VI. — nE l'i)missiu> uk la r'oiiosni'; i-m la cmiuik
On peut s'élonner que les Chimistes n'aient pas tenu compte, dans leurs considéralions et calculs relatifs à la Chimie volume trique, des espaces îuleriilomiques et intermoléculaires auxquels j'ai donné le nom de porosité, porosité des (jaz aussi bien que porosité de liquides et des solides. Cet élément joue, cela est bien évident, un vcMe capital dans la constilulion des corps, et parti lièremeiit, dans ta considération du volume des corps gazeux^
Le nom même de porosité n'est pas prononcé en Chimie.
La notion de ces espaces poreux a pourtant été bien déGnie.
Voici, en eft'el, conmieut Wurtz s'exprime à leur égard :
VVurtz {Inirodaclion ù l'étude de in Chimie, p. 2i3) a distinj les parties diverses qui consliluent le volume total de l'atome ï<
Les (lerniéros perlinilra des corps, dîl-il, ne sp loiiL-Iienl pus : elles sont sÉpS^ rées imr des iiitervoltes relativement grands. Elles m meuvent linns l'ëlher. ri. pour tes corps Razeux, leurs distancer sont inimenses par rapport à leurs dimensions; olles soiil 1res considi-rabl» pour les corps liquides el solides. L'espAce 'Nxupé par l'uiiilë de iiiluiiie des corps est dune loin d'être rempli par la siili^lance atomique elle-même: il comprend une portion eoiisidérable de l'étlier. Kn d'autres termes, la notion de la densité des cor|M coiiipreud deux (<l<^meub distincts mais insépurahles, savoir ; tes dernières parliciiles qu'on nomme «td on moli^ules el les espRces interatoiuiques et inlermolLH.-ulaii-es.
I^ Miluiiie poieu.v inlervienl pour une pari impurtuutc ilaiis le voluDie lolal qui correspond à une molécule, cl pur cela même il influe sur la valeur numénqui; des deiisilès. Toute hypoUit'He sur la composition intime des corps, qui ue tient pas compte de la porosité, est riilalement iue\aclo, et lout ce qu'un a pu en déduire est entaché d'erreur. Je fais en ce moment allusion à lliypollièse d'Avogadro, une des pierres angulaires de la Chimie mtnienie. J'\ reviemh-ai bientôt.
S 8- — Slxpression analytique de la porosité.
■Il' rappelle qu'en Irailiint de la porosité, je siij)piisc Inujoiirs 4ue les corps dont je parle sont invariablement placés dans lo-s L'ondiliuiu normales de tempcraluru et de pression.
La purosilé diminue naturellement le nombre d'atomes, par suite le uombre de molécules, contenus dans un litre du cor|)s considéré.
Klaut donné un corps K. j'appelle r. le volume poreux total de ' lilre de ce corps s'il esl ga/eux. uu de i centimètre cube de ce «wps s'il est solide ou liquide, le volume poreux de l'iijdrogène élanl pris pour unité.
1, élanl le nombre dalomes cunlenu dans i litre, -^ représente la pari totale de volume poreux coriespondant k mi atome. W réelle dans la première hypothèse du pore atomique seul: P*rl théorique égale au volume poreux réel de la molécule divisé par l'équivalent, dans la deuxième hypothèse du pore molé- ■^^uiaire seul: part se ))artageant entre les atomes de la molécule ''' la molécule elle-même, dans la troisième hypothèse de l'exis- '*iice simultanée du pore atomique et du pore moléculaire. Je " entre pas. je le répète, dans l'étude intrinsèque de ce quv ^ongHlue celte part de volume poreux représentée par ~- . Je la 'ojisidère en elle-mcme dans son total, el, je l'appelle le volume P*^ux de l'alome.
ie dois ici bien déterminer la signification du terme ::. - étant le volume poreux de i lihe du corps E, :: est une ^rlwne fraction / de i litre.
On a donc : v: =/ i litre.
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