CHAPITRE I". — PIIEIVE .1 ptinmi. ^^^^^M
La loi de Dulong et Pclit est îiiexaclc, ti finori, avant loul*«^H vt-rilication. "
En cflet, dans le premier membre de l'équation, G, X^^^ = Constante, l'un des termes, E. est fixe et l'autre, C^, variable selon la température.
Je vais ciler quelques exemples :
La cbaleur spécifique de l'iode esl :
à l'état solide o,o54ta
— liquide 0,10833
La chaleur spécifique du phosphore est :
de — 7" à + loo.. 0,1740 de io»à 3o* 0.1887
THÉORIE NOUVELLE DE LA CHIMIE. ag3
Gomment, dès lors, peut-on dire que Cp X E est constant? De même la chaleur spécifique du mercure est :
à ioo<> o,o33
Soqo o,o35
Celle de l'argent est :
h loo^ coSSy
3oo® • o,o6ii
Celle du cuivre est :
à ioo<> o,og4o
3ooo o,ioi3
Celle du fer est :
à looo 0,1098
3oo<> o,iai8
Celle du platine est :
à looo o,o335
i aoo^ o,o38i8
Celle du charbon est o,a4iii.
Celle du diamant est 0,1^687.
Sans doute à d'autres températures, la chaleur spécifique serait très différente.
Quelle chaleur spécifique prendre?
MM. Berthelot et Vieille, dans leur Mémoire « sur la chaleur spécifique des éléments gazeux à de très hautes températures )> {Annales de Chimie et de Physique, 6"' série, IV, i885, p. 72), arrivent à cette conclusion :
La chaleur spécifique élémentaire des gaz simples proprement dits, tels que l'hydrogène, Tazote, l'oxygène, serait donc triplée à 4Ô000...
La chaleur spécifique moytmne du chlore (à volume constant) serait triple à peu près de celle de l'hydrogène vers 18000; celle-ci étant égale à 5,i, celle-là devra être i5,3 environ.
Le carbone, dit M. Troost (Traité élémentaire de Chimie, p. 298), rentrerait, aux températures élevées, dans la loi des chaleurs spécifiques de Dulong et Petit (M. F. Weber), si les chaleurs spécifiques des métaux n'allaient pas aussi, de leur côté, en croissant avec la température.
Je reviens sur ce point. Pour montrer qu'un corps déterminé rentre dans la loi de Dulong et Petit, on fait varier la tempéra-
turc lie ce corps el uvec vUc lu clialciir spéciliqiif, puis on s'arrêB il la Icmpéralure ait le proiluit île la chaleur spi'ciliqiio par l'^qul valent iloniie le clillTre recherL-liù. et là. ou dit : « A celle (emp4 riiluie, la loi se vérifie. » Le procédé est, en vérité, un [>&vj pui'-iil. Une couclusioii de ce genre n'a. au point de vue de (« corliliulo, aucune valeur.
De Doucheporn s'est apinoclié de la M'rilé, lorsqu'il dit (Phiù Sophie naturelle, p. 343) ;
...ICii siilulitiiiint au poids de l'atome de Duliing fI PdUI In demUr lit- c~ «4 atonie. lions arrivons thfioriqiicment à un resulltit identique avec celui de t^--*' Kivaiils pliyMcicns. c'eat-à-dire a ta conslaiice du produit de la capacité par i va Ion F nlomlque.
'AiCcJ
Je rappelle, en eCTct, la loi que j'ai indiquée? plus haut. C|,A=^
i:iUl'ITUK 11.— UEI.EVÊ MV. IJt ELQi ES NON-CONGOHUAKCES.
Itcfjin.'udl, tians son Ménioiic. «. Chaleurs spécifiques de qu« que* corps simples a, inséré dans les Annales de Chimie et de Pi sique (3" série, i86i, t. LXIII). signale certaines încerlîludcs qifcrenconlro à l'endroit des chaleurs spécifiques.
l.ithiam. — Si l'on acceptait, dit-il, le poids atomique 80.87 lOii^' '1"^ ^ cliimisle» donnent an lithium, le produit de In rtialeiir spûciftqne p«r le poS atomique serait 75. Gi. Mais si l'on admet le poids nlomique ja.18 i3,^i) r^ donni' il lu lllliinc la formule Li*0, on oblient te piodult 37,80 et le lilliii.^ satïsruil niors parfaitement ii la loi qui régit les chaleurs spûri tiques des cu^ simples.
La Chimie a adopté 7 pour le lithium. Klle a eu ses raîso pour cela, et ces raisons contredisent la loi de Dulong el IVU—
Iridium. — RcgnaulL trouve pour le produit E X C^;
Osmium . . .
Itliodium. .
Iridium...
Et ne pouvant s'expliquer l'écart de l'iridium, il dit :
(.Inninie le produit 45 de ta chaleur spécifique par le poids aloiniqui ■leviS i'ni loujour* pcnsi que le mélnl clnlt impur.
TUÉOlllË NOUVELLE DE LA CUIHIE. 397
On lui donne un autre échantillon, considéré comme plus pur. ^vii lui donne pour chaleur spécifique o,o4i86.
Celte chaleur spécifique, fait-il observer, est encore plus forte que celle que J Hvais trouvée sur les précédents échantillons, et le produit de la chaleur spéci- ^quc par le poids atomique est 5i,62. Cette expérience, ajoute- t-il comme explication, prouve à l'évidence que Tiridium est toujours altéré par des proportions notables de Tun ou de plusieurs des métaux, à faibles équivalents, fini acconipagnent le platine.
Enfin, Kegnault opère sur Tiridium fondu, et il trouve :
Celle chaleur spécifique, dit-il, est beaucoup plus faible que celle que j'avais trouvée sur les autres échantillons; si on la multiplie par le poids atomique X a33,2, on trouve le produit 40,19, qui est entre les limites que j'ai reconnues pour les corps simples. Toutefois, je pense que la chaleur spécifique de riridiuni parfaitement pur est au-dessous de o,o335.
Manganèse, — Regnault trouve :
Le produit de la chaleur spécifique par le poids atomique 344.7 (27,57) est 45,91, nombre beaucoup trop fort.
Une autre expérience donne C =0,1217 qui, multiplié par 325 (26), donne 39,55, « qui est compris, dit Regnault, entre les limites cjue j'ai indiquées. »
Mais la Chimie a cru devoir adopter pour le manganèse, non ^6, mais 27,5, et, par conséquent, les motifs de cette adoption oondamnent la loi de Dulong et Petit.
Silicium. — Pour le silicium, Regnault trouve, pour la chaleur spécifique, quatre valeurs dont la moyenne est 0,1774. Il adopte néanmoins 0,176 et il ajoute :
La chaleur spécifique moyenne 0,176. multipliée par le poids atomique