III. — LA NATURE LOGIQUE DE L'ERREUR
Il résulte de là que Terreur est toujours notre l'ait. Elle vient de ce que notre esprit ajoute; aux choses quand il cherche à les connaître. Nous pouvons en elTet imaginer entre les données que nous présente notre conscience une infinité de rapports, par cela même que nos représentations peuvent ôlre rendues libres, grâce à l'imagination. Mais ces rapports ne sont pas tous réalisés dans la nature. Par suite ils peuvent être en désaccord avec les choses.
3 Erreurs de jugements, — La racine de l'erreur esl donc toujours dans un jugement, c'est-à-dire dans l'affirmation d'un rapporl entre deux faits ou entre deux Idées, d'une manière plus générale dans l'attribution d'une propriété à un sujet qui ne comporte pas celte attribution.
L'erreur n'a doue rien de positifs connue disent les philosophes,
c'est-à-dire qu'elle ue vient pas de la nature de l'objet. Elle ne s'im-
• pas ;i notre pensée du dehors; elle n'a eu elle-même rien de
fatal et de définitif; elle n'est pas un principe objectif auquel nous
ue puissions pas remédier, comme le croient certaines philosophies
pessimistes et sceptiques. Lien n'autorise à affirmer que notre
pensée est le jouet de choses, qui, en elles-mêmes, ue se laisseront
jamais connaître. L'erreur consiste au point de vue logique a mal
penser ce qui est, et non point à penser ce qui n'esl pas. Comme
h- soutiennent la plupart des philosophes aujourd'hui, l'erreui
un défaut, un manque, une connaissance insuffisante, incomplète.
11 suffit alors de prendre certaines précautions pour Vé\ iter. Nous
ne préjugeons pas, hien entendu, de la question métaphysique de
la valeur des données entre lesquelles nous établissons des rapports,
c'est-à-dire «le l'existence «le- choses. Nous la prenons eu logique,
pour accordée.