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CHAPITRE H. — COUPS SIMPLES ET CORPS COMPOSÉS

I/ag<i:lomératiou des molécules simples identiques constitue les corps simples.

Ainsi, à toute molécule différente correspond un corps simple.

TIlÉOHiE NOtVELLK DE I,* i:illHii;. I Hg

I/aggloméralion des mnléciiles composf'cs identiques coiittliluo les corps composés.

Virliielleiuent il existe autant de corps dill'éronls comme p««p/(cc qu'il y a de molécules simples diflï-i'eiiles. Il y a autant de corps différcnls comme imlure qu'il y a de molécules composées différentes. Il y a donc des uns et des autres im nombre indéfmi.

Dans la réalité, il parait y avoir dans la Nature, d'après ce que

j'ai dit précédemment, autant de corps simples qu'il y a de

nombres premiers dans la série naturelle des nombres de i à 3oo,

soit ti3.

t Je rappelle que le nombre des corps composés ne parait [uis

^Bevoir être connu et semble indéfini.

B^ Je rap|)elle aussi que les corps simples différent par l'essence, et que les corps composés difl&rent par la nature.

Quand je serai amené par le langage courant ù parler de la nature d'un corps simple, il s'agir» toujours de sa nature esseiiliclle. de son e

CfKl'lTHE m. — MVSSE.

La musse d'un corps rat, selon la dérmition admise en Physi 4ue, la quantilf'- de matière ()u'il contient.

Dans mon hypothèse, la masse d'un corps se mesure en disant elle est proportionnelle au nombre d'atomes qu'il contient.

U masse, en efTel, se mesure par la mesure de son effel d'inertie. Par suite, la masse d'un corps est mesurée par le nombre de se» ulomes. en appelant i la masse de l'atome.

La masse d'un corps est égale à la masse de sa molécule nmllipliée par le nombre de ses molécules.

En d'autres termes, la masse d'un corps est la somme des 'nasses égales de ses molécules égales.

On appelle poids la force suivant laquelle les corps malériels 'Ont attirés par le globe terrestre, Le poids est un cas particulier de la gravitation.

11)0 TUÉOIUK ?VOl VELLE DE LA CHIMIE.

Le poids, comme la gravitation, est proportionnel à la masse.

Par conséquent, le poids d'un corps est proportionnel an \ nombre d'atomes qu'il contient.

Le poids de toute molécule est proportionnel au nombre d'atomes que contient la molécule.

En prenant l'atome pour unité de poids, la molécule d'un corps simple a pour poids le nombre premier qui indique le nombre d'atomes contenus constitutivement dans sa molécule.

CliVPlTRE V. — OBSERVVTION SUR LES CORPS SIMPLES.

Jusqu'U présent, on avait donné du corps simple une définition purement relative. On appelait un corps simple un corps que la Chimie n'était pas encore parvenue à décomposer, mais l'exis tence du corps simple n'avait pas été démontrée.

Le côté le plus faiblo de la notion des corps simples, dît M. Mendeleeflr(Prmcipes de Chimie, I, p. 3i), est le caractère négalif de la déflnition de leurs propriétés, dclinition donnôe par Lavoisier et ([ui règne depuis dans la Science.

Ces corps ne se décomposent pas et ne se transforment pas les uns dans le^ autres. Il faut ajouter à cela que les corps simples constituent le dernier terme de nos connaissances sur la matière et qu'il est toujours diflicile de définir par des caract-ères positifs le connaissable dans ses limites extrêmes. Il existe cependant pour la majorité des corps simples, si ce n'est pas pour tous, une série de propriétés positives communes : Féclat, la possibilité de conduire le courant galvanique sans se décomposer, par exemple. Ces propriétés permettent de les distinguer rapidement de tous les autres genres de corps. Il est certain, en outre — les donné«\s spectroscopiqucs le prouv<»nt, — que les corps simples sont répandus jusque dans les astres les plus éloignés de nous et qu'ils supportent sans décomposition les plus liantes températures qu'on ])uisse produire.

... Il n'existe jusqu'à présent, dit encore le môme auteur {Principes de Chimie, I, p. 3i), aucune tlKH^rie sérieuse, appuyée soit sur des faits, soit simplement sur des spéculations, qui permette de croire à la complexité des corps que nous considérons comme simples. 11 est même impossible, dans l'état actuel de nos connaissances, de se figurer le procédé au moyen duquel les différents corps simples se formeraient aux dépens d'une seule matière primitive.

En admettant même meiiLilement, ajoute Tautenr, qu'il existe une seule matière primitive, il faut toujours imaginer le procédé par lequel elle pourrait former les différents corps simples.

Je crois, en indiquant la formation des molécules simples et composées avec l'atome unique, avoir répondu aux desiderata de Fauteur.

St\

Pour asseoir définitivement les grandes théories chimiques, celles qui remon-

it jusqu'à la cause des phénomènes et à leur loi générale, dit M. le D' Fre-

\i(La Chimie contemporaine, 1889, p. 3), il faudrait évidemment connaître

-|NC certitude l'origine des corps, leur structure intime, ce qu'on a appelé, en

«nmot, Feasence même de la matière.

Il me parait de même que la connaissance de la Série répond à ce besoin de la Science.

Ha définition du corps simple précise la notion de cette nature de corps.

Le corps simple est indécomposable d'une manière absolue. Il faudrait, pour le décomposer en ses atomes composants, détruire, je Fai dit, la Création elle-même dans un de ses objets créés.

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