OBSERVATION XIII
Blumenfeld (Thèse, 1905)
Orchite de la convalescence. — Deux orchites ‘: blennorragiques antérieures. — Résolution.
L... Claude, 32 ans, cocher, entre le 14 novembre 1904 à l'hôpital Tenon, dans le service du D: Florand, salle Barth.
N'a jamais fait de grandes maladies.
Depuis une dizaine de jours, il se plaint d'une courba- Lure générale, avec céphalée violente et inappétence. Il y a deux jours, il à saigné du nez à deux reprises et a pris le lit. Un médecin appelé a diagnostiqué une fièvre typhoïde, et l'envoie pour ce fait à Phôpital.
A l'entrée, la température atteint 39°2 ; le pouls est à Le facies dénote une grande stupeur ; le malade répond difficilement aux questions qu’on lui pose ; la céphalée est toujours aussi violente. |
La langue est sèche ; la bouche pâteuse ; le ventre est ‘ballonné ; la fosse iliaque droite est douloureuse à la pression, et la palpation permet de sentir du gargouillement ; la rate est grosse. Sur l'abdomen, on relève queiques taches rosées. .
Traitement. — Bains froids à 24°, toutes les trois heures, - quand la température dépasse 39°.
Le 16 novembre. — Température 38°8 ; le sérodiagnostic est positif à 1/70. À l’auscultation, quelques râles disséminés. :
Le 18 novembre, même état ; température 39°4 ; le ma-
EN
lade prend environ six bains en 24 heures ;.il à des se:les diarrhéiques, fétides.
Le 20 novembre, les taches rosées ont disparu ; la température se maintient entre 38°3 et 39°%6 ; le pouls est dicrote, les urines sont toujours rares et légèrement albumineuses.
La maladie suit son cours habituel, sans phénomènes particulièrement inquétants ; la température baisse en [ysis à partir du 1% décembre.
Le 6 décembre, le malade entre en convalescence. Les urines sont abondantes, atteignant 2 litres 200 dans les vingt-quatre heures ; la langue est humide, rosée, la tem-
pérature tombe à 36°8. ;
Le 11 décembre, le malade commence à manger un œuf, température 36°9.
Peu à peu, les jours suivants, au augmente la quantité de nourriture.
Le 19 décembre, trente-quatrième jour de la maladie et treizième de la convalescence, le malade qui semblait guéri est pris tout à coup de frissons et de fièvre : 38°5. En même temps, il accuse une violente douleur dans la partie gauche des bourses.
Interrogé, le malade nous apprend qu'à deux reprises, en 1892 et en 1896, il a eu la blennorragie, et que chaque fois
il a eu une orchite à gauche.
Depuis 1897, il n'a jamais eu le moindre écoulement, ni Ja moindre douleur testiculaire, et n'a jamais remarqué la moindre particularité à son testicule gauche,
La pression sur le méat ne permet pas de faire sourdre la plus légère goutte de pus ; répétée à maintes reprises pendant le cours de l'orchite, et quelques jours après sa guérison, elle n’a pu produire même un léger suintement.
Quoiqu'il en soit, en même temps que la douleur se produit, la partie gauche du scrotum est tuméfiée, rouge et luisante. L
A la palpation, le testicule est gros, dur et douloureux : l'épididyme est également tuméfié au niveau de sa tête ; la queue et le cordon sont à peu près indolores, et nulle-