‹ Loi des équivalentsChapitre 238 sur 282 · ELLE OE L · texte numérisé non relu

ELLE OE L

■ JDisonasion de la. formule.

n résulte, ai-jc dil. de l'hypollièse d'AtogacIro que • lesp moléculaires sont |)ro)>ortioiiiiels aux deusilês (^azeui^es ■

I<a même prupo^ilïon est encore préseal^ sous tes 1 suivantes :

1 Les poids molt'culaires sont, a Irt-s peu près, le double d densités ^zeuses rapportées ù l*b\drog^^e, »

Les poids molëcuUfrfs mïhI r^pn^rnli'-s par 1rs m^uits cliiffm qoc 1p ienùk des denalés gaieiues prises par rapport û rii>(lr»^iie, dil \\. lirîitinui i Ttiiorin ft S'olaUon* ehimiqun, p. S71.

l>u, en d'autre? termes :

1. Les poids relatifs des paz el des \apeurs. c>M-à-dire leo» densités, représentent les poids relatir^ des molécules, i

A priori, celle proposition ne parait pus devoir être vraie.

Un poids moléculaire, en effet, je viens de le dire, est uo p lise, invariable, ahsohi.

Le rapport des poids niolérulaires est dune un rapport abs invariable.

I^s densil^a, au contraire, sont relatives à la température 4 5 la pression auxquelles sont soumis les gaz. et nous avons 1 que. de ce fait, elles peuvent varier en de larges limites.

Il est bien vrai que, dans la région de constance, le rapport des densités des deux corps gazeux reste invariable, de telle sort» que si, en un point quelconque de celle région, le rapport é densités était égal au rapport des poids moléculaires, celte é subsisterait en tout autre point de la région de constance.

En est-il ainsi? Kst-il \rai qu'en un certain point de la i de constance le rapport des densités donne le rapport des poNl moléculaire»?

La Cliimîe moderne l'a supposé, et ccttr supposition constiM l'bypolhÈsc in^me d'Avogadro.

Mais rien absolument n'autorise à faire n priori une suppi sîlion pareille.

Évitleinmciil, si Ton prend pour point de départ une hypothèse préliminaire qui sera une forme autre de l'hypothèse d*Avogadro, si Ton suppose, par exemple, d'emblée, que, à l'état de gaz parfaits, les molécules de tous les gaz ont le même volume, grâce a cette proposition, on reconnaîtra bien l'exactitude de la proposition que je discute. Mais on ne peut faire sous une deuxième forme l'hypothèse d'Avogadro pour prouver qu'une première forme de celte même hypothèse est vraie.

Je le répète, d'une manière directe, rien absolument ne pcuT porter à identifier le rapport des poids moléculaires au rapport qu'ont les densités des gaz considérés aux conditions quelconques, qui forment nos conditions normales.

Remarquons que la loi de Mariotte et la constance des coelïicients de dilatation ne donnent un rapport fixe pour les densités que dans la seule région de constance.

Dès qu'on quitte cette région, il faut que, à mesure que les volumes diminuent par la diminution de température ou Taccroissement de pression, une chaîne ininterrompue de phénomènes connus relie les densités correspondant aux conditions normales avec les densités prises aux conditions extrêmes.

Ces dernières densités, seules, sont en rapport direct et immédiat avec les poids moléculaires.

En effet, le rapport des densités prises aux conditions extrêmes est le rapport de densités qui se rapproche le plus du rapport des poids moléculaires. Il ne lui est pas précisément égal, mais c'est uniquement parce que la molécule de l'un des corps n'a pas le même volume que la molécule de l'autre corps. Si ces deux volumes étaient égaux, on aurait :

Pm --— ^in-^ Pm' = V.nA'

D'où l'on déduirait :

Pm' A'

Il faudrait donc, je le répète, pour qu'on eut la même égalité pour les densités aux conditions normales, montrer l'existence de la chaîne ininterrompue dont je viens de parler, chaîne

corps. ^^M t'g»lnmplMlg ^

3<j3 tb£obic ioctxlle ne t( C«I«1E.

rtignaul ttcpai* k^ eondilioii» norauln ja?qn'a (>\lrL'mcs. Alor«. il n'> aurait plas. entre Ir rapport de» | muIÀrulaire^ el Ir rapport di-i drn»!^. tt'«utrr < celle dae à ce que le % i>lumr de la mnlécale de l'on de» c Mnil pa* ég»\ au volume de la iiioléeule de rantrv corps.

Or. celte cbabie ininterrompue n'existe pas. Dès qu'oa « la rë(^oii de constance, on ne sait plus ce que devient le i deh densités. 1^ loi de Mariotle, en disparaissant, n'e»! r par aucune antre. En réalilé. la Chimie ifniorr queUr loi s les tolumes, préci»êmenl dans les limite» uù elle a le plus dlnlér^ h la connaître. .\ cau^ de l'absence de lois connues dam I-rt'fiion» oii les gaz ne sont plus gaz parfaits et lemlenl \er» U liquf'-facltuu. on ne sait comment K* rapport des deoâtés ) comporle dans ceii régions. Les chaiigemenL* de deiisitë» < conduisent ver? la connaissance des poids moléculaires s'opi pn'ci«éme»l en dehors du seul champ sur lequel la Science ai' juM|u'à ce jour porti*- ses invesli^tîons. Tout lien entre l< poidn moléculaires ri les densiléji gazeuses, poids moléi.-alaîn-' el densités gaTeuscs considérés à partir de l'origine, cest-à-ditià partir de l'état des conditions extrêmeit- se Iroove ainsi mnipu el. |iar suite, la proposition énoncée, disant que le ra^Kirl dr> den>il«'rH gazeuses prises urix conditions normales est égal n rapport des poids moléculaires, ne peut être rationnellenmt élahlie.

I.a fonnule, je le répèle, parait donc, a priori, ne pooToir clrf exnde. et c'est bien ce qui a lieu.

Je vais, pour démontrer l' impossibilité de Iti proposition éiu'ii fée. l'analjsrr d'une manière dirccle.

bpènïH

- M MICHE QUI \\ ÈTWE SI l*lf.

\i)ici la marche que je vais suivre dans cette analyse.

Je vais déraoïili-er en premier lieu que la proposition éuonw' e-l vraie jKmr rhydrugène. considéré aux conditions extrêmes de leiiipéruturc minimum et de pression ma\inmm.

Puis je tnonlrerai qu'elle n'es! vraie que dans ce seul cas.

On reconnaîtra que. d'une manière générale, les {Kiids mol'' culaires des corps sont proporlionnels aux densités gaxi'asci

TUÉORIE NOUVELLE DE LA CHIMIE. SqS

multipliées par un coefficient qui dépend de la loi de développement du volume des corps lorsque le corps passe du volume minimum au volume maximum, loi qui varie selon la nature de chaque corps.

Je montrerai que, par exemple, pour Thydrogène et Toxygène,

lu

ce coefficient est égal à :^ --, en appelant u^ le volume minimum de l'hydrogène, u^ le volume minimum de Toxygene que les calculs montrent être égal à i,25 quand u,j= i.

On reconnaîtra ensuite que Texistence de ce coefficient, variable pour chaque corps, rend impossible la proposition énoncée par la Chimie actuelle, et par cela même rend Thypothèse d'Avogadro impossible.

On reconnaîtra subsidiairement que cette théorie démontre l'équivalent 2 de l'oxygène, de même qu'on démontrerait la vérité de l'équivalent nouveau de tout autre corps simple, en lui appliquant un calcul et des considérations analogues.

Je donnerai, d'ailleurs, plusieurs démonstrations de la vérité que j'énonce ici.

m. DÉMONSTRATION.

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