Macrotoma edulis Karsch
Macrotoma (Sarothrogastra) edulis Karsch, Sitzungsb. Gesellsch. naturf. Freunde Berlin, 1881, p. 62; Berl. Ent. Zeit., 1887, p. 6, t. I, fig. 3-5. — Lameere, Mém. Soc. Ent. Béle., .XI,41908,:p. 147.
Hab. : Ile San-Thomé (Musées de Berlin et de Tring, Muséum de Paris).
; Long de 48 à 63 millimètres, large et un peu déprimé, d’un brun noir avec les élytres d’un brun rougeâtre à la base, jaunâtre sur le reste de leur étendue; antennes atteignant l'extrémité des élytres chez le mâle, dépassant leur dernier tiers chez la femelle; premier article allongé, très renflé chez le mâle, un peu tranchant au côté interne, couvert de points très serrés et rugueux avec quelques denticules au côté interne chez le mâle ; troisième article, surtout chez le mâle, presque aussi long que les trois suivants réunis, grêle, denticulé en dessous, comme les suivants, la ponctuation étant peu serrée, chez la femelle, très renflé, concave en dessus, rugueux, épineux en dessous comme les suivants jusqu'au septième qui offrent de gros points espacés, chez le mâle; sommet interne des articles, à partir du cinquième, anguleux et même très aigu sur les pénultièmes ; système porifère longitudinalement strié, les stries nétant pas très serrées, couvrant entièrement les deux derniers articles chez le mâle, les trois derniers chez la femelle; tête pubescente, à ponctuation grosse, cà et là serrée,
çà et là obsolète, granuleuse en arrière et derrière les yeux; ceux-ci rapprochés en. dessus, séparés par une dépression prononcée qui se continue par une fente très profonde située entre les tubercules antennifères : prothorax semblable dans les deux sexes, peu convexe, peu déclive sur les côtés, les épisternums prothoraciques étant relativement larges, trapézoïdal, aussi large que les élytres à sa base, le bord postérieur cintré en arrière, surtout chez la femelle: côtés fortement épineux, l'angle antérieur un peu projeté en avant, l’angle postérieur plus épineux chez la femelle que chez le mâle et muni d'une épine au bord postérieur : pronotum très semblable comme sculpture à celui du M. Wilwerthi ©, inégal, montrant vaguement un dessin empàté fleurdelisé qui est flanqué à droite et à gauche, à la limite du disque et des côtés, d’un petit tubercule saillant, entièrement rugueux, mais à rugosités plutôt faibles, ayant une tendance à passer à des plis et à de grosses granulations sur le disque, couvert d'une pubescence jaunâtre assez fournie que l’on retrouve sur le prosternum; Celui-ci faiblement rugueux, sans renflement à la base de la saillie qui est un peu relevée en pointe à l'extrémité; élytres plus ou moins anguleuses à l'angle sutural, un peu renflées près de l’écusson, offrant une rugosité constituée par d'énormes points superficiels dont la limite forme une vermiculation peu saillante, la base, près de l’écusson, montrant quelques tubercules âpres, les côtes non saillantes, épisternums métathoraciques très larges, finement ponctués et pubescents, comme les côtés du mmétasternum, dont la ponctuation est plus forte; abdomen de la femelle à premier arceau ventral densément et finement ponctué et glabre, les trois suivants offrant plus ou moins nettement une bande basilaire ponctuée, puis une bande médiane presque lisse, enfin une bande postérieure ponctuée et un peu poilue, le dernier irrégulièrement ponctué; abdomen du mâle à premier arceau ventral finement rugueux, mat et poilu, les trois suivants offrant chacun une forte dépression occupant toute leur largeur, cette dépression étant remplie par une longue brosse de poils d’un roux doré dirigée en arrière; le dernier, qui est très arrondi sur les côtés et qui a la forme d'un demi-cercle, finement rugueux et poilu, comme le premier; pattes allongées et grêles, conformées pour la ponctuation et la pubescence comme celles du M. Wilwerthi, plus âpres chez le mâle, le dessous des tibias antérieurs très épineux, les fémurs antérieurs transversalement ridés dans les deux sexes. tous les tibias épineux au côté interne; tarses à premier article un peu allongé, plus court que les deux suivants réunis, le dernier plus court que les
autres pris ensemble.
26. — Macrotoma Colmanti Lameere (Tab. II, fig. 7, ©). Macrotoma Colmanti Lameere. Mém. Soc. Ent. Belg., XI, 1903, p. 149.
Hab. : Congo, Bomu-Uele ; un couple capturé par M. Colmant.
Long de 60 à 70 millimètres, large et robuste, d'un noir brunâtre avec les élytres d'un brun marron ; antennes courtes, n’arrivant pas au tiers postérieur des élytres chez le mâle, à la moitié des élytres chez la femelle; premier article renflé, un peu
allongé, surtout chez le mâle, déprimé en dessus, couvert de gros points non confluents ; troisième article un peu plus long que les quatrième et cinquième réunis, déprimé en dessus, même un peu concave chez le mâle, où il est fort renflé et brièvement épineux en dessous, sa ponctuation, comme celle’ des articles suivants, très espacée; système porifère réticulé, son réticulum couvrant entièrement les deux derniers articles chez le mâle, les trois derniers chez la femelle ; tête éparsément poilue, couverte de gros points formant un réseau sur le vertex et faisant place à des oranulations sur l'occiput et derrière les yeux; ceux-ci écartés; une vallée profonde entre les tubercules antennifères ; prothorax presque identique dans les deux sexes, trapézoïdal avec les côtés presque droits et convergeant en avant, surtout chez la femelle ; épisternums prothoraciques non rétrécis, surtout en avant; rebord latéral épineux, l'angle postérieur offrant une épine triangulaire ne différant pas ou guère des autres; bord postérieur, près de l'angle latéral, également épineux, cintré en arrière au milieu et portant sur la ligne médiane, chez la femelle, un petit tubercule dressé ; pronotum fortement rugueux, surtout sur les côtés qui offrent quelques poils, les rugosités passant peu à peu sur le disque à d'énormes points serrés, un dessin plus lisse se distinguant plus ou moins nettement au milieu ; prosternum glabre, couvert de fortes rugosités plus ou moins oranuleuses, offrant une faible intumescence à la base de la saillie qui est un peu spatulée au bout ; élytres simplement anguleuses à l'angle sutural, les quatre côtes bien visibles, la sculpture rugueuse, avec une tendance à la transformation des vermiculations en granulations, la base offrant des granulations plus fortes ; épisternums métathoraciques très larges, pubescents et couverts d'une ponctuation serrée comme les côtés du métasternum, ceux-ci montrant une ponctuation plus forte ; abdomen de la femelle assez fortement et assez densément ponctué, celui du mâle offrant la même ponctuation, mais ayant en outre une longue pubescence rousse serrée qui est condensée en bande transversale au milieu des arceaux, les poils formant ainsi des brosses dirigées en arrière, sans que ces brosses cependant soient implantées dans des dépressions ; fémurs n'offrant que quelques points épars, épineux en dessous dans les deux sexes ; libias à ponctuation peu serrée; tibias postérieurs non épineux, montrant, tout le long du côté interne, une pubescence rousse serrée développée chez le mâle en une forte brosse à poils longs et courbés ; tibias intermédiaires épineux au côté interne, tibias antérieurs épineux en dessous et au côté interne, pattes antérieures du mâle un peu plus longues que celles de la femelle, et, comme les autres, bien plus robustes avec les fémurs r'ULUEUX : tarses à premier article un peu allongé, mais plus court que les deux suivants réunis, le dernier plus court que les autres pris ensemble.
Second rameau.
Pronotum plus ou moins dégarni de ponctuation sur le disque, la ponctuation sexuelle du mâle très effacée; épisternums métathoraciques larges ; tarses allongés ; pattes antérieures allongées chez le mâle.
Ces Macrotoma forment deux catégories.
PREMIÈRE CATÉGORIE. Dessus des fémurs inerme; saillie prosternale renflée en bosse en avant ; élytres bombées près de l'écusson, de manière à dépasser notablement le niveau de ce dernier ; prothorax rétréci en avant; troisième article des antennes renflé, et déprimé tant en dessus qu'en dessous, dans les deux sexes, mais bien davantage chez le mâle; tibias antérieurs du mâle médiocrement allongés et peu flexueux : tarses assez larges ; côtés du métasternum densément poilus et couverts de points serrés chez la femelle, presque glabres et couverts de points épars méêlés de points très fins, assez serrés, chez le mâle; ponctuation des arceaux ventraux de l'abdomen éparse chez la femelle, plus serrée et mêlée de points très fins lui donnant un aspect moins luisant chez le mâle.
Outre une espèce de l'Afrique australe et tropicale, cette catégorie renferme
une espèce inférieure de Madagascar et une autre espèce malgache, supérieure à l'espèce africaine.