ET DIVISION DE LA LOGIODE
coastitiie pas un non-être immédiat, mais un résultat.
2' Ce produit, vraiment rationnel, bien qu'il soit l'œuvre abstraite de la pensée, est en même temps un tout concret, parce qu'il n'est pas l'unité simple et purement formelle, mais l'unilé de deux déterminations différentes (1). Ainsi la philosophie n'opère pas sur de pures abstractions ou sur des pensées formelles. Son objet est la pensée concrète.
3" La logique de l'entendement se trouve comprise dans la logique spéculative, que l'on pourrait composer avec les mêmes éléments. Ce qu'il y a de plus dans cette dernière, c'est l'élément dialectique et rationnel ; ce qui fait qu'elle devient, à l'égard de la logique ordinaire, une exposition des déterminations de la pensée, déterminations qu'elle lie par des rapports nécessaires, et dont elleelTace ainsi la finité (2).
S Lxxxni.
La logique se divise en trois parties :
1° La science de l'être; ■ 2° La science de Vessence ;
3" La science de la notion ou del'irféc.
Elle contient, en d'autres termes, la science de la pensée :
(1) Si on enlève à uu objet ses éléments essealiels, on n'a plus l'objel concret, mais une forme ou une abstraction.
(3) C'est-à-dire qu'elle contient l'ancienne logiqne, qu'elle la complète et lui donne un tout autre sens et une toute antre yaleof.
1 ^ Dans son état immédiat ou en soi ; ^ ' 2** Dans sa réflexiotij ou médiation : c'est Vêtre pour soi et Vapparaître de la notion ;
3** Dans son retour sur elle-même et dans son développement au dedans d'elle-même : c'est la notion en et pour soi (!)•
(0 En disant que la première partie constitue la science immédiate, Hegel n'entend pas dire qu'il n'y a pas de médiation dans la sphère de l'être, car il y a des différences, des oppositions, et partant une médiation. Ce qu'il veut dire , c'est que Vêtre et ses déterminations constituent un moment immédiat à l'égard de Vessence, et qu'ils trouvent dans cette dernière une médiation et un passage à la sphère de la notion. « La logique, dit Hegel, doit opérer la fusion de Vêtre et de la notion, de telle sorte que l'être apparaisse comme notion pure, et la notion comme l'être le plus réel et le plus vrai. L'être et la notion sont les deux moments de la logique; mais il faut se les représenter comme inséparables, et non tels qu'ils nous apparaissent dans la conscience. La notion se divise en notion de Véire— seyender Begriff—on notion en soi, et en notion comme telle, onpour soi, La première s*applique à la nature inorganique, la seconde aux êtres organiques, aux animaux et à l'homme. Mais comme ces deux moments qui forment l'unité et là totalité de la notion se différencient, ils doivent être unis par un moyen terme. Le passage de l'être immédiat à la notion se fait à travers une série de déierminakiions véûéchïes. — Refleœionsbestimmungen — où l'être touche, pour ainsi dire, à Texistence interne — /ytsic/iset/n —de la notion, mais sans s'élever complètement jusqu'à elle ; ce qui fait que dans cette sphère elle n'est pas encore pour soi, et qu'elle n'a encore qu'un rapport extérieur avec l'être immédiat. » Grande Logique.Dms., p. 30-B2, Conf. § cxii, IPpart.— Tous ces termes, ainsi que ce passage, se trouveront défluis et expliqués par la suite,
PREllSRfi PARTIE DE U LOGIOII.