‹ LongicornesChapitre 72 sur 98 · Macrotoma octocostata Quedenfeldt · texte numérisé non relu

Macrotoma octocostata Quedenfeldt

Macroioma octocostata Quedf., Jorn. Scienc. Lisboa, XL, 185, p. 240. — Lameere, Meétn.-Soc. Ent, Bele, XI, 1008,: p. 157.

Hab.: Gabon (un mâle du Musée de Hambourg); Congo français, Leketi (une femelle du Muséum de Paris).

Long de 25 à 31 millimètres, noirâtre ou d'un brun rougeâtre avec les élytres rougeâtres ou vineuses; antennes dépassant l'extrémité du corps chez le mâle, atteignant leur dernier tiers chez la femelle; premier article un peu allongé, assez grêle, rugueux, un peu âpre en dessous chez le mâle; troisième article plus long que les deux suivants réunis, concave en dessus dans les deux sexes, à peine renfié et un peu épineux en dessous chez le mâle, offrant, comme les suivants, de gros points épars; système porifère couvrant entièrement les trois derniers articles chez la femelle, les deux derniers et presque entièrement le neuvième chez le mâle; tête un peu rugueuse. entièrement granuleuse en arrière; yeux rapprochés; une vallée profonde entre les tubercules antennifères; prothorax du mâle à côtés presque droits et convergeant en avant, le rebord latéral bien marqué, mais très faiblement denticulé, la base plus large que les élytres, l'angle postérieur s’'avançant obliquement en arrière, le pronotum très inégal, couvert d'une fine ponctuation sexuelle réticulée, sans espaces luisants, ceux-ci n'étant représentés que par des dépressions assez prononcées dont le fond n'offre pas une ponctuation différente du reste; prothorax de la femelle de même forme que chez le mâle, le rebord latéral plus distinctement denticulé, l'angle postérieur dirigé également obliquement en arrière, mais portant une épine mince, le pronotum entièrement couvert d’une grosse ponctuation réticulée sans espaces lisses, les trois dépressions habituelles étant assez peu marquées; prosternum finement granuleux chez la femelle, couvert d'une fine ponctuation sexuelle chez le mâle, les épisternums prothoraciques médiocrement réduits, la saillie prosternale précédée d'un renflement considérable qui, chez le mâle, constitue une forte carène anguleuse surplombant la tête en avant; élytres dentées à l'angle sutural, renflées près de J’écusson, offrant quatre côtes saillantes, couvertes de très fines granulations assez peu serrées qui deviennent très fortes à la base; épisternums métathoraciques du mâle tellement rétrécis qu'ils sont devenus linéaires, le bord interne extrêmement concave, bien moins rétrécis, mais à bord interne également concave chez la femelle, densément ponctués et puhescents, comme tout le métasternum, les côtés de ce dernier couverts de ponctuation sexuelle chez le mâle avec le triangle médian très enfoncé; abdomen

à ponctuation assez serrée, surtout sur les côtés ; pattes, surtout chez le mâle, grêles et allongées, les fémurs linéaires avec de très faibles épines en dessous, les tibias un peu scabres, les tibias antérieurs du mâle un peu allongés, un peu plus scabres que chez la femelle et faiblement épineux en dedans; tarses à premier article un peu plus court que les deux suivants réunis, le dernier raccourci, les tarses antérieurs du mâle notablement dilatés.

QUATRIÈME CATÉGORIE. — Épisternums métathoraciques très élargis, droits au bord interne dans les deux sexes, très largement tronqués en arrière, dépourvus de ponctuation sexuelle chez le mâle; tarses non élargis, allongés, les tarses antérieurs du mâle encore plus allongés que ceux de la femelle; pattes antérieures notablement allongées et très scabres chez le mâle; prothorax à côtés très déclives, les épisternums prothoraciques très rétrécis, le rebord latéral complet et crénelé dans les deux sexes, la base de la saillie prosternale sans renflement prononcé; élytres très renflées près de l’écusson, qu'elles surplombent; abdomen pubescent et fortement ponctué dans les deux sexes.

Deux des espèces de cette catégorie ont de la ponctuation sexuelle au prothorax chez le mâle; la troisième, supérieure aux précédentes, a perdu la ponctuation sexuelle, mais elle présente un autre genre de dimorphisme sexuel, l'abdomen du mâle offrant une pilosité particulière.

Page 1