‹ Loi des équivalentsChapitre 226 sur 282 · I. LE RAPPORT ", PEUT ÊTRE PRESUME A PEU PRES SIMPLE · texte numérisé non relu

I. LE RAPPORT ", PEUT ÊTRE PRESUME A PEU PRES SIMPLE

A PRWHl

Je me place dans le cas d'une combinaison de deux corps simples gazeux.

Je vais montrer que n et n', au lieu d'avoir besoin d'être des nombres très grands pour que l'égalité ait lieu entre les volumes nVm et n'vJn, sont, au contraire, des nombres d'une grande simplicité.

Si une sagesse infinie n'eut présidé à la Création, ici comme en raille autres circonstances, le rapport -\, produit du hasard, aurait pu être très complexe.

Mais la simplicité suprême qui régit toutes les choses de la Nature nous dit que cette même Nature n'a recours aux nombres à rapports compliqués, qu'après avoir épuisé les nombres h rapports simples.

Quand deux gaz se combinent, il y a lieu de présumer que la combinaison se produit dans les conditions qui sont le plus favorables pour que la combinaison ail lieu.

37a THÉORIE NOUVELLE DE LA CHIMIE.

On peut supposer que la condition est le plus' favorable, quand n molécules du gaz E forment, soit exactement, soit dans la limite du jeu d'inégalité, le même volume que n' molécules du gaz E' et que le rapport "7 est, dans la même limite, très simple.

A ce propos, je fais remarquer que, puisque le rapport -", n*a besoin d*êlre simple que dans la limite du jeu d'inégalité, je tiendrai compte de cette latitude en disant désormais, au lieu des mots rapport simple, les mots rapport à peu près simple.

Nous pouvons donc conclure de cette remarque que les nombres de molécules des corps E et E', nécessaires pour produire une combinaison de E avec E', doivent être entre eux dans un rapport à peu près simple.

n. PLUS LE RAPPORT " APPROCHE d'ÊTRE SIMPLE, PLUS,

TOUTES CONDITIONS EGALES d'aILLEURS, LA COMBINAISON DES DEUX CORPS SIMPLES GAZEUX E ET e' PEUT s'OPERER FACILEMENT.

Pour que la combinaison du corps E avec le corps E' puisse s'opérer, il faut que la juxtaposition de K^ volumes nv^ avec K^ volumes n'v'n, puisse se constituer facilement.

Or, je Tai montré, la condition première, nécessaire à celle combinaison, est que nv„j = n'vj„.

C'est donc la juxtaposition de ces deux volumes nVn^ et n'v;„ qui doit se faire facilement.

Pour cela, on Ta vu, il faut que n et n' soient entre eux dans un rapport simple.

Il est certain que, si n était, par exemple, égal à 78 et n' a 97. il faudrait trop d'efforts aux molécules des deux gaz pour se chercher, se trouver, et former, pour le gaz E, le volume 78 v,„.el pour le gaz E', le volume ()7 vj„ , nécessaires l'un et l'autre pour établir l'égalité 78 v„j = ()7 v|„.

A plus forte raison, si n cl n' étaient des nombres plus grands.

Si, ail contraire, le rapport ", est simple, les molécules se juxtaposent iminédiatenieiil pour la combinaison. On peut donc conclure que :

i^ Quand le rapport -, est simple, la combinaison s'opère facilement :

THÉORIE NOUVELLE DE LA CHIMIE. 3'j3

2° Plus le rapport —, est simple, toutes autres conditions égales d'ailleurs, plus la combinaison est facile;

3° Plus le rapport -" est complexe, plus la combinaison a de peine à s'effectuer, de telle sorte qu'on peut présumer que si ce rapport est très complexe, la combinaison ne se fait pas.

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