‹ LongicornesChapitre 65 sur 98 · Macrotoma Bohndorffi nova species · texte numérisé non relu

Macrotoma Bohndorffi nova species

Hab. : Pays des Niam-Niam, Semio (Bohndorff); un mâle du Musée de Berlin.

Long de 43 millimètres, d'un brun marron obscur; différant du M. Schillingsi par les antennes plus allongées, dépassant le tiers postérieur des élytres, le troisième article égal aux deux suivants réunis, plus courbé et plus déprimé, la tête granuleuse derrière les yeux seulement, le rebord latéral du prothorax indiqué en avant et en arrière par quelques petites épines, la ponctuation sexuelle bien plus fine, les fossettes du proniotum luisantes et plus profondes, les côtés offrant deux petites fossettes latérales et une dépression postérieure correspondant à la déclivité de la limite du disque, la saillie prosternale offrant en avant un renflement arrondi et non anguleux, la ponctuation des tibias plus forte et plus serrée, les pattes antérieures plus scabres.

12. — Macrotoma Jordani Lameere (Tab. Il, fig. 6, ©). Macrotoma Jordani Lameere, Mém. Soc. Ent. Belg., XI, 1903, p. 151.

I'ab. : Congo, Ubangi (Musée de Bruxelles); Gabon (Muséum de Paris); Guinée, Lagos et Assaba (British Museum), Dahomey (Musées de Hambourg et de Tring) Assinie (Muséum de Paris).

Long de 35 à 55 millimètres, d'un brun noiratre avec les élytres marron; antennes assez épaisses, surtout chez le mâle, atteignant chez ce dernier la moitié de la longueur des élvtres, le premier tiers chez la femelle ; premier article large et court, rugueux, très renflé chez le mâle; troisième article égal aux deux suivants réunis, offrant, comme ceux-ci, de gros points épars, un peu renflé, concave en dessus, aplati et scabre en dessous, chez le mâle; système porifère présentant un réseau grossier couvrant entièrement les deux derniers articles, en outre presque tout le neuvième chez la femelle; dernier article pas plus long que le pénultième; tête rugueuse et couverte de granulations; yeux très largement séparés en dessus; tubercules antennifères séparés par une légère dépression; prothorax du mâle aussi large que les élytres à sa base qui est droite, ses côtés arrondis, à peine convergents en avant, le rebord latéral presque effacé, indiqué seulement par quelques denticules, le pronotum convert, comme le prosternum, d’une ponctuation sexuelle réticulée assez grosse, sauf sur les espaces ordinaires qui sont peu luisants et à peine ponciués, à savoir une accolade basilaire se continuant en avant sur la ligne médiane par un profond sillon assez court, deux triangles discoïdaux très enfoncés, un petit espace oblique et un enfoncement basilaire latéraux; prothorax de la femelle à côtés concaves, denticulés et convergeant en avant, le pronotum entièrement rugueux avec un dessin fleurdelisé médian moins mat correspondant à celui du mâle, les trois dépressions étant marquées, le prosternum rugueux; épisternums prothoraciques médiocrement rétrécis, leur limite d'avec le prosternum un peu indistincte chez le mâle, la saillie prosternale légèrement renflée en bosse en avant; élytres inermes à l'angle sutural, très peu renflées près de l'écusson, très rugueuses et montrant quatre côtes bien nettes: épisternums métathoraciques échancrés en arc au bord interne, moins rétrécis que chez le mâle et presque droits au bord interne chez la femelle, finement ponctués et pubescents dans les deux sexes, de même que le métasternum, dont les côtés sont glabres et couverts d'une ponctuation sexuelle assez grossière chez le mâle: abdomen couvert d’une ponctuation éparse assez forte; pattes non allongées, celles du mâle bien plus robustes que celles de la femelle, les pattes antérieures avec les tibias à peine allongés chez le mâle et guère plus scabres que dans l’autre sexe; fémurs éparsément ponctués, épineux en dessous; tibias épineux en dehors et surtout en dedans, scabres, surtout les antérieurs, même chez la femelle; tarses à premier article plus court que les deuxième et troisième réunis, le dernier un peu plus court que les autres pris ensemble.

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