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CHAPITIIE VII. — CITATIONS SI R LA LOI

§ 1. — Femet.

Les expériences effectuées avec cet appareil, dit Fernet (Traité de Physique élémentaire, p. 107), conduisirent Regnault à cette conclusion que, jusqu'à 3o atmosphères, l'air, l'azote et l'acide carbonique s'écarlent do la loi de Mariotte dans le même sens: sous des pressions croissantes, leur volume éprouve des diminutions plus grandes que celte loi ne l'indique. L'écart est surtout considérable pour l'acide carbonique, c'est-à-dire pour celui de ces trois gaz qui est le plus facilement liquéflable; ainsi, en combinant entre eux les résullal» obtenus dans des expériences effectuas sous des pressions croissantes, on trouve (|ue, pour réduire une même niass<^ d'acide carbonique à -p du volume qu'elle occupait* sous la pression atmosphérique, il suflit d'une pression d'environ i5 atmosphères. — Au contraire, l'hydrogène s'écarte de la loi de Mariotte dans un sens opposé; pour des pressions croissantes, son volume éprouve desdiniinulions un peu moindres que ne l'indique la loi.

Dans des recherches ultérienres. Regnault a pu employer un appareil de dimensions beaucoup moindres que le précédent, pour étudier la compressibililé de certains gaz beaucoup |)lns voisins de lenr point de ii(|uêfaction, comme l'acide sulfhydrique, l'ammoniaque, l'acide sulfureux, etc. Il a constaté qu'il sulTil de faire varier la pression entre i et 3 almo.sphères. pour que ces gaz présentent des écarts sensibles par rapi)ort à la loi de Mariotte.

§ 8. — M. Mendeleefr, pour l'hydrogène.

Les déterminations de Natterer (i8.'»i-i85'i), ainsi que les données d'Ainagat «i 880-1888), dit M. Mendelecff (Principes de Chimie, p. 223), montrent que la

TllÉOniE NOUVELLE DE LA CHIMIE. 3a5

compressibilîté de Thydrogènc, sous de hautes pressions, peut être exprimée par

les chiffres suivants :

p =: I loo looo aSoo

v= I 0,0107 0,0019 o,ooi3

pv= 1 1,07 • 1,9 3,a5

p représente la pression, en mètres, de la colonne de mercure.

V le volume, le volume à la pression de i mètre étant pris égal à Tunilé.

» le poids en grammes de i litre d'hydrogène à 200.

Si l'hydrogène suivait la loi de Mariotte, le litre de ce gaz pèserait, à la pression de a5oo mètres, non pas 85, mais 265 grammes. Les chiffres ci-dessus montrent que le poids d*un litre de gaz tend, à mesure que la pression s*accroit, vers une limite qui est, sans doute, la densité du gaz à Tétat liquide. Le poids ci*tin litre d'hydrogène à l'état liquide doit probablement être voisin de 100 grammes, et sa densité serait, par conséquent, égale à 0,1, c'est-à-dire moindre que celle de tout autre corps liquide.

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