‹ Loi des équivalentsChapitre 235 sur 282 · ânonoé par Avogadro · texte numérisé non relu

ânonoé par Avogadro

Dans son Mémoire de 1811 sur la manière de déterminer les masses relatives des molécules élémentaires des corps, inséré dans le Journal de Physique, tome XXXIII, Avogadro s'exprime ainsi :

M. Gay-Lussac a fait voir dans un Mémoire intéressant {Mémoires de la Société d'Arcueil, t. H) que les combinaisons des gaz entre eux se font toujours selon des rapports très simples en volumes, et que, lorsque le résultat de la combinaison est gazeux, son volume est aussi en rapport très simple avec c^lui de ses composants ; mais les rapports des quantités de substances dans les combinaisons ne paraissent pouvoir dépendre que du nombre relatif des molécules qui se combinent et de celui des molécules composées qui en résultent. 11 faut donc admettre qu'il y a aussi des rapports très simples entre les volumes des substances gazeuses, et le nombre des molécules simples ou composées qui les forme. L'hypothèse qui se pn'sente la première à cet égard, et qui parait même la seule admissible, est de supposer que le nombre des molécules Intégrantes dans les gaz quelconques est toujours le même à volume égal ou est toujours proportionnel aux volumes.

En effet, si on supposait que le nombre des molécules contenues dans un

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volume donné tM diirért;nL |Miiii' les diiréi'unU fcut, il uc seruil Kiièrc de cnnccvoir que la loi qui pri-aiilernit il la distance des niolécutca pût doun^ en Inut «is, des rapporU aussi simples que les (k'iH que non» tenons de c nous obligent à ndtneltrc enlrir le lolmne et le nombre de* molécules. , contraire, on conçoit très bien que It^s moli^ules dtiiis It-s gaz soiciil â distance l«tle que leur attmclion difT^'rente ponr le calorique puisse se tu h en condenser une quantité phi» on moins grande autour d'eUes, mus q t'altno»pliére forint^! pur ce llitide dit plus d'étendue pour les unes que p les autres, et, par conscquent, sans que la dislance entre les molt'-eides varie, a en d'autres termes, sans que le nombre de molécule* cnntpini dans u tktnnù soit lui-m<^nie diffôronl. M. Dalton, à la vérili', a proposé une hypolld directement contraire à cet égiird. savoir que la quantité- de calorique d toujours ^tie la mânie pour les molécules d'un corps quelconque k î'Aatl gai, et que l'attraction plu» ou moins grande pour le calorique ne Guw q condenser plus ou moins cette quantiti! de calorique autour des inolKUlesiJ varier par la distance entre les molécules mêmes; mais dans l'oliscurit).' o sommes sur la manière dont celte attraction des mol<k;ules sur le cal 9'exerce, rien ne nous peut dt^tcrmlner a priori, pour Tune île ces liypolh plutôt que pour l'autre, et l'on serait plutôt porté à adopter une liy^Mtlrfi mnte, qui ferait varier la dislance des molécules et lu quantité de calo Helon des lois inconnue», si celle que nous venons de proposer n'était | nppu>ée sur cette simplicité de rnppoi't entre les volumes daus le» combtn sons des gax, qui parait ne pouvoir ôlre aolrement expliquée.

... En parlant de cette hypottiése, on voit qu'on a le nio>en de délern très aisément les masses relatives des molécules des corps tpron peut avdljj l'état gazeux, et le nombre relatif de ces molécules dans les combinaisons, a le» rapport» de» masses des molécules sont alors les mèmi's que ceu» < densités des dilTércnts gaz. a pression et tcmpémhirc égales, cl relatif des molécules dans une cuinblnaison est donné iTiujiédlnti'mcnt par I rapiiort des volumes des gan qui la forment.

1^ 3' — Énoncé par M. OrlmauK.

Voici en quels Icnnes M. (ïrimaux (Tliéurirs li .\iil'ilifiiis cfiint ques. p. /lit oxpose l'hypothèse d'Avogudro :

Une liypothèse nous permettra de déterminer les poids relatifs des moUeutai api>elée3 imids moléculaires, hypothèse fondée sur les propriétta des gai. Elle ftl"

i8ii iiar un chimiste italien. Avogadro. exposée de nouveau | Ampère et comme ^ tort sons le nom d'hjpolhése d'Ampère.

Les gnx et les vapeurs, quelle que soit la nature, se dilatent ou se contracte) d'une nifimo quantiliî dans les mêmes conditions de Icmpéralure et de presstott,^ Avogadi-o, pour expliquer cette identité dans les elTets produits par les f physiques, a supposé que les gai! et les vapeurs sont constitués par de» parti cules placées h égales dislances, s'écarlant ou se rapprochant d'une i quantité sous les mêmes variations de temiiérature et de presMon, et que, | suite, il y a on nombre éi,Ml de ces particules dtim im même volume. J particules il a donné lo nom de molécules.

Les gaz et les vapeurs renfermant, sous le même volume, le même nombre de molécules, il s'ensuit que :

Les poids relatifs des gaz et des vapeurs, c'est-à-dire leurs densités, représentent les poids relatifs des molécules.

Les poids moléculaires sont alors proportionnels aux densités gazeuses.

§ 4. — Hypothèse d'Ampère.

Pour déterminer par le rapport des composants d*un corps, dit Ampère (Lettres de M. Ampère, Annales de Chimie, XC, 181 4, p. 43), le nombre de molécules (atomes de la théorie atomique) qui se trouvent dans chaque particule (molécule de la théorie atomique) de ce corps, je suis parti de la supposition que, dans le cas où les corps passent à l'état de gaz, leurs particules (molécules) seules soient séparées et écartées les unes des autres par la force expansive du calorique à des distances beaucoup plus grandes que celles où les forces d'afTlnité et de cohésion ont une action appréciable, en sorte que ces distances ne dépendent que de la température et de la pression que supporte le gaz, et qu'à des pressions et des températures égales, les particules (molécules) de tous les gaz, soit simples, soit composées, sont placées à la même distance tes unes des autres. Le nombre des particules (molécules) est, dans cette supposition, proportionnel au volume des gaz.

f:n\PlTRE II. — LO>G OUBLI DE CETTE HYPOTHÈSE.

L'hypothèse d'Avogadro, faite en i8i i et restée plus de vingt ans indifférente aux Chimistes, fut reprise et définitivement introduite dans la Science par Gerhardt.

Remettant en honneur la proposition longtemps oubliée dWvogadro, dit Wurtz {Introduction à l'étude de la Chimie, p. 81), Gerhardt admettait que les molécules de tous les corps volatils, simples ou comjwsés, occupent, à l'état de jk'az ou de vapeur, le même volume qu'une molécule d'eau.

Cette hypothèse est devenue l'une des pierres angulaires de la Chimie moderne.

CHAPITRE III. — PROPOSITIONS DÉDUITES DE CETTE HYPOTHÈSE, AYANT ENTRE ELLES DES SIGNIFICATIONS ANALOGUES.

L'hypothèse d*Avogadro par elle-même ou par les conséquences qu'on en tire, a donné lieu au\ propositions suivantes, qui se déduisent la deuxième de la première, la troisième de la deuxième

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el qui sont, par suite, trois Tormes diflërentes dérivant du in^ objet.

I. — l,cs ga/ ol vapeurs de» corps simples se dilatent oui contractent de la même quautilé, quand la température elA pression varient.

II. — Les gaz el vapeurs des corps simples renferment sous le m^me volume, quelle que soit leur nature, le même nombre de molécules.

III. — Les poids moléculaires sont proporlîonneU aux densités gazeuses.

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