‹ Loi des équivalentsChapitre 113 sur 282 · IV. — ECLAIUCISSEMENT SUR LA POROSITÉ · texte numérisé non relu

IV. — ECLAIUCISSEMENT SUR LA POROSITÉ

Je considère l'atome aux deux états de son volume maximum absolu et de son volume minimum absolu.

Le volume maximum absolu est Télat où Tatome a le plus étondu son volume propre dans le vide poreux.

Le volume minimum absolu est l'étaC où l'atome a le moins étendu son volume propre dans le vide poreux.

Si donc le volume poreux est au moins égal à la différence entre le volume maximum absolu et le volume minimum absolu, la porosité aura rempli son office en ce qui concerne la possibilité offerte au volume de l'atome de s'étendre selon ses besoins.

Je dis au moins, parce que la porosité parait avoir non seulement le but que je viens d'indiquer, mais encore d'autres buts se rapportant aux propriétés physiques comme à la forme des corps. Je ne dois donc voir dans la grandeur que je viens d'assigner au volume poreux, qu'une limite inférieure, pouvant être dépassée selon la nature des corps.

Il y a donc lieu de considérer la porosité comme un vide, ayanl son mininunn pouvant égaler zéro quand l'atome a son volume maximum absolu, et qui est susceptible de devenir de plus en plus grand h mesure que l'atome diminue de volume, jusqu'à avoir au moins la valeur correspondant au minimum absolu de l'atome, et plus encore peut-être, selon la nature des corps.

De la sorte, quand l'atome doit prendre son volume maximum, il trouve» un vide poreux suflisannnent grand qui lui permet do le prendre, et (|ui va dimiiniant jusqu'il une certaine limite minimum que j'i<ruore et qui dépend de la nature du corps.

Quand rafonie doit prendre son Noiunie minimum, le volume

poreuxva grandissant de toute la diminution du volume de l'atome. On If voit, le volume poreux, considéré au seul point de vue lies variations de volume de l'ittome. est comme un champ libre offert à ces variations, de même que le rivage de la nier, depuis le point des plus basses eaux jusqu'au point des plus hautes, est le champ offert aux variations du flux et du reflux.

Le vide poreux total maximum que je viens de définir, et qui ^^t formé du cliamp ollert aux variations du volume de l'atome, plus uue certaine quiintîté inconnue et fixe qui dépend de la nature de chaque corps, constitue la porosité absolue du corps. Ce chanqi offert varie selon la nature de chiiquc corps, coniiuo feil aussi oeltc certaine quantité inconnue.

De sorte que. pur ces deux causes, lu porosité absolue varie *e/on la nature de chaque corps.

Ainsi, chaque corps a sa porosité physique i)roprr. comme il .1 *• porosité mécanique propre. C'est un point important.

La porosité absolue de l'hydrogène parait être la plus graiulc de toutes, eu égard à ce ([ue l'alome d'hydrogène est celui pour tequel la différence entre le volume absolu maximum de l'atome son volume absolu minimum est. de beaucoup, la plus grande. "'est ce que je montrerai.

La porosité que je ^iens d'analyser est une porosité virtuelle, Elle est, en effet, dans le fnil. envahie par les molécules voisines, ts«it que la température et La pression ne lui donnent pas ta Valeur réelle. \ tout état de la température et de la pression Correspond, pour ehatiuc corps, un cerluiu volume relatif. Ce tvi'est le volume relatif détermine ce (pi'esl la porosité réelle Correspondant à cet état du corps.

La porosité réelle, on va le voir, suit mie loi inverse. I.cs '^^nsités le prouvent.

- LKS TIIOIS

Je suppose que le corps E considéiT soit amené à la tempéra-

tore — ayS" et à la pression maximum, conditions où les molé-

Ciileg des corps sont séparées les unes des autres par un volume

1*oreux. constant, oonstitutif, indépendant de ia température et

de la pression. Ce volume poreux réel es! nn minimum, variable

selon chaque corps et étont loiijouis, j'îiisiste sur ce iKiint. cxliv mcmeiiL pelil. On comprend, en effet, que loiil vide pûrL'u\ minimum qui aurait une certaine grandeur uciuperait de Ij place en pure perte.

Par la diminution de pression et l'augmentation de température, le volume poreux, partant de ce point minimum, augmente et peut allejndre des limites très étendues.

Suivons-le dans sa marche.

Il y a un point où le corps, qui était solide, devient liquide.

Page 1