S XVIII
De même que l'on ne peut faire à Tavance Texposition d'un sytème, parce que l'ensemble de ses parties résulte de Texposition du développement successif de ridée, de même sa division doit être amenée par ce développement. Elle ne peut, par conséquent, être donnée ici que par anticipation.
L'idée existe d'abord comme pensée identique à elle-même, et, en même temps, comme activité qui s'oppose à elle-même, afin d'être pour soi, et qui, tout en s'opposant à elle-même, ne sort pas d'elle-mtoie.
La science se divise, par conséquent, en trois parties :
i* La Logique , ou science de Tidée en et pour soi ;
2° La Philosophie de la nature y ou science de l'idée dans son existence extérieure (1);
se trouvent contenues et la scission du sujet et deTobjet, et leur unité. Mais puisque par cet acte suprême et absolu la pensée se reconnaît comme principe de toutes choses, elle se reconnaît aussi comme constituant le point de départ de la connaissance, et par là elle identifie le commencement et la fin de la science. Toutes les autres connaissances, de quelque façon qu*on les en* visage, et à quelque point de la science qu'on les prenne, doivent être considérées comme des préliminaires, comme des moyens dont Tobjet final est d'élever la pensée à cette forme absolue de Pexistence. Conf. mon Introd. à laPhU.àe Hegel, chapitres IV et VI, et plus haut, Mrod.y §S 'x et xm. (1) Le texte porte in ihrem Àndersq/n^ qui, littéralement veut
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3** La philosophie de Tesprit, ou science de Tidée qui revient sur elle-même de son existence extérieure.
On a déjà remarqué (§ xv) que les différentes sciences philosophiques sont autant de déterminations de ridée, et que c'est celle-ci qui se déploie dans ces différents éléments. Dans la nature, aussi bien que dans l'esprit , c'est l'idée que Ton retrouve ; mais là c'est ridée qui a pris la forme d'une existence extérieure, ici c'est l'idée qui existe et devient en et pour soi.
Ces différentes déterminations, dans lesquelles ridée se manifeste, sont des moments qu'elle parcourt sans s'y arrêter; et, par conséquent, une science particulière doit considérer son contenu comme ayant une existence réelle, mais aussi comme ne formant qu'un degré à travers lequel on s'élève à une sphère supérieure (1).
Une division a l'inconvénient de présenter les différentes parties de la science l'une à côté de l'autre, comme si c'étaient des éléments entre lesquels il n'y a aucune connexion interne, et qui sont
dire dans son étre-atUre qa* elle-même. L'idée est identique à ellemême en ce qu'elle n'est qu'idée pure, uaiverselle et absolue. Elle s'oppose à elle-même en ce qu'elle est idée extérieure à elle-même, dans le temps et dans l'espace. Elle est pour soi et elle ne sort pas d'elle-même en ce qu'elle se retrouve dans l'Esprit comme unité de la Logique et de la Nature. (<) Voy. mon Introd»^ chap. XIII.