‹ Logique de Hegel (volume 2)Chapitre 64 sur 72 · LXX · texte numérisé non relu

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Le principe de ce point de vue est que ni l'idée^ en tant que pure pensée subjective, ni Tétre séparé de ridée ne constituent le vrai, Têtre en lui-même, ou, pour mieux dire, un être sans Tidée n'étant qu'une chose sensible et finie (t). L'on conclut de là que l'idée

(4) Ein Seyn nicht àer Idée, ist dos mnliche endUche Seyn der WelU Littéralement : « Un être qui n'est pas Vôtre de Vidée est Têtre sensible et fini du iponde. » Voici la pensée de Hegel, elle ne peut être comprise qu'en la rattachant à tout son système. Au plus haut degré de Texistence , c'est-à-dire en Dieu, et dans Facte de la pensée par lequel Tintelligence s'élève jusqu'à lui, l'être et l'idée s'appellent réciproquement, sont contenus l'un dans l'autre, et forment ainsi une unité indivisible. Quand on dit, en effet, que Dieu est l'Être, Ton ne veut pas dire qu'il est tel être particulier, cbj* il ne serait, en ce cas, qu'un être périssable et fini, mais qu'il est l'idéal, ou ridée même de l'ètrei Ainsi l'être et l'idée sont ici inséparables. L'être est l'idée et l'idée est Têtre. Hais quel est le lien qui iiiiit l'être et l'idée? C'est, suivant Hegel, Vidée ^ ^^ V^>^ ^f ^^ l'être est une idée, aussi bien que toute autre idée. Mais qu'estce que l'idée en et pour soi, ou l'idée absolue, ce princip3 qui fait l'unité des idées et de l'être, ainsi que des choses en général ? Ce principe est resprit« L'idée de l'esprit enveloppe, en effet, toutes les autres, puisque c'est en elle que toutes les idées se produisent et trouvent leur rapport et leur unité. Oo ne peut pas dire que l'idée est dans la nature, mais seulement qu'elle se communique à elle, et qu'elle y existe à l'état de morcellement; ce qui fait que dans la nature il y a bien tel être, mais non pa3

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ne constitue le vrai qu'avec le concours de l'être, et l'être qu'avec le concours de l'idée. La doctrine de la science immédiate a raison de ne point reconnaître le vrai dans un principe immédiat vide et indéterminé, tel que Têtre abstrait ou 1 unité pure, et de ^le chercher dans lunité de Tidée et de l'être. Mais elle n'aurait pas dû ignorer que l'unité de deux déterminations distinctes n'est pas une unité immédiate, c'est- . à-dire une unité vide et indéterminée, et qu'elle est constituée de manière à ce que Tune des déterminations ne contienne le vrai qu'avec le concours de l'autre.

Ainsi, l'on peut établir comme fait que toute connaissance et tout principe immédiat contient une médiation, et la doctrine de la science immédiate demanderait en vain des objections à Tentendement pour la détruire. C'est, en effet, le propre de l'entendement vulgaire de séparer Télément immédiat et l'élément médiat de la connaissance, et de leur attribuer à chacun une existence indépendante et absolue, ce qui fait qu'il se trouve en présence d'une difficulté insurmontable lorsqu'il veut les réunir, difficulté qui, comme on vient de le voir, n'existe pas dans le fait, et qui,

rètre, ou l'être en son idée et que la nature ne pense pas. Mais dans ridée de l'esprit se trouvent réunis et identifiés la pensée et l'être, l'intelligence et l'intelligible. Du reste» il ne faut pas oublier qu'en Dieu comme dans les choses, l'être est ce qu'il y a de plus élémentaire et de plus extérieur. Voy. logique, T* part. , et mon IfUrod., ch. XI, XII etXIII.

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d'ailleurs^ disparaît dans le mouvemenf de la notion spéculative.

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