MORT DE LADY TOWNSHEND
rut le 29 mars. La perte de cette femme, si distinguée par les agréments de son esprit et de ses manières, fut une douleur cruelle pour son mari et pour sa famille; elle avait su, par le charme de son caractère, alléger souvent le poids des affaires dont lord ToAvnshend était accablé. Élevée à la campagne et étrangère, jusqu’à son mariage, aux usages de cour^ elle en eut bientôt pris l’aisance et la conversation ; lorsqu’elle accompagna son mari à Hanovre, « elle y montra tant de grâce et de bonne humeur, écrivait lord Waldegrave à Walpole, et elle sut si bien se faire aux habitudes du pays, qu’en peu de temps elle y fut aimée et admirée de tout le monde L » Ce qui rendait sa mort encore plus regrettable , c’est que la mésintelligence qui régnait depuis longtemps déjà entre lord Townshend et sir Robert Walpole s’envenimait alors tous les jours davantage, et qu’elle seule, par son heureux ascendant
de lord Pelham; mais étant devenu veuf en 1713, il se remaria bientôt après avec Dorothée Walpole, dont la douce influence sut lontrtemps modérer la fougue de ce caractère violent et impétueux.