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LOI DBB iQUlVALK^Ta.
jl-il un corps simple? « [Hevue det Sciences, Su avril
p. 36i), va plus loin dans ses craintes sur l'impureté des corps— Il pose le point d'interrogation suivant :
Les uorps BctucUemcnl réputi^ simplet, el proviâoiremciil Iciius pour IcU^ ne contiennent-ils. en réalité, qu'unu matière unique, spécifique ol irréduc — tible A lAutc autre? Ont-ila, d'autre part, été étudiés à l'état d'abwtue purelf et peut-on arriver à déceler en certains d'entre eui. à côté de l'éléinrn^ dominant, quelque impureté, pussi^e iiiapri't,'tie. qui trnhirait l'evisU-nre d'nr-» corps nouveau?
iCEnTlTLDES SLH L\ COMPOSITION DES COBP3
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Estron bien sur. quand on opi-rc sur certains corps, de il rigoureuse composition?
L'acide sulfurique, par exemple, comme d'aulres acides encî giques, est très avide d'eau. !1 importe de savoir ai, dans l'analyse des sutl'ates, on tient complètement compte de celte avidité, et BÎ ce que l'on nomme l'anhydride est bien, expérimentalement, anhydre. L'atmosphère, en effet, contient toujours de la vapeur d'eau qui peut être promplemezil absorbée à l'insu de l'opérateur- La présence ignorée de l'eau dans l'acide fausserait nécessairement les résultats de loule analyse.
Comme le dît justement M. Jacquelain, dans son Mémoire sur la sulfamide {Annales de Chimie el de Physique, 3* série, i843. t. VIII, p. 298) :
11 lie suffit pas d'obtenir de l'acide sulfuriqno anliydre escmpt d'acide sulfurique oi-dinaire, il faut surtout, dés qu'il est recueilli, éviter, son hjdralAtion.
V, INCERTITUDES PIIOVEWNT DES OI'KiL^TEUnS.
Les analyses quantitatives, quand elles sont faites par des expérimentateurs habiles, donnent des résultats admirables de précision.
Mais tous les travaux ne peuvent être vérifiés. En Chimie |>lu6 qu'en toute autre .science peut-être, il faut, la plupart du temps, croire les expérimentateurs sur parole et s'en rapporter h leur habileté. Est-on sur toujours d'être ainsi dans le vrai?
l,OI Dl:S EQl rWLEMS
§ 7. — Oonaidërations générales.
DepiiÎH qiHî la Chimie existe, les e\|KTiences ont 8ucc6dc aux \|K.'riciices. et il est rare que, quand un expérimentateur do .lient reprend les expériences fuites par ses prédécesseurs, il n'y trouve pas à redire. Aussilùl, surtout s'il s'au^it de prédécesseurs aiiniens, les savaiils eontemporains rejettent aisémeiiL les ctiîfl'res .iiiuptés jusqu'il eux par la Cliimie. pour y substituer les chifl'ros nouvellement olitenos. qu'ils adoplent avec une sorte du foi. ijuunl au\ vues d'ordre pliilosopliiquo, elles ne paraissent pas lex Loucher. Ln chimiste éininenl, avec lequel je discutais sur l'i'quivalenl 8 de l'oxygène pour le combattre, me répondîl : Vous parlex de l'équivalent 8 de l'oxygène, mais les derniers Ir.ivatix de M. X... ont établi que cet équivalent est non 8, mais 7.98.,.
Non, ce n'est pas sur 7,98 qu'il faut raisonner, mais bien iir 8, parce que la nature opère sur des nombres simples et ' niiers, non sur des nombres complexes et fractionnaires. Toula allirmntion contraire est anti-philosophique et, par cela même, incxarlr.
J'apjirouve les Chimistes d'apporter dans leurs expériences celle rigueur mntliématique qui fait ne rien négliger, qui fait décon- >rir des différences de centièmes, millièmes et dix-millièmes. Mais, une fois les expériences faites, l'esprit, me semble-l-il, doit iivoir se détacher des friiclions minimes, pour envisager le point ■■■iilral autour duquel gravitent les fractions variables trouvées Iinr divers, et considérer ce point central ainsi désigné comme di-4!jnl eiirrespondre au point vrai.
01 élargissement de la conception est surtout nécessaire quand on traite de la philosophie chimique, comme je le fais <l.Tn9 ce travail. Il faut savoir reconnaître l'équivalent vrai représenlé par un nombre premier, dans les diverses approxi millions fractionnaires que la Chimie expérimentale en a failett.
CIUPITHE ili. — DE L\, MÉTIIOUE VOLUMÉTRIQIE.
Devaiil Il'3 iiUjulTisances des diverses méthodes suivies pour la dt^terminaUou des cquivalcQla en poids, et devant les încertiludcs qui en résultaient pour les valeurs de ces équivalents en poids établis à l'aide de ces méthodes, la Chimie s'est, depuis uiic 9oi\antaiiie d'aimccs environ, résolument engagée dans la voie tracée par la loi des volumes de Gay-Lussac. Mettant au second plan, pour les gaz, la considération des équivalents en poids, elle s'est rejetée avec ardeur sur celle des équivalents en volumes, et sur la détermination par la méthode volumétrique des poids moléculaires donnés par les rapports des poids de volumes égaux.
Sans doute, par celte méthode, on ne trouvait pas toujours une co'incîdence parfaite entre les équivalents en poids et les équivalents dérivant des volumes. Dans les cas de désaccord, on adoptait ces derniers, et c'est ainsi que la considération des équivalents dérivant des volumes, gagnant chaque jour du terrain, a fait de plus en plus reléguer, pour les corps simples gazeux, les équivalents en poids sur un plan secondaire. Le nom mi}nie d'équivalent tend à disparaître, et les néo-chimistes ne veulent plus parler que de poids moléculaires.
J'estime qu'en agissant ainsi, la Science a laissé de côté la véritable voie, simple, large, facile, pour en prendre une autre, ayant la même direction qu'elle, mais complexe, semée d'obstacles difficiles îi tourner, et masquant souvent les résultats qu'il faul alleiudrc.
C'est ce que je vais essayer d'établir.
Dans ce but, je jetterai un premier coup d'œil sur la méthode volumétrique.
Comme point de départ de la critique que je me propose de formuler, je vais dire ce qu'il faut entendre par <• un volume » quand on parle d'un gaz simple.
.l'ai dressé, avec les données mêmes de l'expérience, le tableau ci-après, où je compare le poids de i litre de chaque gaz simple à l'état solide ou liquide (lorsqu'il a été solidité ou liquéfié) au poids qu'il possède sous le même volume à l'étal gazeux.
J'y ai joint quelques gaz composés.
, OH. û.r,vu...T. 5
itre le poids de 1 litre du corps E (poids spéciâque) à l'état solide
ou liquide, 1
le poîda de
1 litre du
corps E (poids spécifique) à l'état gazeux
a la densité
liquide ou
solide aux conditions extrêmes, à la densité gazeuis H
aux conditions normales, pour le corps E,
l'Oins llK 1 LITIIË DU COUPS E
RAPPOBT
::ORPS
nistitÉ SOL
n.xB,TÉ<;.z..s.. = o-.h--=
^PPORT
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