‹ Lord BaconChapitre 2 sur 53 · VI A SIR RODERICK J. MURCHISON · texte numérisé non relu

VI A SIR RODERICK J. MURCHISON

ses propres enfants, et où je serais heureux de vivre et de mourir, — s'il avait un peu plus de soleil et un peu moins de brouillard, — nul ne possède autant que vous le privilège de représenter le sublime cosmopolitisme du talent et de la science. A Texemple de notre illustre ami Alexandre de Humboldt, de glorieuse mémoire, vous vous êtes acquis ce privilège, non -seulement en élargissant le cercle des connaissances humaines, mais aussi en vous faisant personnellement aimer et vénérer de tous les membres de la grande famille européenne; car, comme lui, vous êtes allé vous asseoir au foyer domestique des penseurs et des travailleurs de tous les pays, et, comme lui, vous êtes devenu le tribunal vivant vers lequel tournent leurs yeux tous ceux qui réclament défense, protection ou encouragement, sans distinction de nationalité, de culte, de langage et d'opinion. Voilà pourquoi j'ai cru pouvoir me dispenser de toute autorisation préalal)le de votre part pour vous dédier ma traduction du Bacon de M. de Liebig, tant j'ai la certitude de trouver en vous un juge impar-

A SIR RODERICK J. MURCfllSON. VU

tial et généreux. D'ailleurs, quand bien même ce juge me condamnerait, il n'en conservera pas moins un inébranlable ami et un sincère admirateur dans la personne de celui qui est votre dévoué

P. DE TCHilIATGïIEF.

Florence, le 15 mai 1866,

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