‹ Loi des équivalentsChapitre 178 sur 282 · TITRE IV. - CONSIDÉRATIONS DES CHIMISTES SUR LA LO · texte numérisé non relu

TITRE IV. - CONSIDÉRATIONS DES CHIMISTES SUR LA LO

Cll.Vl'ITUE I". — REGNAI LT.

Kcgnault. dans son Mémoire sur la chaleur spécifique de qi ques corps simples (Annatrs de Physique el de Chimie, 3* séi— ^•'"^ i8jG, t. XLVI, p. 257), s'exprime ainsi :

Dulon^ et Petit ont énoncé les premiers cette loi physique remarquât^'''''' Lei chaleurs tpécijlques de» corp» simples sont réciproquement proportionna^- ''^"

lel

^B TUÈDIIIE ^OL'VELI.E DE LA CtlIUlE. Hjl

^n kartpoidt atomiques. Les expériences sur lesquelles iU avaient élxibU cette loi

HiAairtit peu nombreiues, et plusieurs d'cnti-e elles se sont trouvées en conlj'ii-

^-dîctioa, par suite des changements considérables que des analyses plus exactes

et uiie connaissance plus complète des combinaisons chimiques ont apportés

aux poids atomiques de quelques corps simples. Néanmoins, les expérience

nombreuses que j'ai Taites, il y h quinze ans, sur tous les corps simples que j'iii

pu me procurer en quanliié sufTIsantc, ont prouvé que la loi de Dulong et

Petit doit être adoptée, non pas dans l'acception rigoureuse que ces célèbri^s

physiciens lui avaient donnée, mais comme une loi approximative, qui peut

être invoquée utilement dans beaucoup de considéra lions scientifiques. Ka

LefTet, d'après l'énoncé précis de la loi. le produit de la chaleur spéciltque d'un

^bx>rps simple par son poids atomique doit être un nombre constant, tandis que.

^^dana mes eipériences sur les corps solides, ce produit a varié de 36 â 4i. Cette

variation provient de ce que la capacité calorifique des cnr|)s, telle qu'elle est

détorrainée par nos eipériences, comprend non seulement la chaleur apéclfique

atomiqae, c'esl-à-dire la quantité de chaleur qui est nécessaire pour élever la

tcmijoralure de l'atome de i degré, mais encore la chaleur qui disparaît en

opcniitt la dilatation du corps, ou dons les changements moléculaires qui

amènent son ramollisse ment successif on déterminent les variations de ses

groupes cristallins. Ces effets secondaires absorbent des quantités de calorique

1 ne sont nullement réciproques aux poids atomiques des coi-ps et qui varient

^aUleurs, pour chacun d'eux, suivant les limites de température entre le.'iquelles

t lea observe.

, Pour s'en convaincre, il suflit de comparer entre elles les chaleurs spécifiques B quelques corps simples, prises à des points li*ès difTérenls de l'échelle ther- {omctrîque: on reconnaît innnédiatement que leui's rapports changent senslil avec la température, et comme les poids alomiques restent les mêmes. 1 est évident que le produit de la chaleur s)>écinque par le poids atomique doit rarier avec la température inégalement pour chacun d'eux.

EqGu, la chaleur spécifique d'un même corps est souvent très différente, Suivant qu'on te considère à l'état solide, à l'état liquide ou à l'état gazeux. Ainsi, tandis que pour tous tes corps simples solides que j'ai étudiés dans mes isrécédents mémoires, le produit de la chaleur spécifique par le poids atomique N^arie entre 3Q et 4i ; ce même prodnil n'est que de ai.o pour les gaz simplets «.|ui. tels que l'oxygène, l'hydrogène et l'azote, s'éloignent peu de la loi de Xtarioll«: et il est de 3g,5 pour le chlore et le brome gaxeux qui s'en écartent s notablement.

De plus, les gaz qui suivent i, peu près la loi de Mariette, conservent une Mcité calorifique senûbleinent constante aux différents points de l'échelle du Stermomètre à air, tandis que celle capacité calorifique augmente rapidement ^vec la température, pour tous les gai qui s'écartent nolahlenieut de cette loi «^umnie te gaz acide carbonique. Celte dernière observation sufiirait â elle seule x« déniontrer que la loi de Dulong et Petit ne peut pas être admise comme une B«ii physique rigoureuse.

Quoi qu'il en soit, personne ne peut douter aujourd'hui que la loi de Dulong Vît Petit, quand on ne l'applique qu'à des corps simples considérés sous le même

Et phyùque, ne puisse être d'un grand secours en Chimie pour guider dans chou des poids atomiques des corps simples, lorsque les considératiorw.^ jniquBs permettent [l'en adopter plusieurs également probables. C'est en ntC^

fondant sur celle loi. que j'ai proposé de ciianger les poids otomiqnes i métaux alcalins et celui de l'argent cl de prendre des valeurs moitic de cellnl que les chiniUlm iint adoptées généralement. Ce changement, qui est d'acconif avec l'isomorpliisine, ne peut liirder à élre ndopté.

Page 1