédoublement de l’arbutine : la mé-

thylhydroquinone, et donna alors au glucoside la formule C?5H%{01# contre C2#H16014,

En 1884, MM. H. Schiff et G. Pellizzari [33] isolèrent la méthylarbutine de l’arbutine par un procédé à l’oxyde d’argent. En effet, l’arbutine en solution aqueuse légèrement chauffée se transforme, sous l’action de ce corps, en diarbutine.

La méthylarbutine est beaucoup moins facilement attaquée. On peut l’extraire alors par l’alcool absolu dans la liqueur filtrée.

Par ce procédé, MM. Schiff et Pellizzari séparèrent par l’eau la benzylarbutine qui se forme en même temps. Par ébullition de la benzylarbutine avec des acides minéraux étendus, ils obtinrent la mono- et la di-benzylhydroquinone.

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