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Deuxième partie : la sanction

V. - L'iDKB DE SANCTION DANS LES MORALES I H KoRIQl'Ks inséparable (le Cette

obligation).

VI. — Les sanctions dans les morales intuitives. A Sanction in:' satisfac-

tion ou remords). — B. Sanction surnaturelle vie futur* VU. — Les sanctions dans les morales NATURALISTES. — A. Sanction phygique; —

B. Sa/iction légale: — C. Sanction de l'opinion. — C< nci OBIOJT. VIII. — Morales sans obligation ni sanction. IX. — < Ion, -.usions GÉNÉRALES.

DONNÉES DE LA CONSCIENCE MORALE : OBLIGATION ET SANCTION I. — DKFLXITIONS PRËLIMIiNAIUKS

Les morales métaphysiques, quelle que soit la méthode qu'elles emploient pour construire leurs parties théoriques, doivent, par cela môme qu'elles admettent que toutes les régies morales peuvent être déduites do quelques principes généraux découverts d'une façon spéculative, formuler d'abord ces principe

Aussi rencontrons-nous dans toutes ces conceptions, sous le nom de données de fa conscience monde, de mobiles de la conduite et de

fins de la vie humaine des propositions très générales qui sont présentées comme les fondements de la morale : fondements universels et nécessaires. C'est le contenu de la morale théorique.

1° On entend par données de la conscience morale les notions qui. dans toute conscience normale, serviraient de fondement et de guide à la moralité; on s'en occupe surtout dans les morales modernes ;

2° On entend par mobiles de la conduite les impulsions qui nous déterminent à agir; par fins de la vie, les buts, l'idéal, que nous cherchons à atteindre par nos actes. Il s'agit pour la morale d'énoncer quel est le mobile auquel nous devons céder, quelle est la fin que nous devons poursuivre, lorsque nous voulons agir moralement.

Définition des données de la conscience morale. — Presque toutes les morales théoriques s'accordent à reconnaître que les données de la conscience morale sont au nombre de deux : l'obligation et la sanction.

1° Obligation. — Toutes les fois que nous allons agir, notre conscience nous présente plusieurs actes possibles. Cette constatation n'est rien autre que le résultat de l'analyse psychologique de la délibération dans l'étude de l'acte volontaire. De ces actes possibles il en est un que nous exécutons (résolution et exécution). Pourquoi l'avons-nous choisi? Parce qu'il nous a semblé qu'il devait être fait de préférence aux autres. De même, quand nous jugeons des actes des autres, nous nous demandons toujours, pour les apprécier, si les autres ont bien fait ce qui devait être fait. Autrement dit toutes les fois que nous songeons à agir, nous songeons en même temps à une obligation qui nous impose l'exécution de tel acte plutôt que de tel autre; nous rencontrons dans notre conscience la notion d'obligation ou de devoir;

2° Sanction. — Une fois que nous avons agi, un sentiment naît dans la conscience, sentiment d'approbation ou de désapprobation selon que notre acte était ou n'était pas celui qui devait être fait, selon que nous avons obéi ou non à l'obligation morale. Il nous semble que nous avons mérité et que nous avons droit à Véloge, si nous avons fait notre devoir, que nous avons démérité et que nous devons être punis si nous ne l'avons pas fait. De même nous nous sentons porté à louer et à récompenser, quand nous jugeons des actes dautrui, ceux qui ont fait leur devoir, à blâmer et à punir ceux qui ne l'ont pas fait. Ainsi la notion d'obligation en appelle invinciblement une autre, celle de sanction, qui exige que nous supportions les conséquences de nos actes, conséquences heureuses ou malheureuses, selon que l'on aura obéi ou non à l'obligation morale.

Les morales théoriques précisent par là l'idée d'obligation morale.

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