DES POROSITÉS DES CORPS
Je ferai ici, sur la porosité, une importante remarque.
Le volume poreux, pour un corps déterminé, n'est pas ini volume de limites invariables, fixes, indépendantes de la température et de la pression, entre lesquelles se mouvrait l'atome en augmentant ou diminuant de volume selon la température et la pression.
Les limites du volume poreux, au contraire, varient selon que la température et la pression varient.
Mais pour un état déterminé de la température et de la pression, les porosités des divers corps par rappprt à celle de l'hydrogène prise pour unité sont données par mes formules.
De teUe sorte que si la Science parvient u donner la loi de variation de la jiorosité de Thydrogène quand la température et la pression varient, cette connaissance des variations de l'unité
a-jS ÏIIKORIE NOUVELLE l>E LA CHIMIE.
de porosité permettra de connaitre, par les formules que j'ai données, les porosités de tous les corps simples a tous les étals de la température et de la pression.
CIIVPITRE. V — CONSÉQl ENCES TIRÉES DES LOIS \^IUFIÉES.
Los résultats des tableaux qui précèdent sont formels et très significatifs. Ces tableaux démontrent les propositions suivantes dont quelques-unes ont été déjà énoncées :
I. — Les corps gazeux ont des pores, comme les coi'ps solides et liquides.
Tous les gaz simples ont un volume poreux.
H. — La formule z = Cp A montre que la porosité d'un corps est indépendante de K, c'est-à-dire du nombre d'atomes contenus dans sa molécule.
Klle est, aussi, indépendante de -, c'est-à-dire de la coinpi*ession constitutive de ces atomes dans la molécule.
Elle ne dépend que de la chaleur spécifique et de la densité.
111. — La chaleur spécifique de i litre d'un corps sinq)le gazeux est proportionnelle au volume poreux de l'atome, qui est exprimé par ^ ou t: H».
Celt(» loi montre que la chaleur spécifique n'existe pas dans l'intérieur de l'atome proprement dit. Elle ne chauffe ni le noyau ni le plasma.
Elle montre aussi qu'il faut donner d'autant moins de chaleur à un <'orps pour élever sa températnrc de i degré, que le coelTîcient de porosité est plus petit, et que le nombre d'atomes par litre, c'est-à-dire le coeificient de compression, est pins grand.
1\. — Le >olume poreux d'un gaz simple est égal au produit de sa chaleur spécifique par son poids spécifique.
\ . — La chaleur spécifique est étrangère à tout volume autre que le volunuî poreux.
M. — La rhalenr spécifiqne est intégralement adrectée à rhaull'er le ><)lunie porenx de l'atome, en dehors de l'atome lui même. Il faut ciiauffer de manière à remplir (!(» chaleur le >(>hnnc poreux de l'atome. Le reste Ji'a pas besoin d'être chauffé.
ML Corps simples fjazcux. — En appelant i le volume poreux
TllLOlllE >OtVELLE DE LA CHIMIE. 2']()
de riiydrogene, les volumes poreux des autres gaz simples sont les suivants en nombres ronds :
Oxygène
Azote
Mercure
(Cadmium
Chlore
Soufre 2
Dronie , 2
Iode 3
Tellure 3
St»léiiiuin 3,35
Phosphore 3,5
Arsenic 3,5
VIII. — En appelant chacun de ces nombres le coeOîcient de porosité du gaz correspondant, la loi qui précède peut s'énoncer de la manière suivante :
a Les chaleurs spécifiques sont en raison inverse des poids spécifiques, ce rapport inverse étant multiplié par le coefficient de poi"osité. »
IX. Corps simples solides ou liquides, — La porosité des corps simples solides ou liquides, je le redis ici, varie de 100 (hydrogène) à 7 (potassium), la plus gi-ande porosité après celle de l'hydrogène solide étant celle du manganèse == 54. La porosité de ces corps varie, ainsi, sauf celle de Thydrogène, de i à 8 environ.
X. Remarque géuéride. — On remarquera que la porosité comparative des corps n'avait jamais, jusqu'à ce jour, été déterminée. Il semblait même qu'elle dut échapper aux recherches.
Mais dès que l'hypothèse sur la matière, sur la constitution des atomes des molécules et des corps, est iixée, cette détermination devient une conséquence naturelle de la considération des chaleurs spécifiques.
YP PARTIE. - LES PRINCIPALES LOIS DE LA CHIMIE RÉDUITES A DES ÉVIDENCES
TITRE h^ - PRÉLIMINAIRES.
Je vais monlrer maintenant que les diverses lois qui sont considérées comme les lois fondamentales de la Chimie, lois péniblement et lentement trouvées par le génie humain, qui a su les reconnaître en les dégageant des faits les plus complexes, ne sont que la conséquence nécessaire de l'hypothèse de Tunité de la matière, que, de plus, elles deviennent de simples évidences, sans qu'il soit nécessaire de faire une seule expérience pour les démontrer.
Examinons-les successivement. Pour que Tévidence soit plus frappante pour l'esprit, on pourra se figurcu* chaque corps simple, comme représenté par un petit bâton d'une longueur égale au nombre premier qui constitue son équivalent, le bâton de l'hydrogène ayant une longueur i .