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de terres ecclésiastiques. La partie du domaine qu'on appelle aujourd'hui Regent's Park fut vendue par Cromwell, mais restituée à la Couronne après compensation. C'était alors un lieu retiré, en dehors de la ville. En 1793, la ville s'étendant toujours, on forma le projet d'y réserver un parc au nord, qui fut étabh à partir de 181 1. sur les plans de Nash. Le Régent s'intéressa au projet, il voulait s'y faire bâtir un palais, et Rcgciif Street devait v donner accès du centre. Tous les bâtiments que contient le parc sont dans le goût
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\'ue dans les i.irdins de Kew.
classique de 1810 à 1820. La création fut accueillie avec enthousiasme, on avait réservé dans le nouveau parc des emplacements pour des villas particulières et leurs jardins. Saint Dunstan's Villa fut bâtie ainsi pour le marquis de Hertford. Le parc contient aussi un observatoire. Saint Katharinc' s Lodgc et Saint Katharinc s Hospital sont là en souvenir du vieil hôpital de Sainte-Catherine, sur l'emplacement des docks de ce nom, qui fut détruit en 1825 et qui existait depuis sept cents ans. Le })arc était le lieu de rendezvous de trois sociétés : les Toxophilites ou tireurs à l'arc, le Skating Club et la Royal Botanical Society qui organisa en 1862 la première exposition de fleurs. lyCS massifs furent créés en 1862 seulement, tandis cjue la Royal Zoological Society, société prix'ée qui réunit 12.000 membres en trois ans piuir acclimater
WESTMINSTER. — EES PAI.AIS ROVAL'X ET EES l^AKCS 0;
des animaux, fondée en 1826 par vSir Thomas Raffles, devint rapidement une puissance. Le spectacle que donnent les animaux est maintenant public, moyennant un droit d'entrée, tous les jours, excepté le dimanche qui est encore réservé aux membres de la Société. C'est un des amusements préférés des Londoniens que d'aller voir au Zoo, comme on dit familièrement, les animaux rares, admirablement tenus et présentés, que pos.sède la Société.
La plupart des autres parcs et espaces libres de Londres (il y en a près de 40, sans compter les squares), sont les biens communaux des villages qui sont venus se fondre successivement dans l'immensité de Londres. Ainsi Victoria Park, à l'est, créé en 1845. Battersea Park, sur la rive sud, était autrefois une île non hal^itée.
Près de là se trouvait le vieux pont de bois de Battersea, peint plus d'une fois par Whistler.
W'andsworth , Tooting , Clapham ont leurs Commons.
Les noms de Hampstead Heath, Hackney Marsh, indiquent comment des endroits incultes et impropres à la bâtisse ont pu être conservés. Tous ces parcs ont trop peu de prétentions artistiques, ils sont aussi trop occupés par les jeux en plein air pour être très pittoresques, mais ils n'en font pas moins œuvre utile. Watcrlow Park, à Highgate, est un des plus petits, mais des plus beaux ; c'est le don vraiment royal d'un lordmaire de Londres, Sir Sydney \\'aterlo\v, à la ville qu'il a administrée un an (1872-73). C'est une charmante petite propriété ancienne, avec la maison bâtie vers 1660 pour un ministre de Charles II. Lauderdale. Ravoiscourt Park, près de Shcpherds' Bush, est une autre vieille maison pittoresque. Ruskin Park, à Camberwell, conserve le souvenir de Ruskin dans un quartier de Londres où il a vécu de 1823 à 1843 et de 1844 à 1871. Il a été ouvert
l'hoto Uent.
Cimetière des Non-conformistes à Bunhill Fields.
en février 1907. Duhcich Park, don du célèbre collège de Duhvich que nous retrouverons à propos de sa collection de tableaux, a été ouvert en 1890, et Deptford Park en 1897. Ces dates montrent que la municipalité et les particuliers ne se sont pas désintéressés dans ces dernières années de cette œuvre si importante, donner un peu d'air et de verdure aux quartiers les plus déshérités.
Les parcs et jardins, dont l'ensemble occupe, relativement à la population, une surface trois fois plus grande à Londres qu'à Paris, peuvent donc jouer dans la vie de la population à Londres un rôle qu'ils n'ont pas à Paris. Par leur dispersion dans tous les quartiers ils sont plus accessibles, par leur étendue et leur aspect simple et rural, ils sont moins un décor qu'un réservoir d'air pur, les poumons de Londres, comme on a dit souvent. D'autre part, plus découverts que le Bois de Boulogne et le Bois de Vincennes, les parcs de Londres ne peuvent ser^-ir de refuge aux malfaiteurs et la police y est faite aussi bien que dans le reste de la ville. Ils donnent donc un exemple de bonne administration, sinon toujours de goiit, quoique les massifs de fleurs de Hyde Park, de Saint James, de Regent's Park soient parmi les plus beaux qu'on puisse voir.
L'ne mention spéciale, au point de vue de l'horticulture, est due au Jardin botanique de Kew. Ce magnifique jardin, situé près de Richmond, sur les bords de la Tamise, renferme des spécimens admirables et la disposition est du plus grand art. Au printemps, quand les jacinthes sont en fleur, que les massifs de rhododendrons, d'azalées et de tulipes sont dans toute leur beauté, il y a des heures exquises à passer dans les jardins de Kew.
Un autre beau parc des environs de Londres est celui de Greenwich, avec ses admirables marronniers. C'est une des plus anciennes résidences des environs de Londres, enclose par le duc Humphrey de Glocester, oncle de Henn.- \1, au xv^ siècle. Le palais de Placentia ou Plaisance y fut bâti sur l'emplacement d'une villa romaine. L'observatoire de Greenwich fut bâti par Wren, lui-même astronome, en 1675. La reine Elizabeth naquit à Greenwich et c'est là qu'habita sa mère Anne Boleyn avant son mariage. Il n'y reste que la maison bâtie par Inigo Jones pour la reine Henriette-Marie de France, femme de Charles I^^".
William III fit du palais de Charles II à Greenwich un hôpital pour les invalides de la marine en 1694, mais le parc fut conservé et resta ouvert au public.
Il faut encore compter parmi les espaces libres les cimetières, et quelques-uns sont charmants.
Le cimetière des Non-Conformistes à Bunhill Fields, dont nous donnons