‹ Lois physiologiquesChapitre 35 sur 44 · Pour que l'appétit vénérien puisse · texte numérisé non relu

Pour que l'appétit vénérien puisse

être accompli d'après les vues de la nature, il faut que le sperme, en traversant la cavité de l'urètre, soit déposé vers le fond du vagin.

7. L'éjaculation du sperme esf provoquée par l'action des muscles érecteurs du pénis , par les transverses du périné , par les releveurs de Tanus , et par la contractien involontaire du diaphragme et des muscles abdominaux. L'action des crémasters sur les testicules, et peut-être même la contraction des vésicules séminales , pourraient aussi y contribuer.

8. Après l'acte réparateur de Tespèce le membre viril perd le volume qu'il avait acquis dans l'érection, et revient à son état naturel. Les testicules, qui étaient remontés vers l'anneau inguinal , redescendent; un colapsus général s'empare

de tout le corps , et tout désir vénérien cesse pour quelque temps.

g. En général, plus on reste sans se livrer à l'acte vénérien, plus le penchant au coït diminue, e^ uice Dersa.

10. L'évacuation modérée du sperme excite l'appétit; d'oii Ton peut en conclure que l'abstinence et le jeûne sontdepuissans moyens contre la volupté.

1 1 . Les animaux mâles qui n'ont qu'une saison de l'année pour la reproduction, n'entrent en amour qu'à cette époque, et ils n'ont de vrai sperme que dans ce seul temps. C'est alors que leurs testicules se) gonflent et durcissent considérablement (i).

(i) f*qr. genreii, des Sécrétions, lois 38 jusqu'à la 43 inclusi-

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GENRE TROISIEME

DES EFFETS DK LA CA3TRATIOW.

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I. L'homme à qui on a enlevé les testicules dans sa première jeunesse n'acquiert plus les belles formes viriles qu'il aurait ptl à Vdii^. Sdri làvynx cesse de se développer ; sa voix se maintient aigre et

aiguë ; la barbe ne paraît point ; le crâne ne croît pas en proportion des autres parties du corps , et le cervelet est arrêté dans son développement.

2. Chez le châtré, le thorax et le bassin sont évasés comme chez la femme; les apophyses et les saillies des os destinées à l'attache des muscles sont peu marquées; le pénis ne prend plus tout le développement qu'il devrait avoir; le tissu cellulaire renferme beaucoup de graisse. Dans cet être malheureux, le système musculaire est dépourvu de la force et de la ténacité qui existent dans celui de l'homme parfait. Sa peau est lisse et fine comme celle des femmes et des enfans; tout son appareil glandulaire est engorgé et a une action trës-lente ; ses capsules articulaires sont quelquefois gonflées par une surabondance d'humeur synoviale, etc.

LOIS PHYSIOLOGUSUES. 23S

3. Tous les animaux châtres sont dans rimpossibilitë absolue d'engendrer.

4. Le cerf châtré avant l'ëpoque de la puberté , demeure privé pour toujours de son bois; mais si on lui fait la castration lorsque ses cornes sont déjà poussées, alors elles ne tombent plus.

5. La castration, chez les gallinacés, atrophie leur crête, et fait cesser leurs chants.

6. La castration rend tous les animaux pusillanimes, plus doux et plus tranquilles. Effectivement quelle différence entre un taureau et un bœuf; un bélier et un mouton ; un coq et un chapon ! etc. enfin , il est certain que cette mutilation dégrade le moral comme le physique (i).

(i) Si l'on désire de plus grands détails sar l'influence de la castration , soit sur le physique , soit sur le moral de l'homme et des animaux, on peut lire le Mémoire sur les effets de la castration dans le corps humain, etc., par B. Mojon, — Montpellier, i8o3.

Le Trad.

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