CHAPITRE VIL — RECHERCHE DE L'HYPOTHÈSE VRAIE
§ 1 . — Préliminaires.
Muni des données expérimentales qui précèdent, je vais pouvoir, en rapprochant d'elles les formules théoriques, rechercher laquelle des cinq hypothèses faites est la vraie.
§ 8. — Hypothèse I» de l'atome invariable, fausse.
Volume des V molécules du corps E, — Si le volume des corps êlaît ce qu'indique le tableau, c'est-a-dire proportionnel, pour le
258 THÉORIE NOUVELLE DE LA CUIlflE.
même nombre N de molécules, à Téqui valent, la densité de tout coips serait constante et égale à celle de Thydrogène. Cela n'a pas lieu.
Volume de la molécule du corps E. — Même observation, en disant molécule au lieu de corps.
Volume de Valome du corps E. — Si le volume de l'atome était invariable, le volume de la molécule serait proportionnel à Téquivalent, et on retomberait dans le cas précédent.
Poids des N molécules du corps E. — La question qui se pose est celle-ci : Le poids des N molécules du corps E est-il proportionnel à réqui valent E?
Ne sachant rien encore sur le volume occupé par les N molécules, on ne peut répondre à cette question, qui, ainsi, n'apporte aucune lumière, mais le'* cas suivant sera décisif, négativement.
Poids de i centimètre cube du corps £. — Le poids de i centimètre cube du corps E est sa densité. Le tableau indique que la densité du corps E devrait être constante quel que soit E.
Cela n*a pas lieu.
Poids de la molécule du corps E, — Le poids de la molécule du corps E est le même dans les cinq hypothèses, et égal à Téquivalent.
Poids de Valome du corps E, — Le poids de Tatome dans le corps E est le même dans les cinq hypothèses, et égal a une constante p.
Je ne reparlerai plus de ces deux poids, qui restent étrangers à la question de décider laquelle des cinq hypothèses est la vraie.
Nombre de molécules par i centimètre cube du corps E. — Nous n'avons pas de mesure directe pour le nombre de molécules de I centimètre cube d'un corps.
Par conséquent, le tableau du nombre de molécules ne peut nous servir pour décider entre les cinq hypothèses. Quand TIinpolhèse reconnue vraie sera désignée, la partie de ce tableau correspondant à cette vraie hypothèse nous donnera, comme conscMiuence, le nombre de molécules par i centimètre cube du corps E, connaissance utile à d'autres spéculations.
Nombre d'atomes par i centimètre cube du corps E. — Même observation.
En résumé, les éléments que nous pouvons consulter nous donnent des réponses négatives. Donc l'hypothèse I ne se vérifie pas.
§ 3. -• Hypothèse II, de Tatome comprimé
à ~, ftiusse.
Faire cette hypothèse, c'est supposer que l'atome subit bien une compression constitutive, mais que les corps n'ont pas de porosité, que, par suite, il n'y a pas une part de porosité à attribuer à l'atome.
S'il en était ainsi, il n'y a qu'à réfléchir un instant sur la compression constitutive pour comprendre quelle devrait être sa valeur.
La compression constiluUve a pour but manifeste de comprimer suffisamment les atomes dans la molécule pour que le volume de la molécule ne soit pas démesurément agrandi.
U paraît probable que, quand il y a deux atomes dans la molécule, l'atome doit ôtre moins comprimé que quand il y en a 293.
Il paraît probable, sans passer aux extrêmes, que, quand il y en a 28, l'atome doit être moins comprimé que quand il y en
Il paraît probable, énonçons la formule, que, dans l'hypothèse où nous sommes placés, la compression constitutive doit être proportionnelle, ou au moins proportionnée, au nombre d'atomes, c'est-à-dire à l'équivalent E.
Si elle est proportionnelle exactement, nous tombons dans le cas de l'hypothèse III, que je vais bientôt examiner.
Si elle est simplement proportionnée, nous devons trouver dans la colonne intitulée a atome comprimé à —')) de chaque tableau dressé avec les indications du tableau de la page 249, des rhiflres proportionnés aux équivalents.
Or, si nous interrogeons Uun quelconque de ces tableaux, nous ne trouvons nulle part une succession de chiffres proportionnés aux équivalents.
Donc rhypolhèse II, du moins en ce qui concerne le cas oii la
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compression serait siinpleiiieiit i^roporlioniiée aux équivaleiils, doit être rejelée.
En examinant Thypolliese III, je compléterai Tcxamen de la présente liypôthèse 11.
§ 4 — Hypothèse III» de l'atome comprimé à ^, fletusse
Celte hypothèse est la célèbre hypothèse d'Avogadro.
On comprend, en effet, que si chaque atome est comi^rimé coiiî?»'
titnlivement a y» le volume de la molécule reste invariable, ^*^
comme il n'est j^as, dans celte hypothèse, question de porosit*^'
tous les corps ont des molécides de volume égal sans intervalle^
entre elles. Donc le nombre de molécules par litre est le mén^^
pour lous les corps.
Dans cette hypothèse, les tableaux donnant les volumes et le-!^^
poids
Des N molécules,
De la niolccnlc.
De l'a toi ne.
ne peuvent rien apprendre.
Mais le tableau « Poids de i litre du corps E » va nous éclairer.
Si rhypothèse 111, l'hypothèse d'Avogadro, est vraie, le poids de I litre du corps E, c'esl-îi-dire la densité du corps, doit être exactement proportionnel à l'équivalent.
Par conséquent, -' doit être égal à i ou égal à une constante.
Or, je doiuie plus bas le tableau des valeurs -' pour tous les corps simples, et Ton constate sur ce tableau que -~ n'est pas constant, mais, au contraire, varie selon la nature des corps.
On le reconnaît, que les valeurs -' soient établies avec les équivalents aclu(»ls, ou avec les poids atomiques actuels, aussi bien (|u'aveo les équivalents nouveaux.
Donc, riiypollièselll, rhypothèse d'Avogadro, n'est pas la vraie.
S 5. — Hypothèse IV, de l'atome comprimé à c avec porosité, vraie.
(l'est le tableau intitulé « Poids de i centimètre cube du corps K » ta])leau à établir avec les indications du tableau de la page 2'|(j.
TUÊOHIE NOIVKI.I.K PK \. K V.UIMIV. '*iU
comme il a été déjà expliqué, (jui \u imiis oclairn', pour ««voir si celle hypothèse se vérifie.
J'ai trouvé par mes calculs que
J'ai trouvé aussi que
Donc P, n'est autre que A, ce qui ré?*nlle ilr I» fU*tUfUUfff ffthw* Je P, et de A, et, par roiiséqiienl. rii\|KF(iM'!«^' i\ M* v/'fift/'. ^novenoant qu'on donne aiii MiU'ttf l^ dn l^fM^'fvii fuUInU' •Poids de i centimètre ciiIkt du cor|>^ K > l/'« v^^lz-nr* rrr/M^^* <>/'^ tï<*iisîlés trouvée:» par Teitjiérietir^*,
Or, à établir celle é«aiït#^, on n#ï rf'jtff>nltf ^êW-nu fAnii^U'
^*nc lli>polhè^»e IV e*t vraie.
se.— ajrpoUiése V^ dit TârfiMlMr <iivm»r*lM
Jk V flP^C^ ^^^w\09mm vwi <
n "Hifit #1»»^ rh"yprithp^w» f V 'W^if r <»/*/'» n ri ii** '*/'>n»mi* '^tj^rtf U ,f.M#» P^*tir ijoe iftnii^ anlr«* tUt'w^ '*^r^ f;i\\**-ti* ^«*aniiifHn!*. rhvprithî*^* ^ :i •t^ni f\%\ m ^'«w pf#rTi#^'vi '•/••' t*» j',i
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aCa THÉORIE nouvelle de la chimie.
La loi sur les chaleurs spécifiques a Tcgard de la densité et de la porosité, dont je parlerai bientôt, montre que, la porosité de riiydrogène étant loo, la porosité
De 1 oxygène est. . , lo
Du carbone 8
Du calcium i3
Du potassium 7
et ainsi de suite.
Pour que l'hypothèse V fût vraie, il faudrait donc que tous les
nombres
Hydrogène i ,00000 \
Oxygène i ,ii5ooo y
Carbone 0,53671 A
Calcium i ,97786 \
Potassium 9»447 1
et ainsi de suite, fussent donnés par Texpression pour
L'hydrogène .... i« j^^^ \
l'oxygène i«« -jii^^
Carbone i** -7^ — - B
Calcium i" - — ^^~~
icc 43
Potassium i" — — ^^ ,
icc 7 /
et ainsi de suite.
Or, on reconnaît à la simple inspection des chiffres que ceu^ de B ne correspondent pas à ceux de A.
L'hypothèse V doit donc être rejetée.
§ 7. — Oondusion.
L'hypothèse IV est donc la seule vraie.
Dans ces formules, la compression constitutive —, je le redis est un coefficient propre à chaque corps simple, variant suivant une loi jusqu'à présent inconnue.