‹ Lord Russell de Killowen à Québec [microforme]Chapitre 12 sur 13 · A LORD RUSSELL DE KILLOWEN · texte numérisé non relu

A LORD RUSSELL DE KILLOWEN

Milord, Votre visite au Vieux Monastère remplit nos cœurs d’une grande joie. Depuis

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longtemps, nous vous vénérions. La renommée, traversant les mers, a redit au Canada les qualités distinguées du noble lord, à qui nous sommes heureuses d'offrir nos souhaits de bienvenue.

On dit que l’Europe et l’Amérique louent à l’envi votre mérite, La question diplomatique que la république voisine a soumise à votre sagesse a fait ressortir, une fois de plus, votre éminent talent de jurisconsulte, en même temps que cette loyauté qui garantissait aux Etats-Unis l'impartialité du jugement que vous deviez porter sur cette question délicate, où les destinées politiques de deux nations puissantes étaient si hautement inté-

ressées.

Enfants de cette église romaine, que Dieu a placée au-aessus de tous les royaumes de ce monde, nous nous réjouissons, Milord, de ce que vous avez reconquis, par votre mérite et vos talents, un de ces hauts postes de la magistrature

anglaise, illustrés par les grands légistes de la catholique Angleterre.

Milady voudra bien nous permettre d’unir son nom au vôtre dans nos souhaits de bienvenue et l'expression de nos hommages.

Milord, Milady, quel honneur pour nos Mères Ursulines d'inscrire aujourd’hri, au liv:e d’or des traditions et des souvenirs, les noms de la noble famille qui a donné à l'Eglise et à l'Etat des figures si remarquables.

Les élèves du monastère des Ursulines de Québec.

Québe?, le 10 sept. 1896.

Puis, Miles Clorinde et Berthe Lemieux, filles du Bâtonnier, présentèrent de jolis bouquets à Lord et Lady Russell.

Lord Russell, vivement touché de cette démonstration, répondit en termes bien délicats aux beaux sentiments exprimés dans cette adresse, Mais, sans contredit, le succes a été remporté par Lady Russell,

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qui remercia en excellent français les Dames Ursulines de la gracieuse allusion qu’elles avaient faites à sa présence parmi elles.

Avant de quitter cette salle, un chœur de jeunes filles entonna la cantate suivante, composée pour l’occasion:

Song of Welcome addressed to her Ladyship Lady Russell and her family, by the pupils of the Ursuline C'onvent :

My Lady! Weleome to our Halls!

Hereir, to-day, no shadow falls ; —

Greeting our noble guests from o’er the main, Festive and joyous is the train.

In eager haste, our youthful groups have come

To welcome thee, My Lady, to our Convent-Home! From Albion’s proud and happy Isle,

Through all the cloister’s calm retreat, ’Tis melody and song:

Of harp and lyre, the echoes sweet The dulcet notes prolong And still, acclaiming, in our festive lay, Is heard the peal: Thrice honored Guests ! be happy, oh, alway. .

May your sojourn ’neath Western skies, Be fraught with pleasant memories !— The glorious lakes, the mountains bold, Great rivers, and the forests old ;— Primeval beauty, everv where; —

Is there a land on earth more fair ?

And should this simple Convent scene, On memory’s tablets viewed, Please still, when oceans lie between,— How deep our gratitude!

Ilustrious Guests! Heaven grant you full success, | Long life! and lasting happiness. , /

‘“ Weleome our noble Guests !’-— ‘“ Long live the Queen ! ”

On visita ensuite le cloitre dans tous ses moindres détails. Que de souvenirs historiques sont renfermés dans ces vieux

murs !

Je n’ai pas besoin de dire que les dames | Ursulines ont fait les honneurs de leur j maison avec une grace et une cordialité vraiment remarquables.

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