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THÉORIE

Il y 0 donc une certaiiit: li'iiipt^rulure T au-dessus de laqui le corps reste lotijours à l'élnl guzeux, quelle que suit la pressii au-dessous de laquelle le corjiH. sous une pi'cssîun suflisanle, amené à l'élut liquide, l'his la temjiériilure où l'on ae In au-dessous de T est basse, moins est foilo la pression iiéeessi pour produire la liquéfaction.

La température T, je ic r«^pcto, est ce que IVni nomme la li pératurc critique.

La pression 1', (piï, îi la température T, produit la liquéraclii otTre les caractères suivants :

A la tempéralure T. toute pression moindre que P ne pri pas la liquéfaction, toute pression plus grande la produit. P un minimum.

A une tempéralure plus grande que T, aucune pression produit la liquéfaetion-

A une lenipéraliire moindre que T, il existe une pression dre que P. qui produit la liqnrfiictînn, et cette pression est d'au tant plus basse au-dessous de 1* que la température est plus basse.

P est ce que l'on nomme lu pression critique.

La pression critique est la pression ia jdus basse qui, à la tel pératine T, puisse produire la liquéraclion.

L'état des comlitioiis pliysiques, caractérisé par T cl V, nomme le point critique.

Une fois la liquéfaction produite, si l'on comprime davantagi le volume poreux, puisqu'il a atteint son minimum relatif, ne pourra momentanément i>as diminuer, et il y aura équilibre entre les plasmas d'atomes qui. étant identiques, resteront éj ment comprimés l'tm par l'autre. Si l'on augmenic la pressi chaque plasma sera dans le cas d'un ressort très compril qu'une grande augmentation de pression déforme à peine.

C'est parce qu'il existe encore, entre deux atomes, ce petit poreux, minimum relatif qui caractérise l'entrée en liquéfacUi que les molécules ont encore cette Tacililé à se mouvoir les h l'égard des aulres. qui constitue l'état liquide. D'une part, ne peuvent pas s'écarter les unes des autres parce que la presi les maintient, et, d'autre pari, elles ne peuvent pas se rappi'Ocl davantage parce que l'énergie contenue dans le plasma de que atome oppose une résistance à ce rapprodiement.

iSP.

A dater de ce point, la résistance de Téther, qui dominait quand on faisait diminuer le volume poreux, n*est plus que secondaire (levant la résistance du plasma de l'atome.

Cette résistance, à mesure que Ton comprime, devient de plus en plus énergique, mais sans céder cependant.

Dans cet état, le volume total de Tatome reste invariable ou à très peu près, car le volume poreux ne diminue pas et le volume du plasma diminue insensiblement tant que le plasma résiste.

Tandis que, dans Tétat liquide, v^c présente un minimum relatif R^j, Vp présente de même un minimum relatif Rp.

Sous des pressions croissantes, ces deux volumes minimums relatifs diminuent très peu a nouveau.

C'est pour ce motif que le corps à l'état liquide reste à peu près incompressible.

Sous des accroissements de pression, ces deux volumes minimums relatifs ne diminueront pas sensiblement tant que ces accroissements n'auront pas atteint un certain degré.

Il ne reste donc plus place désormais aux diminutions de volume de l'atome qu'entre les deux volumes minimums relatifs Rn et Rp et les deux volumes minimums absolus A,: et Ap, que chacun d'eux prendra à la plus basse température et à la plus forte compression.

Voyons comment ces volumes minimums absolus sont atteints.

Le corps est à l'état liquide, déjà très comprimé. Comprimons-le encore. Les deux plasmas continuent à résister quelque temps encore à cette compression, mais bientôt il vient un moment oii ils atteignent la dernière limite de leur résistance possible.

Tout à" coup, ils cèdent. Telles deux vessies pleines qui viennent de se crever. L'énergie se perd, ce qui se manifeste par le dégagement de chaleur. Le petit volume poreux qui séparait les deux atomes, et qui était dû à Ténergie résistante des deux plasmas, disparaît presque en totalité.

Les deux plasmas viennent au contact, autant qu'il puisse y avoir contact dans la nature, ce qui veut dire que le volume poreux se réduit au minimum absolu A^r. En même temps, le

3l8 THÉORIE NOUVELLE DE LA CHIMIE.

plasma de chaque atome a alleinl son volume minimum Ap. 1^ corps passe à l'état solide. La solidification est due k la force avec laquelle les deux plasmas se retiennent l'un l'autre par Teflet de la gravitation îi distance à peu près nulle, et elle est d'autant plus forte que la température extérieure est plus basse, c'est-à-dire que l'énergie de chaque plasma est plus perdue.

On peut représenter les trois étals gazeux, liquide, et solide, par les trois positions suivantes relatives des deux atomes:

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