Ph, As
43o THÉORIE NOl VELLE DE LA CHIMIE. '
Celle hypothèse de rideiitilé du nombre de moloculos ne ])out se soutenir que si les gaz suivent les mômes lois de dilatation et compressibililé. Et même ridentité de ce nombre de molécules de deux gaz à diverses températures ne veut |)as dire que ce nombre est invariable. II suflit qu'il y ait des varialions semblables pour les deux gaz.
Cette invariabilité serait vraisemblable cependant si le travail nécessaire pour produire un même accroissement de volume à pression constante ou de pression à volume constant était identique aux diverses températures, c'est-à-dire si la chaleur spéciflque des gaz était constante.
C'est ce qui se vérifie très approximativement pour l'hydrogène, l'azote, l'oxygène entre 0 et 200**.
Mais si un autre groupe de gaz présenta une loi de dilatation différente, on ne peut plus admettre qu'ils renferment le même nombre de molécules son^i le même volume : \v contraire même est plus vraisemblable.
§ 8. — M. de Saporta.
D'autres savants, au contraire, expriment leur admiration leur confiance sans limite dans riiypolhese d'Avogadro.
M. de Saporta, dans son livre Théories et Notations de la Cliiml moderne, comparant (p. 1I7) la règle qu'on a établie en Chimisur les monades (valences paires) et les dyades (valences iinpaî res), s'exprime ainsi à propos des anomalies que renconlr cette règle :
Il faut bien se persuader que les anomalies peuvent être intéressantes h noter, mais qu'elles n'alTaiblissent pas l'intérêt pratique d'une formule dorif l'importance est presque égale «1 celle de la loi d'Avogadro et d'Ami)ère. Plus heureuse, celle-ci a toujours résisté aux assiiuls que ses détracteurs lui livraient, et, en lin de compte, elle sert aujourd'hui de base et de fondement à toute la Science chimique.
Comment nier, dit-îl encore page iBy, l'universalité de cette loi, qui constitue, en somme, la pierre angulaire de toute la Cîhimie moderne.^
8 3. — Le ID"" Frébault.
La théorie atomique dans le sens qu'on lui attache aujourd'hui, et la notation qui en découle, dit M. le l)*^ Frébault (Chimie contemporaine, 1889, p. 12), sont solidement assises sur l'expérience. Klles s'appuient sur des faits certains, incontestables. On trouve, il est vrai, à la base de la théorie atomique, une hypothèse, celle d'Avogadro, mais cette hypothèse est une déduction légitime, une interprétation logi{|ue, rigoureuse, de la loi des volumes de Gav-I.ussac.
THÉORIE NOUVELLE DE LA CHIMIE. 43l
TITRE m.- RECTIFICATIONS.
CHAPITRE le . — RECTIFIC VTION DES POIDS MOLÉCl LAIUES DÉDUITS DE LA FORMl'LE DES DENSITÉS.
11 y a lieu de rectifier les poids moléculaires que Ton a cru pouvoir déduire de la vaine formule produite par la Chimie comme liant le poids moléculaire aux densités.
Voici un exemple où js vais opérer cette rectification :
Nous avons dit plus haut, dit Wurlz {Introduction à Vètude de ta Chimie, p. 218), que les poids atomiques (poids moléculaires des corps simples) pouvaient être déduits dans certains cas des iK)ids moléculaires (poids moléculaires des corps composés). Il en est ainsi des poids atomiques du phosphore, de Tarsenic, de Tantimoine, du airhone, du silicium, du titane, de rétain, du mercure, du plomb; ils peuvent être défluits des poids moléculaires des chlorures ou dos éthylurcs correspondants. Prenons quelques exemples.
Le i)oids moléculaire du chlorure de silicium donné par la double densité de vapeur est égal à 170 et Tanalyse démon Ire que 170 de chlorure de silicium renferment i '|2 = 4 X 35,5 de chlore et a8 de silicium : 28 est le poids atomique du silicium.
J'ai déjà indiqué les raisons pour lesquelles le double de la densité désigne un multiple ou un sous-multiple du poids moléculaire, non le poids moléculaire.
Je dois donc considérer 170 non comme le poids moléculaire du chlorure de silicium, mais comme un multiple ou sous-multiple de ce poids moléculaire.
En empruntant les nouveaux équivalents qui sont, pour le chlore, 71, et, pour le silicium, /|3, je trouve, en exprimant le
chlorure de silicium par la formule Cl Si , la plus simple qui
puisse exister, que le poids moléculaire résultant de cette formule est 71 + 43= 11/4, qui forme les y de 170. On a exactement
Y ni = 171.
Par conséquent, y Cl Si donnent a volumes, et, par suite.
Cl Si donne non 2 volumes, mais i volume [
Telle est la vérité.
A33 TllÉOHlE NOUVELLE DE LA CHIMIE.
Je prends le second exemple de Wurtz :
Le poids moléculaire du zinc élhyle (.C'H*)' Zn, dit-il, csl= 129, et l'analyse démontre (juc 129 de zinc élhyle renferment 58 d'élhyle et 65 de zinc: 65 est le poids atomique du zinc.
La formule du zinc élhyle, transformée en nouveaux équiva-
lents, devient C*"lP"Zn , ce qui donne pour poids atomique 333, qui, formant les '2,58 de 129, montre que ce poids atomique n'est pas un multiple simple de 129, d'où je conclus que le chiffre 129, comme double densité expérimentale, doit être revisé.
Troisième exemple :
Le poids moléciilain' du chlorure mercurique, déduit de la densité de vapeur, est 371, et l'analyse démontre que ces 271 de mercure renferment 71 c=: a x 35.5 de chlore et 200 de mercure; 200 est le poids atomique dn mercure.
Ici, nous sommes d'accord. En donnant au chlorure de mercure la formule (llllgj, 199 est le poids atomique du mercure.
Toutefois, la Chimie, j'en suis certain d'avance, trouvera pour la double densité du chlorure mercurique 270 au lieu de 271. Quatrième exemple :
Le ix)ids moléculaire du chlorure de phosphore, dinluit de sa densité de va|HMir. est i.'{7,5. Or, 1.37,5 de protochlorure de phosphore renferment ioG,5 -- »S, 35,5 de chlore et 3i de phosphore; 3i est le poids atomique dn phosphore.
Ce chlorure phosphoreux a pour formule actuelle PhCl*et, par suite, pour formule transformée dans les nouveaux équivalents
Ph'(^P|. ce qui donne pour poids moléculaire, 270 = 2 X 137.;").
Par conso(iuent, le vrai poids moléculaire est donné par \ volumes, non par 2, puisque 2 volumes ne pèsent que 137,5.
On voit ainsi combien est vaine la formule des densités pour la détermination des poids moléculaires.
J'indique en même temps, par ces exemples, la marche qu'il y a liiMi de suivre pour rectifier les poids moléculaires déterminés i)ar la méthode des doubles densités, méthode qui, je le répèle, donne un miilliple ou un sous-nmlliple du poids molécu laire, non le poids moléculaire hiiinéme.
Voici mil* autre manière d'envisager la même question.
TllEOHll:: .^OU\ELLE DE LA CHIMIE.
La Théorie Constitutive des corps, que j'ai établie sur l'hypothèse de l'atome unique, fournit les chiflFres suivants :
CORPS
Phosphore
Iode
Axsenic. . .
Sélénium .
VOLUME de la molécule solide (0,p.249ctD',p.247)
(la moléoal* de l'hydroyène éUnt 1).
x6,64oa 11,4787
RAPPORT
dau» lequel le corps
a grandi de volume en
pas.^ant du volume
minimum 1 à celui
de l'état gazeux aux
conditions normales.
3io,5 523,5
Un calcul analogue au précédent montre que le poids atomique donné par la Chimie à chacun de ces corps, à volume égal, est :
Pour le phosphore. . , . a,o53 sont en nombres ronds a fois trop grand.
— l'iode 0,966 — I —
— l'arsenic i ,oo5 — i —
— le sélénium .. . i,i6i — i —
Je n'ai pu faire le calcul pour les autres corps gazeux, faute de données expérimentales suffisantes dans le domaine de la Chimie.
Ainsi, des chiffres venus de sources diverses concourent pour donner, en chiffres simples, la niesure de Terreur commise par la Chimie volumétrique dans la détermination des poids moléculaires des corps gazeux, et la rectiGcation de cette erreur fait retrouver les équivalents portés dans la Série des nombres premiers.
CHAPITRE II. — GONSIDÉR VTIONS SUR LE DEGRÉ D'ERREUR DES POIDS MOLÉCULAIRES ACTUELS.
Ce qui fait que la Chimie actuelle n'est pas complètement erronée, c'est qu'elle n'a pas pris pour poids moléculaires des nombres quelconques.
Elle a pris des nombres qui sont en rapports avec les poids moléculaires et même en rapports simples, puisqu'ils leur sont proportionnels .
Cela explique pourquoi la Chimie a rencontré certaines ano-
LOI DBS iQUlVAUENTS. aS
m THÊUMIE >Uttt.LLb lit I.L •JIUllll;.
malïps, mais non un ensemiile (l'impo^ibilités. Elle n'est dans la vcrité. mais elle en approche,
l.ei« coefllcicnta par lesquels il faut multiplier ou diviser In' poids moléculaires de la Cliimie actuelle, pour avoir les équivalents de la Série des nombres premiers, donnent la mesure des erreurs que la Chimie actuelle a commises en prenant lenombres proportionnels cah^ulés par clic, comme poids untli rulîiïroï.