‹ Logique de HegelChapitre 4 sur 137 · ET DIVISION DE LA LOGIQUE · texte numérisé non relu

ET DIVISION DE LA LOGIQUE

résultat de la dialectique^ que la pure négation (1).

2° L'on considère ordinairement la dialectique comme un artifice extérieur qui produit arbitrairement la confusion de notions déterminées et une contradiction apparente (2). D'après cela, la négation ne serait pas dans ces déterminations, mais dans cette apparence, et le vrai résiderait, au contraire, dans les notions de l'entendement. Souvent aussi, la dialectique n'est considérée que comme une sorte de jeu de bascule, comme une suite de raisonnements qui avancent et qui reculent, mais qui n'ont aucune réalité, et dont une certaine subtilité couvre la nudité (3).

Mais la dialectique réside dans la nature propre et vraie des déterminations de rcntcndement, ainsi que du fini et des choses en général. Le mouvement de la réflexion consiste d'abord à aller au delà de ces déterminations isolées pour les lier entre elles. Mais, après avoir établi des rapports entre elles, on les isole de nouveau, et on leur accorde, dans cet état d'isolement, une valeur absolue. La vraie dialectique est, au contraire, ce passage immanent et progressif d'un terme à l'autre, passage où la finité et Timperfeclion

(1) Lorsque renteiidenient pose les contraires Ton en face de Tautre sans pouvoir les concilier.

(2) C'est Topinion de Kant.

(3) C'est Toplnlon du vulgaire. Voy. sur la dialectique, noion introduction à la Philosophie de Hegel, ch. IV, § v, et plus haut^ inlroductiony ch* XI et XIL

des déterminations de renlendement se montrent ce qu'elles sont, c'est-à-dire, comme contenant leur propre négation. Le propre de toute chose finie est de s'annuler elle-même (1). L'élément dialectique est par conséquent l'àme \ivante du mouvement de la science ; c'est le principe qui seul introduit dans le contenu de la science la nécessité et la connexion immanente de ses parties, et qui l'élève, non d'une manière apparente, mais réelle, au-dessus du fini.

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