VII. — MACROTOMINI
Les Macrotomini sont très voisins des S'enodontini; ils ont comme eux les côtés du prothorax crénelés, les yeux non ou à peine échancrés et fortement granulés, la languette petite, à palpes rapprochés, les cavités cotyloïdes antérieures ouvertes en arrière, la suillie intercoxale de l'abdomen triangulaire et semblable dans les deux sexes, les tarses à troisième article bilobé; mais ils en diffèrent par les mandibules non carénées, le labre arrondi en avant, les tubercules antennifères mousses; de plus, lorsque le pronotum se recouvre de ponctuation sexuelle chez le mâle, le dessin qui en résulte n’est pas absolument semblable : chez les Stenodontini les grands polygones discoïdaux sont réunis directement à l’accolade basilaire par leur angle postéro-interne, tandis que chez les Macrotomini ces polygones sont réunis l'un à l’autre sur la ligne médiane par l'intermédiaire de la languette médiane.
Les Macrotomini comprennent deux grandes catégories; dans la première, qui est totalement étrangère à l'Afrique et dont les représentants habitent l'Inde, la Malaisie, l'Australie et l'Amérique, le premier article des antennes s’allonge, tandis que le troisième reste court, ou tout au moins ne s’allonge que chez les types qui
ont déjà le premier article allongé; dans la seconde, qui est étrangére à PAUSUARE et à l'Amérique, le premier article des antennes reste court ou s'allonge très peu, tandis que le troisième est allongé, même chez les formes les plus inférieures.
Tous les Macrotomini de la seconde catégorie ont perdu le dimorphisme sexuel mandibulaire primitif ; les mandibules sont, dans les deux sexes, courtes, ie Er renflées et rugueuses à la base, armées d’une dent interne près de l'éxtrémité, dent qui se dédouble quelquefois.
Les antennes sont toujours plus longues chez le mäle que chez la femelle, ‘et leur premier article est plus ou moins concave en dessus et en dessous. |
Ces Macrotomini ont été répartis en trois genres, dont deux sont exclusivement africains.
Tableau pour la détermination des genres.
a. Élytres sans côtes, presque lisses et luisantes; troisième article des antennes
plus court que les quatrième et cinquième réunis . en aa. Élytres fortement ponctuées, rugueuses ou granuleuses, parfois ornées de côtes ; troisième article des antennes au moins aussi long que les quatrième
et cinquième réunis.
b. Disque du pronotum au moins en grande partie lisse et luisant; élytres buTinUes-GOteS. DrONDNOEES, LUE NAME Se en nr Aulacopus. bb, Disque du pronotum fortement ponctué lorsqu'il y a des côtes sur les élytres. Macrotomu.
Eudianodes.
1, — Genre EU DIANODES Pascoe.
EuprANoDEs Pascoe, Proceed. Ent. Soc., 1868, p. 13. — Lameere, Mém. Soc. Ent. bele,,; XF, 1905, p.89.
Tête plus forte chez le mâle que chez la femelle; épistome vertical en avant, fortement creusé en arrière, offrant un bourrelet antérieur escarpé; front un peu concave entre les yeux qui sont lécèrement échancrés et très écartés en dessus; antennes à peine plus longues chez le mâle que chez la femelle, ne dépassant pas le tiers antérieur des élytres ; premier article pyriforme, concave en dessus et en dessous, atteignant le niveau du bord postérieur de l’œil, plus gros, de même que les suivants, chez le mâle que chez la femelle; troisième article un peu plus long que le premier, plus court que les quatrième et cinquième réunis, le quatrième un peu plus court que le cinquième, les suivants croissant à peine, le dernier long et aminci; système porifère commençant sur le troisième article et représenté par une fossette externe finement ponctuée et striée longitudinalement, la striation envahissant un peu le côté interne des articles et couvrant entièrement le dernier; prothorax pas beaucoup plus large que long, rebord régulièrement courbé et finement crénelé, sans trace d’angle latéral, même chez la femelle; côtés peu déclives, davantage chez la femelle que chez le mâle, les épisternums prothoraciques n'étant pas très larges, surtout chez la femelle: bord posiérieur légèrement eintré en arrière; saillie prosternale très large, plane, un peu élargie en arrière; ponctuation sexuelle couvrant, chez le mâle, le prosternum, mais seulement les côtés du pronotum; épisternums métathoraciques médiocrement larges, rétrécis
légèrement en ligne courbe d'avant en arrière, pubescents, comme le métasternum ; élvtres lisses et luisantes, dépourvues de côtes et à peine ponctuées çà et là; pattes courtes, croissant un peu de longueur d'avant en arrière, beaucoup plus robustes chez le mâle que chez la femelle, les fémurs, les tibias et les tarses étant élargis; face antérieure des tibias sillonnée; fémurs et tibias antérieurs très âÂpres chez le mâle; tarses Courts, parfaitement spongieux en dessous, le dernier article plus court que les autres réunis, les tarses antérieurs du mâle élargis et raccourcis.
Dans ce genre, primitif par la brièveté des antennes et offrant un ÿacies prononcé de Parandra, le dimorphisme sexuel de ponctuation est encore peu développé, mais le mâle a les antennes et les pattes plus robustes que la femelle; il y à en outre un dimorphisme sexuel des pattes antérieures, portant sur la sculpture des fémurs et des tibilas et sur le développement des tarses.