PM = 28,88 DV
«Cette formule est d'Ampère,» dit M. Grimaux (Théories ei Nolations chimiques, p. 43).
On la considère comme l'expression d'une loi. Connais-
sant les densités, dit-on, on en déduit les poids moléculaires, ou, connaissant les poids moléculaires, on en déduit les densités.
La formule est devenue aujourd'hui courante dans la Science.
Or, cette formule n*a pas de signification. Elle ne donne qu'une simple identité. Elle est vaine.
Je vais essayer de le faire ressortir.
Je montrerai ensuite ijue, dans l'identité qu'elle établit, elle est inexacte.
§ 8. — La formule donne une simple identité.
11 est certain que si, selon Avogadro, le nombre de molécules par litre est le môme quel que soit le gaz, les poids relatifs des gaz, c'est-à-dire leurs densités, représentent les poids relatifs des molécules.
Soit, en effet, N le nombre de molécules par litre d'un gaz quelconque, puisque c'est toujours le même, quel que soit le gaz.
Soient
Pme le poids de la molécule du corps E
Pme' — — E'
de la densité de E
de? la densité de E' t
On aura
me
de = Np
de' ==• Npme'
Donc
de __ p
ino
de' Pme"
En conséquence, dire la densité ou dire le poids moléculaire, c'est identique.
L'équation que je viens d'écrire est une tautologie.
La connaissance des termes dg, de», d^, etc., ne fait pas trouver les termes p^o, Pmo'» Pme^» puisque, par hypothèse, dire d^ ou dire p^Q c'est identique, dire d^, ou dire p„,e' c'est identique, et ainsi de suite.
On a donné une autre forme à cette formule.
Prenant pour unité de poids moléculaire le poids de 2 volumes
4io THÉoniK ^ollïEI.L^; t'e i. \ liimiie.
d'hydrogène, on a ilil : la cJonsilé t-gulc la moitié du poids i culairo.
Sous celle forme comme sous lu précédente, ceU« formule à une laulolof^ic.
Il u'eal pas étonnant que la dcnsiU: i^<;iilo lu moitit- du païj molcculaiic.
Kn effet, si l'on prend pour unité de poids moléculaire le poi de 1 volume d'hydrogène, qui n'est autre que la densité ga/eof la densité gazeuse égale te poids moléculaii'e.
Mais si l'on prend pour unité de poids moléculaire i double, la densité ga/ense é^-ale la moilié du poids moicciilaîw
§ 3- — Lj'ldentité établie par la formule est inexacte
La U-iutoingie que je viens de signaler est, d'ailleurs, inexadt, parce que, comme je l'ai étahli. ce que la Chimie actuelle appelli des poids moléculaires ne constitue pas les poids moléculaii Ce ne sont que des nombres proportionnels à ces poidi culaires.
Je vais hienlôt faire ressortir davantage encore ce point, (|ui est capital, car il résume l'erreur de la Chimie moderne.
♦ g 4. — Conclusion,
Diiiis la formule d'Ampère VM = aS,S8 DV. PM n'est pas B poids moléculaire. Ce n'est, d'apri^s la définition même donDi par la Chimie, comme on le ^erra bient6l. je le répète, nombre proportionnel.
On commet une confusion lorsqu'on essaie de déleriniM| les densités k l'aide des poids moléculaires ou inversement. ! choix de l'unité pour mesurer les uns ou les autres, les chîfti sont les m^mes, et si VAiinunù'C du Bureau des Longîlmiei fi ressortir quelques différences entre les densités trouvées J l'expérience et les densités théoriques déduites de la formule à poids moléculaires, c'est qu'il y a quelque part des errean 4 calculs. On doit tond)er sur des chiffres identiques.
D'ailleurs, si ces chiffres snni ceux des poids moléculaires. î ne sont pas ci'u\ des densités, ef inverseniint.
idc,
THÉORIE NOUVELLE DE LA CHIMIE. 4l I