Nothophysis forcipata Harold
Colpoderus forcipatus Harold, Mitth. Münch. Ent. Ver., 1878, p. 109; Col. Heftes: XVE, 180,.p. 162:
Colpoderus forficatus var. falcifer Quedf., Berl. Ent. Zeit., 1888, p. 196.
Hab. : Intérieur de l'Angola, découvert par le D' Pogge et retrouvé par l'expédiion Wissmann (Musée de Berlin).
Long de 30 à 40 millimètres; antennes assez longues, atteignant le dernier tiers des élytres chez le mâle, leur premier tiers chez la femelle, le premier article assez allongé, plus long que le quatrième, plus court que le troisième, les troisième à dixième notablement avancés au sommet interne, les derniers envahis par le système porifère chez le mâle; mandibules ponctuées en dessus au côté interne de la base, où elles sont densément et brièvement pubescentes chez le mâle, celles du mâle très grandes, diver-
gentes de la base au milieu où elles sont coudées à angle droit, circonscrivant un espace losangique largement transversal, leur rebord interne ramené par-dessus près de l'extrémité et terminé par une dent, une autre dent interne et inférieure très aiguë, parfois absente (var. jalcifer Quedf), se trouvant avant l'extrémité qui est elle-même très aiguë, celles de la femelle très aplaties et élargies, un peu foliacées, très courbées au côté externe; palpes notablement allongés, surtout chez le mâle; épistome fortemént échancré en avant, limité en arrière par un are de cercle enfoncé qui offre de part et d'autre une fossette profonde; front offrant la trace d’un sillon longitudinal; yeux assez renflés ; prothorax très élargi chez le mâle, ses angles latéraux et basilaires bien marqués, ces derniers non éloignés du bord postérieur chez la femelle, ramenés en arrière chez le mâle; côtés du pronotum à peine ponciués ; élytres élargies en avant chez le mâle, leur rebord latéral assez élargi, surtout chez le mâle, assez mates, à côtes peu distinctes, la sculpture un peu chagrinée avec quelques points peu distincts; carènes limitant le sillon externe des tibias non denticulées; tarses pas grêles, leur premier article non comprimé latéralement, peu aminci à la base, sillonné en dessus sur presque toute sa longueur, toutes les brosses tarsales séparées sur la ligne médiane.
Tableau pour la délermination des Nothophysis.
A. Tarses à troisième article simplement échancré à l’extrémité. a. Antennes courtes, ne dépassant pas le milieu des élytres chez le mâle, leur quart antérieur chez la femelle. — Natal . . . . ON COR aa. Antennes longues, atteignant au moins l'extrémité des élytres it le es leur milieu chez la femelle.
b. Carènes externes des tibias non denticulées ; élyires non élargies,
presque lisses. — Congo . . . RC Re RCE de ON ROUE bb. Carènes externes des tibias de élytres élargies, finement rugueuses. — Afrique tropicale occidentale . . , . . . . . AN. lucanoides.
AA. Tarses à troisième article profondément fendu en deux lobes. c. Tibias courts et robustes, à éperons terminaux courts, élargis et mousses. — Sankuru . . . es Me Cris CIDRE:
cc. Tibias longs et grêles, à éperans ue ones: Droles et aigus. d. Tarses à brosses des deux premiers articles FH ie la ligne
médiane. , e. Angles basilaires du prothorax ramenés en avant et distincts ; mandibules régulièrement courbées. — Congo. . . . N. Stuhimanni. ee. Angles basilaires du prothorax ramenés en avant et hdisiinels : mandibules brusquement courbées au milieu. — Uganda . . AN. Johnstoni.
dd. Tarses à brosses de tous les articles séparées sur la ligne médiane; angles basilaires du prothorax non ramenés en avant; mandibules brusquement courbées aumilieu. — ‘Angola. : . . . . . . N. forcipata.
Répartition géographique des Nothophysis.
Il est à remarquer :
1° Que le Nothophysis le plus inférieur comme organisation habite le Natal; 2° Qu'aucune espèce du genre n'a été rencontrée à l'Est du Tanganika;
30 Que, dans chacune des branches, il y a une espèce assez peu spécialisée qui semble répandue dans tout le Congo (N. laevis et AN. Stuhlmanni) ; | 4 Que les formes les plus perfectionnées paraissent localisées, lune dans l'A frique occidentale (N. /ucanoïdes), une autre sur le Sankuru (NW. Cloetensi), une troisième dans l'Uganda (N. Johnsloni), une quatrième dans l'Angola (NW. forcipata).
Tout est comme si le genre Nothophysis, à affinités australiennes peu douteuses, originaire de l'Afrique australe et y ayant donné naissance au genre supérieur Cacosceles, aurait émigré du Sud au Nord pour envahir le Congo, où il aurait subi son épanouissement.
ENV = PRIONENT
Cette catégorie renferme un grand nombre d’Insectes répandus dans toutes les parties du monde, mais représentés dans l'Afrique tropicale par un seul genre. La languette grande et bilobée, les yeux échancrés et fortement granulés, les antennes à premier article court, les cavités cotyloïdes antérieures ouvertes en arrière, le prothorax armé de trois dents triangulaires de chaque côté, les épisternums métathoraciques larges et à bords parallèles, les pattes inermes, l'absence de ponctuation sexuelle chez le mâle, les distinguent d'entre les autres Prionineæ. |