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APPLICATIONS DES MESURES DE CONDUCTIBILITÉ

1. Détermination de la solubilité des sels très peu solubles. — Les solutions des sels 1res peu solubles tels que AgCl, ont une conduclivilé v' très faible qui comprend, en outre, la conduclivilé •/ des impuretés inévitables de l'eau. On mesure ■/ dans des expériences préliminaires failes, à la même température sur le même échantillon d'eau et l'on prend pour la conduclivilé X du sel dissous la différence v' — •/!' (^). Étant donnée la faible solubilité, on admet que le sel est totalement ionisé, partant, que sa conduclivilé moléculaire est égale à la conduclivilé limite qui est connue :

lo-'xf

Aoc = Ix -\- h

Ik et ?K désignent la mobilité des doux ions à la température considérée. De cette égalité, on lire - , concentration équivalente du sel dissous.

Exemple : La conduclivilé propre d'une solution de bromure d'argent à la température de 210,1 s'élève à 7,6.10-^; la conduclivilé limite

(1) Nous verrons bientôt la justification de celte correction, p. 77.

à la même température étant i3i, on en déduit

- = ^3 = D,7.io-'

équivalent par litre, ou bien

5,7.10-" X 187,9 X 10^ = 0,107 milligramme par litre, le poids moléculaire de AgBr étant 187,9. La solubilité de l'iodure d'argent est encore plus faible : o,oo35 milligrammes par litre (Kohirausch et Dolezalek, 1901).

2. Ionisation de l'eau. — Rien que l'eau pure offre au courant une résistance énorme, elle possède cependant une certaine conductivité due à la présence d'une petite quantité d'ions II- et 0 ir ('). Celte conductivité /. a été mesurée à diverses températures avec un grand soin par Kobirauscb et Ileydweiller (1894). Etant donnée l'exlréme dilution des ions H- et OU', la conductivité équivalente trouvée expérimentalement est égale, sans erreur sensible, à la conductivité limite, c'est-à-dire à la somme des mobilités :

A -^ 10-^ y.v = Ace = /h H- /on.

(') Il y a même lieu d'admettre une dissociation minime de 011' en ion bivalent 0' :

Oir ;i=* 0' + II- (voir p. i3(,)

f.a condiiclivitt- de l'oau jmre, à i8*^, est l'gale 3,8.10-^

74 CONDUCTIBILITÉ DES ELECTROLYTES

Des expérionces de conductibilité failes suides solutions ^— équivalentes de ïICI, KOiï et

I ooo *

KGI fournissent la somme des mobilités In'-h Ion' h diverses températures. La relation

10^ y.c z=: lu' -{- /oh'

donne ainsi la concentration c = - que possèdent les ions H* et OIF dans l'eau (nombre d'ions-grammes par litre).

Concentvntion des ions de Veau à diverses tenipérattires

c|(o,35!o39|o,r)G| 0,80 1 1,09! 1,4:1 1,9312,4818,5) Ix 10-'

Ainsi, à 25^, un litre d'eau ne renferme qu'un dix-millionième de gramme d'hydrogène à l'état ionisé. Si petite que paraisse celte quantité, elle suffit pour provoquer les phénomènes dlti/drO' lyse (^) des sels des acides et des bases faibles. On peut môme les calculer quantitativement en s'appuyant sur les nombres précédents.

3. Constitution des bases des matières colorantes dérivées du triphénylméthane. — On admet que les sels de ces matières

(1) Décomposition partielle en acide libre et base libre ; par exemple, dans une solution de cyanure de potassium :

KCN + HoO ^=± HCN + KOH.

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